Ne M’embrasse Pas
Laisse-moi t’embrasser, Mignonne
Les colibris chantent, les cloches carillonnent
Mignonne, laisse-moi te maquiller
Ce soir de tendres et doux baisers.
Laisse-moi plonger dans le bleu de ton ciel
Laisse-moi déposer la couronne d’arc-en ciel
Sur ta chevelure légèrement parfumée.
Mignonne, je veux t’admirer
Te charmer et t’asperger
Jusqu'à la première lueur du soleil.
Ne m’embrasse pas, laisse-moi t’embrasser
Les coqs chantonnent, le matin est déjà présent
L’hiver est parti, on est au printemps
Laisse-moi t’embrasser, laisse-moi t’aimer.
poem by Hebert Logerie

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Oh! laisse frapper à la porte
Oh ! laisse frapper à la porte
La main qui passe avec ses doigts futiles ;
Notre heure est si unique, et le reste qu'importe ;
Le reste avec ses doigt futiles.
Laisse passer, par le chemin,
La triste et fatigante joie,
Avec ses crécelles en main.
Laisse monter, laisse bruire
Et s'en aller le rire ;
Laisse passer la foule et ses milliers de voix.
L'instant est si beau de lumière,
Dans le jardin, autour de nous ;
L'instant est si rare de lumière première,
Dans notre coeur, au fond de nous ;
Tout nous prêche de n'attendre plus rien
De ce qui vient ou passe,
Avec des chansons lasses
Et des bras las par les chemins,
Et de rester les doux qui bénissons le jour,
Même devant la nuit d'ombre barricadée,
Aimant en nous, par-dessus tout, l'idée
Que, bellement, nous nous faisons de notre amour.
poem by Emile Verhaeren

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Que Ca Ne Finisse Jamais
Jamais, jamais, j'voulais que ca n'finisse jamais
Je laisse passer un peu de temps
J'oublie mes sentiments
Mais je sais que je t'attends
Je laisse glisser tout doucement
L'amour, mais je me mens
Je crois que je fais semblant
Oh, je laisse coler tant de rivieres
De tames ou je mes perds
Des mots ou je t'espere
Oh, ou oh, je lasse s'evnoler mes regrets
Je crois que je voulais
Que ca n'finisse jamais
Jamais, c'est vrai
J'voulais que ca n'finisse jamais je laisse se poser sur mes peines
Les mots d'amour qui trainet
Avant que tu ne tes reprennes
Je me laisse meme un peu de repit
Pour vivre d'autres vies
Ca n'est pas sur que j'oublie
Oh. je laisse couler tant de rivieres
De larmes ou je me perds
De mots ou je t'espere
Oh, ou oh, je laisse s'envoler mes regrets
Je crois que tu voulais
Que ca n'finisse jamais
Jamais, c'est vrai
J'voulais que ca n'finisse jamais
Je veux garder, regarder encore un peu
J'laisee couler tant de rivieres
De larmes ou je me perds
De mots ou je t'espere
Oh, ou, oh je laisse s'envoler mes regrets
Je crois que tu voulais
Que ca n'finisse jamais
Jamais, jamais, j'voulais
Que ca n'finisse jamais
Oh, ou oh, je laisse s'envoler mes regrets
Je crois je voulais
Que ca n'finisse jamais
Jamais
song performed by by Gloria Estefan

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Le Bassin noir
Laisse le Printemps rire en sa gaine de pierre
Et l’Hiver qui sanglote au socle où il est pris
Jusqu’au torse, et l’Été, grave en ses nœuds fleuris,
Près de l’Automne nu qui s’empampre et s’enlierre ;
Laisse la rose double et la rose trémière
Et l’allée à dessins de sable jaune et gris
Et l’écho qui répond au rire que tu ris,
Et viens te regarder dans une eau singulière.
Elle occupe un bassin ovale et circonspecte ;
Nulle plume d’oiseau et nulle aile d’insecte
Ne raie en le frôlant l’ébène du miroir,
Et, de sa transparence où sommeillent des ors,
Tu verrais émerger d’entre son cristal noir
Le Silence à mi-voix et l’Amour à mi-corps !
poem by Henri de Regnier

