Amour Infini
(heavens what I feel - french version)
De me plonger au fond de tes yeux
En esperant my retrouver
Je prends le risque
Cetait dejeja grand temps
De maccepter
Et de tiaimer maintenant
Alors je me laisse emporter
Par tes ailes et par le vent
Je me laisse entrainer
Loin au-dessus des gens
Je penais teffleurer
Me contenter de voir
Cet reflet egare
De lautre cote du miroir
Je npenasais pas que les choses
Allaient tourner ainsi
Que ta presence mimpose
Cet amour infini
Infini
Aujourdhui je quitte la terre
Je me sens si legere
Je taime, cest tout
(vraiment fou, vraiment fou)
Cest vraiment fou (vraiment fou, vraiment fou)
Aujourdhui je quitte la terre (toujours de taime)
Je me sens si legere (mon coeur aujourdhui je quitte la terre)
(toujours de taime)
Je me sens si legere (mon coueur tappelle)
Je taime cest tout
Cest vraiment tou
Je reve
Je reve
Que je me donne a toi nimporte quoi
Je reve
Je reve
Viens lire mes yeux mon secret tu verras
Je pensais teffleurer
Me contenter de voir
Ce reflect egare
De lautre cote du miroir
Je npensais pas qules choses
Allaient tourner ainsi
Que ta presence mimpose
Cet amour infini
Infini
Je npensais pas qules choses
Allaient tourner ainsi
Que ta presence mimpose
Cet amour infini
Infini
song performed by by Gloria Estefan

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Amour Jamais
Amour
Jamais
Si cel nest pas pour de vrai
Toujour
Oui mais
Cest trop facile lheure quil est
Jte connais peine
Et dj tu me fais de la peine
Cest un peu trop tôt
Mieux revenir zro
Amour
Qui sait
Combien cet amour va durer
Un jour
Ou des
Eternits cest cque jvoudrais
Quand moi je taime
Peut tre un peu plus que moi-mme
Tu te crois le plus beau
Cest l o tu as tout faux
Amour amour amour jamais
Une seule condition que ce soit jamais
Amour amour amour toujours
Que ça dure jusquau dernier jour
Amour
O.k.
Sans le corps et sans âme cest
Lamour
One way
Ce ne sont que des sens insenss
Quand moi je taime
Peut tre un peu plus que moi-mme
Tu te crois le plus beau
Cest l o tu as tout faux
Amour amour amour jamais
Une seule condition que ce soit jamais
Amour amour amour toujours
Que ça dure jusquau dernier jour
song performed by by Vanessa Paradis

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Tandem
Dans le mot je taime
Trop de m
Et jamais un seul n
Dans amour toujours
Cest le pour
Ou le contre cest souvent la heine
On sdvisage
On menvisage
Comme une fille que je ne suis pas
Je mexile
Trop fragile
Mille et une nuit mloignent de moi
Dans le mot je taime
Tandem
Autant dm
Parfois a brille comme un diadme
Toujours le mme thme
Tandem
Cest idem
Bientt le crash
I dont know when
Tu es fort en thme
Math-elem
Mais en math-sup tu deviens blme
Dans amour toujours
Cest le pour
Ou le contre on rcolte ce que lon sme
On mdvisage
Comme une fille que je ne suis pas
Je mexile
Si fragile
Mille et une nuit mloignent de toi
Dans le mot je taime
Tandem
Autant dm
Parfois a brille comme un diadme
Toujours le mme thme
Tandem
Cest idem
Bientôt le crash I dont know when
song performed by by Vanessa Paradis

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Variations Sur Le Mme Taime
Variations sur le mme taime
Toujorus le mme thme
I love you oui je taime
Contre a dont know what to do
Of course I love you
Cest le mme problme
Qulon se pose soi-mme
O lon passe aux extrmes
Il y a de quoi devenir fou
But still I love you
On pourrait en faire des variations linfini
De jour de nuit
On sepose les mmes questions
De quoi en perdre la raison
Entre lamour et la haine
Je te hais je taime
Moi jarrive en ennime
Position cest cqui mgne
Qui sera la prochaine
Dont tu tombras amoureux fou
No I dont know who
On pourrait en faire des variations
De jour de nuit
On sepose les mmes questions
De quoi en perdre la raison
Entre lamour et la haine
Je te hais je taime
Variations linfini est-ce aujourdhui
Que tu mdiras oui ou non
De quoi en perdre la raison
Peut tre nest-ce pas la peine
De se fair toute une mise en scne
Variations linfini
Est-ce hier demainaujourdhui
De quoi perdre la raison
Sur le thme je taime variations
song performed by by Vanessa Paradis

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Flagrand Dlire
Prise en flagrant dlire
Que dire
Je ne sais
Ce que cest
Que soi mme se har
Mentir
Sans mot dire
Cest assez
Pour soi-mme se maudire
Flagrant dlire
Dans les yeux de lautre lon peut se lire
Et lon voit ainsi que tout vire
Au noir et que le radeau chavire
Alors on craint le pire
Mentir
Sans mot dire
Cest assez
Pour soi mme se maudire
Flagrant dlire
Dans les yeux de lautre lon peut se lire
Et lon voit ainsi que tout vire
Au noir et que le radeau chavire
Alors on craint le pire
song performed by by Vanessa Paradis

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Sonnet
Par les pays des soirs, au nord de ma tristesse,
Mous d'automne, le vent se pleure en de la pluie
Et m'angoisse soudain d'une nuée enfuie,
Avec un geste au loin d'âpre scélératesse.
Est-ce la mort qu'annoncerait la prophétesse,
Au fond de ce grand ciel d'octobre où je m'ennuie
- Depuis quel temps ? - à suivre un vol d'oiseaux de suie
Tourner dans l'infini leur si même vitesse ?
Attendre et craindre d'être ! Et voir, en attendant
Toujours le même rêve, en l'air moite et fondant,
Avec ces cormorans de deuil curver des lignes,
Le soir, quand le pêcheur lassé de la douleur,
Celui dont la nuée interprète les signes,
Pêche de la rancune en les bas-fonds du coeur.
poem by Emile Verhaeren