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Embrasse-moi, mon coeur...
Embrasse-moi, mon coeur, baise-moi, je t'en prie,
Presse-moi, serre-moi ! À ce coup je me meurs !
Mais ne me laisse pas en ces douces chaleurs :
Car c'est à cette fois que je te perds, ma vie.
Mon ami, je me meurs et mon âme assouvie
D'amour, de passions, de plaisirs, de douceurs,
S'enfuit, se perd, s'écoule et va loger ailleurs,
Car ce baiser larron me l'a vraiment ravie.
Je pâme ! Mon ami ! mon ami, je suis morte !
Hé ! ne me baisez plus, au moins de cette sorte.
C'est ta bouche, mon coeur, qui m'avance la mort.
Ote-la donc, m'amour, ote-la, je me pâme !
Ote-la, mon ami, ote-la, ma chère âme,
Ou me laisse mourir en ce plaisant effort !
poem by Remy Belleau

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L'eau La Bouche
coute ma voix coute ma prire
coute mon coeur qui bat, laisse-toi faire
Je t'en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau la bouche
Je te veux confiante, je te sens captive
Je te veux docile, je te sens craintive
Je t'en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau la bouche
Laisse-toi au gr du courant
Porter dans le lit du torrent
Et dans le mien
Si tu veux bien
Quittons la rive
Partons la drive
Je te prendrai doucement et sans contrainte
De quoi as-tu peur allons n'aie nulle crainte
Je t'en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau la bouche
Cette nuit prs de moi tu viendras t'tendre
Oui je serai calme, je saurai t'attendre
Et pour que tu ne t'effarouches
Vois, je ne prends que ta bouche
song performed by by Vanessa Paradis

Submitted by Lucian Velea
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Des Baisers Spontanés
Des Baisers Spontanés
Donne-moi des baisers spontanés
Pour célébrer nos meilleures années
Et pour oublier les obstacles et les chimères.
Embrasse-moi encore sur mes lèvres
Pour calmer l'ntensité de ma fièvre
Aime-moi comme ma mère.
Femme, fais-moi voir les étincelles de l'amour
Viens vivre avec moi pour l'éternité
Viens, viens ce soir à mon secours.
Je veux vivre, montre-moi ta beauté
Dis-moi que tu m'aimeras jusqu'à la mort
Réchauffe-moi pour devenir plus fort.
Donne-moi des longs baisers
Aime-moi pour la vie et pour toujours
Laisse-moi vivre la chaleur de ton amour.
poem by Hebert Logerie

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L Pour a
Pense moi la prochaine fois que
tu entendras la rumeur des vagues
et si elles te disent que tu m'as fait
que du mal, t'en fait pas
j'suis l pour a
la mer connait pas le fil du temps
qui nous rapproche et nous spare
vive la mare haute et vive la basse
mais surtout vive la difference
j'suis l pour a
laisse couler le bateau
oublie tes moeurs
laisse toi aller et n'ai pas peur
les mecs c'est des salauds mais peut-tre pas tous
remplis ton verre et a nos amours
j'suis l pour a
song performed by by Nada Surf