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A celle qui est voilée
Tu me parles du fond d'un rêve
Comme une âme parle aux vivants.
Comme l'écume de la grève,
Ta robe flotte dans les vents.
Je suis l'algue des flots sans nombre,
Le captif du destin vainqueur ;
Je suis celui que toute l'ombre
Couvre sans éteindre son coeur.
Mon esprit ressemble à cette île,
Et mon sort à cet océan ;
Et je suis l'habitant tranquille
De la foudre et de l'ouragan.
Je suis le proscrit qui se voile,
Qui songe, et chante, loin du bruit,
Avec la chouette et l'étoile,
La sombre chanson de la nuit.
Toi, n'es-tu pas, comme moi-même,
Flambeau dans ce monde âpre et vil,
Ame, c'est-à-dire problème,
Et femme, c'est-à-dire exil ?
Sors du nuage, ombre charmante.
O fantôme, laisse-toi voir !
Sois un phare dans ma tourmente,
Sois un regard dans mon ciel noir !
Cherche-moi parmi les mouettes !
Dresse un rayon sur mon récif,
Et, dans mes profondeurs muettes,
La blancheur de l'ange pensif !
Sois l'aile qui passe et se mêle
Aux grandes vagues en courroux.
Oh, viens ! tu dois être bien belle,
Car ton chant lointain est bien doux ;
Car la nuit engendre l'aurore ;
C'est peut-être une loi des cieux
Que mon noir destin fasse éclore
Ton sourire mystérieux !
Dans ce ténébreux monde où j'erre,
Nous devons nous apercevoir,
Toi, toute faite de lumière,
Moi, tout composé de devoir !
Tu me dis de loin que tu m'aimes,
Et que, la nuit, à l'horizon,
Tu viens voir sur les grèves blêmes
Le spectre blanc de ma maison.
Là, méditant sous le grand dôme,
Près du flot sans trêve agité,
Surprise de trouver l'atome
Ressemblant à l'immensité,
Tu compares, sans me connaître,
L'onde à l'homme, l'ombre au banni,
Ma lampe étoilant ma fenêtre
A l'astre étoilant l'infini !
Parfois, comme au fond d'une tombe,
Je te sens sur mon front fatal,
Bouche de l'Inconnu d'où tombe
Le pur baiser de l'Idéal.
A ton souffle, vers Dieu poussées,
Je sens en moi, douce frayeur,
Frissonner toutes mes pensées,
Feuilles de l'arbre intérieur.
Mais tu ne veux pas qu'on te voie ;
Tu viens et tu fuis tour à tour ;
Tu ne veux pas te nommer joie,
Ayant dit : Je m'appelle amour.
Oh ! fais un pas de plus ! Viens, entre,
Si nul devoir ne le défend ;
Viens voir mon âme dans son antre,
L'esprit lion, le coeur enfant ;
Viens voir le désert où j'habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l'ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant.
Change en perles dans mes décombres
Toutes mes gouttes de sueur !
Viens poser sur mes oeuvres sombres
Ton doigt d'où sort une lueur !
Du bord des sinistres ravines
Du rêve et de la vision,
J'entrevois les choses divines... -
Complète l'apparition !
Viens voir le songeur qui s'enflamme
A mesure qu'il se détruit,
Et, de jour en jour, dans son âme
A plus de mort et moins de nuit !
Viens ! viens dans ma brume hagarde,
Où naît la foi, d'où l'esprit sort,
Où confusément je regarde
Les formes obscures du sort.
Tout s'éclaire aux lueurs funèbres ;
Dieu, pour le penseur attristé,
Ouvre toujours dans les ténèbres
De brusques gouffres de clarté.
Avant d'être sur cette terre,
Je sens que jadis j'ai plané ;
J'étais l'archange solitaire,
Et mon malheur, c'est d'être né.
Sur mon âme, qui fut colombe,
Viens, toi qui des cieux as le sceau.
Quelquefois une plume tombe
Sur le cadavre d'un oiseau.
Oui, mon malheur irréparable,
C'est de pendre aux deux éléments,
C'est d'avoir en moi, misérable,
De la fange et des firmaments !
Hélas ! hélas ! c'est d'être un homme ;
C'est de songer que j'étais beau,
D'ignorer comment je me nomme,
D'être un ciel et d'être un tombeau !
C'est d'être un forçat qui promène
Son vil labeur sous le ciel bleu ;
C'est de porter la hotte humaine
Où j'avais vos ailes, mon Dieu !
C'est de traîner de la matière ;
C'est d'être plein, moi, fils du jour,
De la terre du cimetière,
Même quand je m'écrie : Amour !
poem by Victor Hugo

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Pieusement
La nuit d'hiver élève au ciel son pur calice.
Et je lève mon coeur aussi, mon coeur nocturne,
Seigneur, mon cœur ! vers ton pâle infini vide,
Et néanmoins je sais que tout est taciturne
Et qu'il n'existe rien dont ce coeur meurt, avide ;
Et je te sais mensonge et mes lèvres te prient
Et mes genoux ; je sais et tes grandes mains closes
Et tes grands yeux fermés aux désespoirs qui crient,
Et que c'est moi, qui seul, me rêve dans les choses ;
Sois de pitié, Seigneur, pour ma toute démence.
J'ai besoin de pleurer mon mal vers ton silence !...
La nuit d'hiver élève au ciel son pur calice !
poem by Emile Verhaeren

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Lt? Est Fini
(westlake / springfield / salver)
French version of summer is over
Le soir qui descend doucement
Les fleurs qui se fanent lentement
Et tous ces bateaux
Qui ne vont plus sur leau
Tout me dit que lt? est fini
The evening is gently falling
The flowers are slowly fading
The boats are all moored to shore
Everything tells me that summer is over
Le ciel qui soudain devient gris
L? bas, les nuages et la pluie
Les feuilles qui sont mortes
Et que le vent emporte
Tout me dit que lt? est fini
The sky is suddenly turning grey
Above, the clouds and the rain
The leaves are falling
And are carried away by the wind
Everything tells me that the summer is over
Oh, plus une toile au loin me scintille
La lune inutile et ple
Lespoir mabandonne
Il ny a plus personne
Puis, dj? cest lautomne
Oh, another star twinkles from afar
The moon is weak and pale
There is hope no more
Theres no one there
And then its already autumn
L? bas, les oiseaux sont partis
Lamour que javais sest enfuit
Les larmes dans les yeux
Je lui ai dit adieu
Cest ainsi que lt? a fini
Above, the birds have flown away
The love that I had has gone
With tears in my eyes
I said goodbye to him
Thats how summer ended
Oh, plus une toile au loin me scintille
La lune inutile et ple
Lespoir mabandonne
Il ny a plus personne
Puis, dj? cest lautomne
Oh, another star twinkles from afar
The moon is weak and pale
There is hope no more
Theres no one there
And then its already autumn
L? bas, les oiseaux sont partis
Lamour que javais sest enfuit
Les larmes dans les yeux
Je lui ai dit adieu
Cest ainsi que lt? a fini
Cest ainsi que lt? a fini
Above, the birds have flown away
The love that I had has gone
With tears in my eyes
I said goodbye to him
Thats how summer ended
Thats how summer ended
Cest ainsi que lt? a fini
Thats how summer ended
song performed by by Dusty Springfield