Submitted by Lucian Velea
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Il Fait Froid
L'hiver blanchit le dur chemin
Tes jours aux méchants sont en proie.
La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.
La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée...
Ferme ta porte à l'aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !
Et puis laisse ton coeur ouvert !
Le coeur, c'est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être !
Doute du bonheur, fruit mortel ;
Doute de l'homme plein d'envie ;
Doute du prêtre et de l'autel ;
Mais crois à l'amour, ô ma vie !
Crois à l'amour, toujours entier,
Toujours brillant sous tous les voiles !
A l'amour, tison du foyer !
A l'amour, rayon des étoiles !
Aime, et ne désespère pas.
Dans ton âme, où parfois je passe,
Où mes vers chuchotent tout bas,
Laisse chaque chose à sa place.
La fidélité sans ennui,
La paix des vertus élevées,
Et l'indulgence pour autrui,
Eponge des fautes lavées.
Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s'éclaire de ce qui brûle.
A ces démons d'inimitié
Oppose ta douceur sereine,
Et reverse leur en pitié
Tout ce qu'ils t'ont vomi de haine.
La haine, c'est l'hiver du coeur.
Plains-les ! mais garde ton courage.
Garde ton sourire vainqueur ;
Bel arc-en-ciel, sors de l'orage !
Garde ton amour éternel.
L'hiver, l'astre éteint-il sa flamme ?
Dieu ne retire rien du ciel ;
Ne retire rien de ton âme !
poem by Victor Hugo

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Épilogue
Une dernière fois reviens en mes pensées,
O jeunesse aux yeux clairs,
Et, dans mes mains encor, pose tes mains glacées.
Le soir parfume l’air.
Souviens-toi des matins où tous deux, côte à côte,
Notre ombre nous suivant,
Sur le sable fragile et parmi l’herbe haute
Nous allions dans le vent.
Ce que je veux de toi,
ce n’est pas, ô jeunesse,
De me rendre les lieux
Où nous avons erré ensemble. Je te laisse
Tes courses et tes jeux.
Je ne veux point de toi ces rires dont tu charmes
Mon souvenir encor :
Je te laisse tes pas, tes détours et tes larmes,
Ton âge d’aube et d’or,
Ton âme tour à tour voluptueuse ou sombre
Et ton cœur incertain,
Et ce geste charmant dont tu joignais dans l’ombre
La couple de tes mains.
Ce que je veux de toi, c’est ta jeune colère
Qui te montait au front,
C’est le sang qui roulait en toi sa pourpre claire,
Lorsque d’un vain talon,
Tu frappais à durs coups, frénétique et penchée,
Le sol sec et ardent,
Comme pour qu’en jaillît quelque source cachée
Que tu savais dedans ;
C’est cela que je veux de toi, car je veux boire
A pleine bouche, un jour,
L’eau souterraine encore à ta fontaine, ô gloire,
Quand ce sera mon tour !
Et, si le temps ingrat m’accorde pour salaire
L’opprobre meurtrier,
Je veux m’asseoir du moins à l’ombre que peut faire
La branche du laurier.
poem by Henri de Regnier

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La Por Ca
Pense a moi la prochaine fois que
Tu entendra la rumeur des vagues
Et si elles te disent que tu mas fait
Que du mal, ten fais pas
Jsuis la pour ca
La mer connait pas le fil du temps
Qui nous rapproche et nous separe
Vive la maree haute et vive la basse
Mais surtout vive la difference
Jsuis la pour ca
Jsuis la pour ca
Jsuis la pour ca
Laisse couler le bateau
Oublie tes moeurs
Laisse-toi aller et nai pas peur
Les mecs cest des salauds
mais peut-etre pas tous
remplis ton verre et a nos amours
[repeat 1 ]
jsuis la pour ca
[repeat]
song performed by by Nada Surf