Submitted by Lucian Velea
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Embrasse-moi, mon coeur...
Embrasse-moi, mon coeur, baise-moi, je t'en prie,
Presse-moi, serre-moi ! À ce coup je me meurs !
Mais ne me laisse pas en ces douces chaleurs :
Car c'est à cette fois que je te perds, ma vie.
Mon ami, je me meurs et mon âme assouvie
D'amour, de passions, de plaisirs, de douceurs,
S'enfuit, se perd, s'écoule et va loger ailleurs,
Car ce baiser larron me l'a vraiment ravie.
Je pâme ! Mon ami ! mon ami, je suis morte !
Hé ! ne me baisez plus, au moins de cette sorte.
C'est ta bouche, mon coeur, qui m'avance la mort.
Ote-la donc, m'amour, ote-la, je me pâme !
Ote-la, mon ami, ote-la, ma chère âme,
Ou me laisse mourir en ce plaisant effort !
poem by Remy Belleau

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Le réveil
Si tu m'appartenais (faisons ce rêve étrange ! ),
Je voudrais avant toi m'éveiller le matin
Pour m'accouder longtemps près de ton sommeil d'ange,
Egal et murmurant comme un ruisseau lointain.
J'irais à pas discrets cueillir de l'églantine,
Et, patient, rempli d'un silence joyeux,
J'entr'ouvrirais tes mains, qui gardent ta poitrine,
Pour y glisser mes fleurs en te baisant les yeux.
Et tes yeux étonnés reconnaîtraient la terre
Dans les choses où Dieu mit le plus de douceur,
Puis tourneraient vers moi leur naissante lumière,
Tout pleins de mon offrande et tout pleins de ton coeur.
Oh ! Comprends ce qu'il souffre et sens bien comme il aime,
Celui qui poserait, au lever du soleil,
Un bouquet, invisible encor, sur ton sein même,
Pour placer ton bonheur plus près de ton réveil !
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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Je T'aime Plus Que Tout
I love it when we do when we do what we do
I love it when we do when we do what we do
Aahaaa...
Aahaaa...
Aahaaa...Yeah
When you're around
The sun is always shining
And since we met
I haven't once stopped smiling,yeah
The love I feel for you
Is almost blinding, yeah
Qui menvoie jour aprs jour
Vers le meilleur de lamour
Pour un aller sans retour
Je nesprais que tes bras
Je nattendais plus que toi, toi
CHORUS 1:
I love it when we do what we do
'cause we do what we do 'til it's done
I love the way we do what we do
'cause we do what we do and it's fun
You're the one
Tu es ma chance
Ma prfrence, la douceur
Un don du ciel
Que je retiens dans mon cur
Dis-moi que rien
Ne nous perdras
Dis le moi, ah
When I look into your eyes
I don't have to fantasize
You're a dream that's realised
I'm dancing on the moon inside
If life is cruel then someone lied, yeah
CHORUS 2
Je taime plus que tout
Je lavoue entre nous
Jattends tout, tout de nous
Je taime plus que tout
Je lavoue entre nous
Je veux tout, tout de nous
Et cest tout
CHORUS 3
Je taimerai encore
Bien plus fort
Et mme si le temps court
Je taimerai toujours
Aahaaa...
When you and me
turn into us
It makes me cry
It makes me trust
I love it when we do, I want do, I want,
do I want do, I want do,I want do, I want
CHORUS 2
You and me
Taste so sweet
It makes me cry
You're the one
You and me
Taste so sweet
It makes me cry
You're the one
song performed by by Ronan Keating

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L'amante
Mon rêve est embarqué sur une île flottante,
Les fils dorés des vents captent, en leurs réseaux,
Son aventure au loin sur la mer éclatante ;
Mon rêve est embarqué, sur une île flottante,
Avec de grandes fleurs et de chantants oiseaux.
Pistils dardés ! pollens féconds et fleurs trémières !
Un rut immense et lourd semble tanguer dans l'air ;
Les blancs magnolias sont des baisers faits chair
Et les senteurs des lys parfument la lumière.
Les pivoines, comme des coeurs
Rouges, brûlent dans la splendeur ;
L'air pantelle d'amour et ses souffles se nouent ;
L'ombre est chaude, comme un sein sous la joue ;
De larges gouttelettes
Choient des branches, infatigablement,
Et les roses et les iris vont se pâmant,
Sur des lits bleus de violettes.
Je me suis embarqué sur une île éclatante
De pampres verts et de raisins vermeils,
Les arbres en sont clairs et leurs branches flottantes
Semblent, de loin en loin, des drapeaux de soleil.
Le bonheur s'y respire, avec sa violence
De brusque embrasement et de torride ardeur.
Le soir, on croit y voir s'entremordre les fleurs
Et les torches des nuits enflammer le silence.
- Y viendras-tu jamais, toi, que mes voeux appellent
Du fond de l'horizon gris et pâle des mers,
Toi dont mon coeur a faim, depuis les jours amers
Et les saisons d'antan des enfances rebelles ?
Mon île est harmonique à ton efflorescence,
Où que tu sois accepte, ainsi que messagers
Partis vers ta beauté sans pair et ta puissance,
Les parfums voyageurs de ses clairs orangers.
Arrive - et nous serons les exaltés du monde,
De la terre, de la forêt et des cieux roux,
L'univers sera mien, quand j'aurai tes genoux
Et ton ventre et ton sein et ta bouche profonde,
A labourer sous mon amour fécond et fou.
Je me suis embarqué, sur une île gonflée
De grands désirs pareils à des souffles venus
D'un pays jeune et ingénu ;
Un fier destin les guide et les condense, ici,
Comme un faisceau de voix, d'appels, de cris,
Au coeur des batailles et des mêlées.
Les yeux des étangs bleus et l'extase des flores
Regarderont passer notre double beauté,
Et les oiseaux, par les midis diamantés,
Scintilleront, ainsi que des joyaux sonores.
Nous foulerons des chemins frais et flamboyants,
Qu'enlacera l'écharpe d'eau des sources pures,
Un air de baume et d'or que chaque aurore épure
Assouplira notre corps en les vivifiant.
Nos coeurs tendus et forts s'exalteront ensemble
Pour plus et mieux comprendre et pour comprendre encor
Sans avoir peur jamais d'un brutal désaccord
Sur la fierté du grand amour qui nous rassemble.
Nous serons doux et fraternels, étant unis.
Tout ce qui vit nous chauffera de son mystère ;
Nous aimerons autant que nous-mêmes la terre ;
Les champs et les forêts, la mer et l'infini.
Nous nous rechercherons, comme de larges proies,
Où tout espoir, où tout désir peut s'assouvir :
Prendre pour partager, et donner pour jouir !
Et confondre ce qui s'échange, avec la joie !
Oh ! vivre ainsi, fervents et éperdus,
Trempés de tout notre être, en les forces profondes
Afin qu'un jour nos deux esprits fondus
Sentent chanter en eux les grandes lois du monde.
poem by Emile Verhaeren