Submitted by Lucian Velea
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La glycine est fanée et morte est l'aubépine
La glycine est fanée et morte est l'aubépine ;
Mais voici la saison de la bruyère en fleur
Et par ce soir si calme et doux, le vent frôleur
T'apporte les parfums de la pauvre Campine.
Aime et respire-les, en songeant à son sort
Sa terre est nue et rêche et le vent y guerroie ;
La mare y fait ses trous, le sable en fait sa proie
Et le peu qu'on lui laisse, elle le donne encor.
En automne, jadis, nous avons vécu d'elle,
De sa plaine et ses bois, de sa pluie et son ciel,
Jusqu'en décembre où les anges de la Noël
Traversaient sa légende avec leurs grands coups d'aile.
Ton coeur s'y fit plus sûr, plus simple et plus humain ;
Nous y avons aimé les gens des vieux villages,
Et les femmes qui nous parlaient de leur grand âge
Et de rouets déchus qu'avaient usés leurs mains.
Notre calme maison dans la lande brumeuse
Etait claire aux regards et facile à l'accueil,
Son toit nous était cher et sa porte et son seuil
Et son âtre noirci par la tourbe fumeuse.
Quand la nuit étalait sa totale splendeur
Sur l'innombrable et pâle et vaste somnolence,
Nous y avons reçu des leçons du silence
Dont notre âme jamais n'a oublié l'ardeur.
A nous sentir plus seuls dans la plaine profonde
Les aubes et les soirs pénétraient plus en nous ;
Nos yeux étaient plus francs, nos coeurs étaient plus doux
Et remplis jusqu'aux bords de la ferveur du monde.
Nous trouvions le bonheur en ne l'exigeant pas,
La tristesse des jours même nous était bonne
Et le peu de soleil de cette fin d'automne
Nous charmait d'autant plus qu'il semblait faible et las.
La glycine est fanée, et morte est l'aubépine ;
Mais voici la saison de la bruyère en fleur.
Ressouviens-toi, ce soir, et laisse au vent frôleur
T'apporter les parfums de la pauvre Campine.
poem by Emile Verhaeren

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La Jeune Captive
'L'épi naissant mûrit de la faux respecté;
Sans crainte du pressoir, le pampre tout l'été
Boit les doux présents de l'aurore;
Et moi, comme lui belle, et jeune comme lui,
Quoi que l'heure présente ait de trouble et d'ennui,
Je ne veux point mourir encore.
'Qu'un stoïque aux yeux secs vole embrasser la mort,
Moi je pleure et j'espère; au noir souffle du nord
Je plie et relève ma tête.
S'il est des jours amers, il en est de si doux!
Hélas! quel miel jamais n'a laissé de dégoûts?
Quelle mer n'a point de tempête?
'L'illusion féconde habite dans mon sein.
D'une prison sur moi les murs pèsent en vain,
J'ai les ailes de l'espérance;
Échappée aux réseaux de l'oiseleur cruel,
Plus vive, plus heureuse, aux campagnes du ciel
Philomèle chante et s'élance.
'Est-ce à moi de mourir? Tranquille je m'endors,
Et tranquille je veille, et ma veille aux remords
Ni mon sommeil ne sont en proie.
Ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux;
Sur des fronts abattus mon aspect dans ces lieux
Ranime presque de la joie.
'Mon beau voyage encore est si loin de sa fin!
Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin
J'ai passé les premiers à peine.
Au banquet de la vie à peine commencé,
Un instant seulement mes lèvres ont pressé
La coupe en mes mains encor pleine.
'Je ne suis qu'au printemps, je veux voir la moisson;
Et comme le soleil, de saison en saison,
Je veux achever mon année.
Brillante sur ma tige et l'honneur du jardin,
Je n'ai vu luire encor que les feux du matin:
Je veux achever ma journée.
'O mort! tu peux attendre; éloigne, éloigne-toi;
Va consoler les coeurs que la honte, l'effroi,
Le pâle désespoir dévore.
Pour moi Palès encore a des asiles verts,
Les Amours des baisers, les Muses des concerts;
Je ne veux point mourir encore!'
Ainsi, triste et captif, ma lyre toutefois
S'éveillait, écoutant ces plaintes, cette voix,
Ces voeux d'une jeune captive;
Et secouant le faix de mes jours languissants,
Aux douces lois des vers je pliai les accents
De sa bouche aimable et naïve.
Ces chants, de ma prison témoins harmonieux,
Feront à quelque amant des loisirs studieux
Chercher quelle fut cette belle:
La grâce décorait son front et ses discours,
Et, comme elle, craindront de voir finir leurs jours
Ceux qui les passeront près d'elle.
poem by Andre Marie de Chenier