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Pensée perdue
Elle est si douce, la pensée,
Qu'il faut, pour en sentir l'attrait,
D'une vision commencée
S'éveiller tout à coup distrait.
Le coeur dépouillé la réclame ;
Il ne la fait point revenir,
Et cependant elle est dans l'âme,
Et l'on mourrait pour la finir.
A quoi pensais-je tout à l'heure ?
A quel beau songe évanoui
Dois-je les larmes que je pleure ?
Il m'a laissé tout ébloui.
Et ce bonheur d'une seconde,
Nul effort ne me l'a rendu ;
Je n'ai goûté de joie au monde
Qu'en rêve, et mon rêve est perdu.
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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Perdu
Tout mon être s’échappe,
Je deviens de plus en plus étranger en moi même,
Mon cœur ne m’appartient plus,
Je perds le contrôle de moi même,
Mais que suis-je à nouveau?
Je m’interroge tout au fond de moi même,
Je questionne mon intérieur,
Mais hélas, aucun signe,
J’ai l’impression d’être lâché par mon être,
Je me sens seul, vraiment très seul,
Je me cherche,
Et je ne trouve rien du tout,
La décision ainsi que la raison me quittent,
Je perds mon élan vital,
Mais pourtant, je suis encore là,
Et je me sens bien là,
Je m’interroge sans cesse,
J’ai besoin de savoir,
Mais que suis je devenu?
Tout simplement que je veux vivre,
La vie,
C’est avoir une carrière,
La vie,
C’est avoir un métier,
La vie,
C’est d’être écouté,
C’est d’être respecté,
C’est avoir la liberté,
C’est d’être considéré dans la société,
Pas de discrimination de race,
Pas d’esprit de racisme,
Pas des hommes des couleurs,
La vie, c’est donc de venter ma race,
C’est donc de venter ma peau,
La vie, c’est parlé de ma nature,
poem by Kafun Lady

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La clémence
C'était un doux pays illuminé de plaines
Où circulaient de longs troupeaux
Dont on voyait les laines
Blanchir les prés et se mirer dans l'eau ;
C'étaient des champs de fleurs à l'infini :
Un fleuve y sinuait de chaumière en chaumière ;
Son cours faisait, au loin, un geste de lumière ;
C'étaient des lacs, cernés de joncs ; tels de grands nids,
Où s'endormaient les oiseaux en silence,
Où seul, un vent très lent de paix et de clémence
Remuait l'air paisible autour d'un îlot d'or.
C'était l'heure du soir et des vagues étales
Quand l'écho lisse et pur double, de bord en bord,
La voix des passeurs d'eau sur les rives natales.
Les villages songeaient au fond des avenues.
Persuasives et bienvenues
Les bonnes volontés d'aimer et de bien vivre
Dilataient l'être - et l'esprit semblait ivre
Ou de joie attendrie ou de fière douleur.
Un peu de l'or des soirs pénétrait dans les fleurs
Qui se fermaient pour s'endormir ;
On regardait, au long des grands chemins, frémir
De haut en bas, les peupliers nocturnes ;
Le vol des angélus, sur les choses, planait ;
Un sens nouveau du monde, avec douceur, tombait
Des urnes
Que l'infini et le mystère
Penchent, depuis des milliers d'ans,
Vers les désirs tendus et haletants
Et les extases de la terre.
Pures, dans le cristal taillées,
Les premières étoiles réveillées
Apparaissaient, une à une, sur l'horizon.
La tranquille rosée argentait le gazon ;
Une bonté mélancolique et fraîche
Venait des choses vers le coeur ;
Toute clarté, comme des flèches,
Pointait sa force en profondeur ;
Aux lointains bleus de calme et de prière,
L'ombre penchante épousait la lumière ;
Des mains jointes semblaient de la terre monter
Et s'élever toujours et s'exalter,
Et telle était l'ardeur de bienveillance
Qui vous poignait, qu'elle éclatait en violence
Et s'en allait, plus haut que le pardon lui-même,
Darder, vers ce désir extrême
D'être soudain la dupe ou bien la proie
D'une injustice - et d'en pleurer de joie.
On souhaitait
Se dépouiller de tout orgueil ;
On souhaitait
Être celui qui fait accueil
Au sacrifice - et qui se tait ;
On souhaitait,
S'unir confusément à tout ce qui tremblait,
En ce soir pur et translucide
Comme des lueurs d'or dans un vitrail d'abside.
On souhaitait enfin
Se fondre et s'abîmer en ces épreuves claires
Bonheur qu'on quitte, affres qu'on veut, douleur qu'on vainc,
Et vivre, en leur tumulte intime et volontaire,
Comme un martyr ou comme un saint.
Les chaumières, là-bas, dormaient au long des routes ;
Les fleurs et les couleurs s'éteignaient toutes ;
Mais l'écho lisse et pur doublait toujours, doublait encor,
De bord en bord,
À cette heure de calme et de vagues étales
La voix des passeurs d'eau des rivières natales.
poem by Emile Verhaeren

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A la gloire des cieux
L'infini tout entier transparaît sous les voiles
Que lui tissent les doigts des hivers radieux
Et la forêt obscure et profonde des cieux
Laisse tomber vers nous son feuillage d'étoiles.
La mer ailée, avec ses flots d'ombre et de moire,
Parcourt, sous les feux d'or, sa pâle immensité ;
La lune est claire et ses rayons diamantés
Baignent tranquillement le front des promontoires.
S'en vont, là-bas, faisant et défaisant leurs noeuds,
Les grands fleuves d'argent, par la nuit translucide ;
Et l'on croit voir briller de merveilleux acides
Dans la coupe que tend le lac, vers les monts bleus.
La lumière, partout, éclate en floraisons
Que le rivage fixe ou que le flot balance ;
Les îles sont des nids où s'endort le silence,
Et des nimbes ardents flottent aux horizons.
Tout s'auréole et luit du zénith au nadir.
Jadis, ceux qu'exaltaient la foi et ses mystères
Apercevaient, dans la nuée autoritaire,
La main de Jéhovah passer et resplendir.
Mais aujourd'hui les yeux qui voient, scrutent là-haut,
Non plus quelque ancien dieu qui s'exile lui-même,
Mais l'embroussaillement des merveilleux problèmes
Qui nous voilent la force, en son rouge berceau.
Ô ces brassins de vie où bout en feux épars
A travers l'infini la matière féconde !
Ces flux et ces reflux de mondes vers des mondes,
Dans un balancement de toujours à jamais !
Ces tumultes brûlés de vitesse et de bruit
Dont nous n'entendons pas rugir la violence
Et d'où tombe pourtant ce colossal silence
Qui fait la paix, le calme et la beauté des nuits !
Et ces sphères de flamme et d'or, toujours plus loin,
Toujours plus haut, de gouffre en gouffre et
D'ombre en ombre,
Si haut, si loin, que tout calcul défaille et sombre
S'il veut saisir leurs nombres fous, entre ses poings !
L'infini tout entier transparaît sous les voiles
Que lui tissent les doigts des hivers radieux
Et la forêt obscure et profonde des cieux
Laisse tomber vers nous son feuillage d'étoiles.
poem by Emile Verhaeren

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Ananas
Notes:
Jt on sony.com: ananas is french for pineapple. the song translates itself as it goes along. dont play it for anyone who actually speaks french.
Pineapple est anglais pour ananas. la chanson se traduit en courant. ne jouez pas pour ceux qui parlent actuellment le francais.
Je taime encore
Means I love you still
Cest pour toujours
Means I always will
Tu me manquais trop
Means I missed you too much
Je fait ce quil faut
Means Ill do what I must
Me voici ? ta fentre
Tous tes gens me voient ici
Here I am at your window darling
For all your people to see me
Chorus:
Ananas laisse moi une fois
Laisse moi te voir
Let me one more time, ananas
Ananas, Im lopin along hopin youre home
Open up and let me on in
Maybe I rise and maybe I fall
Maybe you lie underneath it all
I aint got nothin but for what you see
Even my own heart dont belong to me
Got your river running in my blood
Got your fire burning in my heart
You got me falling like a shooting star
Just like some tragic work of art
Repeat chorus
Here I am at your window baby
For all your people to see
Howling like a dog on the moonlight
Wont you have pity on me
Repeat chorus
song performed by by James Taylor