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Fleur D'automne
Fleur jaune, fleur triste, fleur pâle;
Le soleil t'a brûlée et la pluie t'a échaudée;
Fleur mûre, fleur maturée, fleur immaculée;
Malgré tout, tu as gardé ta beauté phénoménale.
Les feuilles à moitié jaunes et à moitié vertes
Essaient de porter tes belles couleurs.
La nature et la faune sont inconsolables et en pleurs,
Les écureuils et les rossignols sont en état d'alerte.
Fleur d'une de la plus sombre et romantique saison,
Laisse-moi admirer ta beauté exceptionnelle
Et savourer encore ta douce et délicieuse salive.
Fleur, je viendrai, ce soir, m'étendre sur ton gazon.
Viens admirer les étoiles, les étincelles,
Les branches et les tiges abandonnées dans la rive.
poem by Hebert Logerie

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A la mère de l'enfant mort
Oh! vous aurez trop dit au pauvre petit ange
Qu'il est d'autres anges là-haut,
Que rien ne souffre au ciel, que jamais rien n'y change,
Qu'il est doux d'y rentrer bientôt;
Que le ciel est un dôme aux merveilleux pilastres,
Une tente aux riches couleurs,
Un jardin bleu rempli de lis qui sont des astres,
Et d'étoiles qui sont des fleurs;
Que c'est un lieu joyeux plus qu'on ne saurait dire,
Où toujours, se laissant charmer,
On a les chérubins pour jouer et pour rire,
Et le bon Dieu pour nous aimer;
Qu'il est doux d'être un coeur qui brûle comme un cierge,
Et de vivre, en toute saison,
Près de l'enfant Jésus et de la sainte Vierge
Dans une si belle maison!
Et puis vous n'aurez pas assez dit, pauvre mère,
A ce fils si frêle et si doux,
Que vous étiez à lui dans cette vie amère,
Mais aussi qu'il était à vous;
Que, tant qu'on est petit, la mère sur nous veille,
Mais que plus tard on la défend;
Et qu'elle aura besoin, quand elle sera vieille,
D'un homme qui soit son enfant;
Vous n'aurez point assez dit à cette jeune âme
Que Dieu veut qu'on reste ici-bas,
La femme guidant l'homme et l'homme aidant la femme,
Pour les douleurs et les combats ;
Si bien qu'un jour, ô deuil ! irréparable perte !
Le doux être s'en est allé !... -
Hélas ! vous avez donc laissé la cage ouverte,
Que votre oiseau s'est envolé !
poem by Victor Hugo

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Ah! Prends Un Coers Humain
Ah! prends un coeur humain, laboureur trop avide,
Lorsque d'un pas tremblant l'indigence timide
De tes larges moissons vient, le regard confus,
Recueillir après toi les restes superflus.
Souviens-toi que Cybèle est la mère commune.
Laisse la probité que trahit la fortune.
Comme l'oiseau du ciel, se nourrir à tes pieds
De quelques grains épars sur la terre oubliés.
poem by Andre Marie de Chenier

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Le Cyprès
Ce haut cyprès ! c’est là qu’un soir est mort l’Amour,
Dans l’ombre chaude encor de sa rouge journée,
C’est là que, contre lui sa pointe retournée,
Il est tombé, percé de sa flèche à son tour.
O lieu cher et cruel et triste, où, de ce jour,
Mystérieuse et qui ne s’est jamais fanée,
De son sang a fleuri une rose obstinée
Dont semble encor la pourpre attendre son retour.
Et quelquefois, la main dans la main, ma Tristesse
Et moi, qui ne veux plus, hélas ! qu’elle me laisse,
Nous montons jusqu’ici, son pas auprès du mien.
Elle aime cette rose et moi le cyprès sombre :
Elle espère peut-être encor, mais je sais bien
Qu’où l’Amour est tombé ne revient pas son Ombre !
poem by Henri de Regnier