Submitted by Lucian Velea
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Cest What
Yes Ive been waiting
Waiting patiently and waiting
Well if you ever feeling sorry
So sorry for yourself
And they tell you not to worry
Just leave your problems on the shelf
Cest what? cest what, oh well cest what?
Thats what they tell you
Cest what? cest what, oh well cest what?
Day and night
Youre on the inside looking outside
Wishing you were somewhere else
But you sit back with reservations
As you count up all your unearned wealth
Cest what? cest what, oh well cest what?
Ah theyre sayin it again
Cest what? cest what, oh well cest what?
You know it and I know it too
Well let me tell you a story
Like the ones I used to know
bout love and all its glory
Well Im sorry but it just aint so
It took a long time just to get even
If you know just what I mean
So lets call it even steven
In the land of broken dreams
Cest what? cest what, oh well cest what?
Ah theyre at it again
Cest what? cest what, oh well cest what?
Every day and every night
I cant take it anymore
Gonna get it, dont sweat it
Dont apologize, its all around you
Gonna get it, dont sweat it
Dont apologize, its all around you
You may never be all that you wanna be
Deep down inside you, you know it will never be
No bed of roses or walk down the avenue
Culturally, socially, people walk over you
Get with the program and make with the attitude
Life is a dream if you face it my friend
Hey hey
song performed by by Supertramp

Submitted by Lucian Velea
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Intérieur
Le Temps sentencieux et le muet Amour
Se tiennent côte à côte et debout devant l’âtre,
Et l’on voit se croiser dans le miroir verdâtre
La faulx vaine du Temps et l’aile de l’Amour.
L’aile est lasse. Le Temps parfois parle à l’Amour ;
La voix douce reprend la voix acariâtre ;
L’enfant résiste et le vieillard s’opiniâtre,
Et l’enfant ne veut pas comprendre, étant l’Amour.
Rosaces au parquet et lustres au plafond,
Éclair qui va tonner, roses qui fleuriront !
Le miroir s’interroge et scrute le miroir.
Le meuble se contracte et crispe ses pieds tors ;
La porte s’entrebâille et l’on attend l’Espoir
Qui de l’aile de cendre eût fait une aile d’or.
poem by Henri de Regnier

Submitted by Poetry Lover
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L'orgueil
Non plus parce qu'il vit d'angoisse et de souffrance,
Mais parce qu'à chaque heure il crée une espérance,
L'âpre univers est plein de foi.
Il n'importe que sous les toits,
Dans les demeures,
Quand le jour naît ou qu'il décroît,
Les prières au Christ en croix
Se meurent.
Efforts multipliés en tous les lieux du monde,
C'est vous qui recélez les croyances profondes :
Qui risque et qui travaille, croit ;
Qui cherche et qui invente, croit encore ;
Les lumières de chaque aurore
Ressuscitent, fatalement, au fond des coeurs
La confiance en leur ardeur.
Désormais c'est l'orgueil qui s'attaque au mystère
Que toujours nous propose et nous cause la terre,
Orgueil jeune et joyeux qui se mue en ferveur
Pour ne jamais se rebuter devant l'obstacle
Et soi-même créer le quotidien miracle
Dont a besoin l'esprit humain.
Ô croyance en mon front, en mes yeux, en mes mains,
Croyance en mon cerveau que la recherche enivre,
Croyance en tout mon être ardent, vibrant, dardé,
Comme vous me faites plus sûr et décidé
Dans le danger et la gloire que j'ai
De vivre !
Depuis que je me sens
N'être qu'un merveilleux fragment
Du monde en proie aux géantes métamorphoses,
Le bois, le mont, le sol, le vent, l'air et le ciel
Me deviennent plus fraternels
Et je m'aime moi-même en la splendeur des choses.
Je m'aime et je m'admire en tel geste vermeil
Que fait un homme à moi pareil
En son passage sur la terre.
Tout comme lui je suis doté
De génie et de volonté
Et ce qu'il fait, je le puis faire.
Avec mes deux poumons, je respire l'exploit
Que m'apporte le vent de tous les points du monde.
Est mien, tout penser clair, utile, allègre et droit
Dont j'ai senti l'audace en mon âme profonde.
Ainsi
Je communie
Avec toute la vie
Et des choses et des êtres.
Je me prodigue en tout, comme tout me pénètre,
Vice, vertu, mérite ou faute.
Tout mon orgueil s'exerce à bellement souffrir
Et quand il le faudra à fièrement mourir,
Pour n'abaisser jamais ma force intense et haute.
poem by Emile Verhaeren

Submitted by Poetry Lover
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