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La Première Lueur Du Printemps
Ce matin, j'ai vu la première lueur du printemps.
Cet événement a ouvert une porte d'espoir,
Pour l'humanité, pour nos semblables au Moyen Orient
Et pour tous les coins, où il faisait toujours soir.
J'ai vu ton immense sourire de soleil,
Qui finalement va sécher les pleurs.
Déjà, il fait très beau. Le réveil
A été superbe. Demain, nous aurons des fleurs.
Les belles chansons des oiseaux sont de retour,
Et les troubadours cantonnent des jolis refrains de l'amour.
Ce matin, ton frais sourire est venu avec le parfum d'un temps,
Voilé de doux souvenirs d'un printemps d'antan.
Tout est merveilleux, les fruits sont frais.
Essayons d'éterniser ce temps qui est parfait.
Ce matin, j'ai vu la première lueur du printemps.
J'en suis ravi de joie; mon cœur est très content!
poem by Hebert Logerie

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Janvier est revenu. Ne crains rien, noble femme!
Janvier est revenu. Ne crains rien, noble femme !
Qu'importe l'an qui passe et ceux qui passeront !
Mon amour toujours jeune est en fleur dans mon âme ;
Ta beauté toujours jeune est en fleur sur ton front.
Sois toujours grave et douce, ô toi que j'idolâtre ;
Que ton humble auréole éblouisse les yeux !
Comme on verse un lait pur dans un vase d'albâtre,
Emplis de dignité ton coeur religieux.
Brave le temps qui fuit. Ta beauté te protège.
Brave l'hiver. Bientôt mai sera de retour.
Dieu, pour effacer l'âge et pour fondre la neige,
Nous rendra le printemps et nous laisse l'amour.
poem by Victor Hugo

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Ananas
Notes:
Jt on sony.com: ananas is french for pineapple. the song translates itself as it goes along. dont play it for anyone who actually speaks french.
Pineapple est anglais pour ananas. la chanson se traduit en courant. ne jouez pas pour ceux qui parlent actuellment le francais.
Je taime encore
Means I love you still
Cest pour toujours
Means I always will
Tu me manquais trop
Means I missed you too much
Je fait ce quil faut
Means Ill do what I must
Me voici ? ta fentre
Tous tes gens me voient ici
Here I am at your window darling
For all your people to see me
Chorus:
Ananas laisse moi une fois
Laisse moi te voir
Let me one more time, ananas
Ananas, Im lopin along hopin youre home
Open up and let me on in
Maybe I rise and maybe I fall
Maybe you lie underneath it all
I aint got nothin but for what you see
Even my own heart dont belong to me
Got your river running in my blood
Got your fire burning in my heart
You got me falling like a shooting star
Just like some tragic work of art
Repeat chorus
Here I am at your window baby
For all your people to see
Howling like a dog on the moonlight
Wont you have pity on me
Repeat chorus
song performed by by James Taylor

Submitted by Lucian Velea
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L'Image
Que pour d’autres l’amour rende triste l’aurore
Du regret frissonnant d’avoir hier aimé !
Pour nous, dans l’air palpite et se répand encore
La ténébreuse odeur dont tu l’as parfumé.
N’as-tu pas vu, en nous, se lever de l’étreinte
Un dieu né de notre âme et fait de notre chair,
Et qui, debout au seuil de la maison éteinte,
En la jeune clarté sourit au matin clair ?
Amour, prends aujourd’hui nos formes dans la tienne,
Prête-nous pour marcher dans l’herbe tes pieds nus
Et que, ce soir, tes pas par les nôtres reviennent
Au seuil mystérieux où nous t’aurons connu ;
Et laisse-nous, durant ce jour que tu nous donnes,
Sentir en lui ton feu, ta force et ta beauté
Et mirer dans les eaux qui reflètent l’automne
L’image en un seul corps de notre doubleété.
poem by Henri de Regnier

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