Un Baiser Sans Rien à Dire
son amour
est
discret......
elle veux tous en un
seul mot....ou
un baiser
qui finira par
rincer
son amour,
ces soucis
et ses questions, , , , ,
elle veut
son veux disparai...etre
du fond de son coeur
et
de sa peau
avec un seul
et seulement un
baisez
eeee aaaa ZEHHHH
FROM HER
HER TOES
ONE BY ONE
TO HER HAIR
AND MAKE SURE
SHE IS WELL COOKED
BOTH SIDES
MISS Y EUU
LE CHEF....
le donneur
des baisers
qui manquent
autant de
song et force de baiser...
poem by Atef Ayadi

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Certe, elle n'était pas femme et charmante en vain
Certe, elle n'était pas femme et charmante en vain,
Mais le terrestre en elle avait un air divin.
Des flammes frissonnaient sur mes lèvres hardies ;
Elle acceptait l'amour et tous ses incendies,
Rêvait au tutoiement, se risquait pas à pas,
Ne se refusait point et ne se livrait pas ;
Sa tendre obéissance était haute et sereine ;
Elle savait se faire esclave et rester reine,
Suprême grâce ! et quoi de plus inattendu
Que d'avoir tout donné sans avoir rien perdu !
Elle était nue avec un abandon sublime
Et, couchée en un lit, semblait sur une cime.
A mesure qu'en elle entrait l'amour vainqueur,
On eût dit que le ciel lui jaillissait du coeur ;
Elle vous caressait avec de la lumière ;
La nudité des pieds fait la marche plus fière
Chez ces êtres pétris d'idéale beauté ;
Il lui venait dans l'ombre au front une clarté
Pareille à la nocturne auréole des pôles ;
A travers les baisers, de ses blanches épaules
On croyait voir sortir deux ailes lentement ;
Son regard était bleu, d'un bleu de firmament ;
Et c'était la grandeur de cette femme étrange
Qu'en cessant d'être vierge elle devenait ange.
poem by Victor Hugo

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Combats intimes
Seras-tu de l'amour l'éternelle pâture ?
A quoi te sert la volonté,
Si ce n'est point, ô coeur, pour vaincre ta torture,
Et dans la paix enfin, plus fort que la nature,
T'asseoir sur le désir dompté,
Ainsi qu'un bestiaire, après la lutte, règne
Sur son tigre qui s'est rendu,
Et s'assied sur la bête, et, de son poing qui saigne
La courbant jusqu'à terre, exige qu'elle craigne
Alors même qu'elle a mordu ?
Et comme ce dompteur, seul au fond de la cage,
Ne cherche qu'en soi son appui,
Car nul dans ce péril avec lui ne s'engage,
Et nul ne sait parler le tacite langage
Que le monstre parle avec lui,
Ainsi, dans les combats que le désir te livre,
Ne compte sur personne, ô coeur !
N'attends pas, sous la dent, qu'un autre te délivre !
Tu luttes quelque part où nul ne peut te suivre,
Toujours seul, victime ou vainqueur.
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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Je Veux que Trop Aime!
Je veux que trop aime!
Trop je veux,
La paix et le bonheur partagé.
Quelqu'un pour se soucier,
Avec une loyauté consacrée.
Trop je veux,
Quelqu'un qui est là.
Comme je serais.
Je veux que trop aime!
Trop je veux,
Quelqu'un pour communiquer,
Et comprenez avec cela mentionné.
Trop je veux,
Quelqu'un qui a le temps,
Sans feindre pour donner et prendre.
Je veux que trop aime!
Trop je veux,
Quelqu'un qui désire une vie de paix.
Et pas une vie ensemble passée...
Dans le chagrin de coeur sans condition pour rendre.
Comme ceux dans les rapports,
Les vœux d'eux pour finir.
Donc ils iront alors finalement faire seperate.
Trouver quel vrai amour pour eux signifie de nouveau!
Je veux que trop aime.
Grandir comme il est destiné.
Et pas la pause pour tomber du tout!
poem by Lawrence S. Pertillar

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Ode - Promesse De L'Amour
Hier, l'Amour touche du son
Que rendoit ma lire qu'il aime,
Me promit pour une chanson,
Deux baisers de sa mere mesme.
Non, luy dis-je, tu scals mes voeux,
Tu connois quel penchant m'entraine,
Au lieu d'un j'en offre deux,
Pour un seul baiser de Climene.
Il me promit ce deux retour,
Ma lire en eut plus de tendresse;
Mais vous, Climene, de l'amour
Aquiterez-vous la promesse?
poem by Matthew Prior

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La laide
Femmes, vous blasphémez l'amour, quand d'aventure
Un seul rebelle insulte à votre royauté.
Ah ! C'est un pire affront qu'en silence elle endure,
La jeune fille à qui la marâtre nature
A dénié sa gloire et son droit : la beauté !
L'amour ne luit jamais dans l'oeil qui la regarde ;
Elle pourrait quitter sa mère sans périls.
La laide ! On ne la voit jamais que par mégarde ;
Même contre un désir sa disgrâce la garde,
Pourquoi les jeunes gens l'accompagneraient-ils ?
Les jeunes gens sont fats, libertins et féroces.
La laide ! Pourquoi faire et qu'en ont-ils besoin ?
Ils la criblent entre eux de quolibets atroces,
Et c'est un collégien que, dans les bals de noces,
On charge de tirer cette enfant de son coin.
Pauvre fille ! Elle apprend que jeune elle est sans âge ;
Soeur des belles et née avec les mêmes voeux,
Elle a pour ennemi de son coeur son visage,
Et, tout au plus, parmi les compliments d'usage,
Un bon vieillard lui dit qu'elle a de beaux cheveux.
Depuis que j'ai souffert d'une forme charmante,
Je voudrais de mon mal près de toi me guérir,
Enfant qui sais aimer sans jamais être amante,
Ange qui n'es qu'une âme et n'as rien qui tourmente !
Pourquoi suis-je trop jeune encor pour te chérir ?
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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Le Cyprès
Ce haut cyprès ! c’est là qu’un soir est mort l’Amour,
Dans l’ombre chaude encor de sa rouge journée,
C’est là que, contre lui sa pointe retournée,
Il est tombé, percé de sa flèche à son tour.
O lieu cher et cruel et triste, où, de ce jour,
Mystérieuse et qui ne s’est jamais fanée,
De son sang a fleuri une rose obstinée
Dont semble encor la pourpre attendre son retour.
Et quelquefois, la main dans la main, ma Tristesse
Et moi, qui ne veux plus, hélas ! qu’elle me laisse,
Nous montons jusqu’ici, son pas auprès du mien.
Elle aime cette rose et moi le cyprès sombre :
Elle espère peut-être encor, mais je sais bien
Qu’où l’Amour est tombé ne revient pas son Ombre !
poem by Henri de Regnier

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Elle était déchaussée, elle était décoiffée...
Elle était déchaussée, elle était décoiffée,
Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants ;
Moi qui passais par là, je crus voir une fée,
Et je lui dis : Veux-tu t'en venir dans les champs ?
Elle me regarda de ce regard suprême
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis : Veux-tu, c'est le mois où l'on aime,
Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds ?
Elle essuya ses pieds à l'herbe de la rive ;
Elle me regarda pour la seconde fois,
Et la belle folâtre alors devint pensive.
Oh ! comme les oiseaux chantaient au fond des bois !
Comme l'eau caressait doucement le rivage !
Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.
poem by Victor Hugo

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Embrasse-moi, mon coeur...
Embrasse-moi, mon coeur, baise-moi, je t'en prie,
Presse-moi, serre-moi ! À ce coup je me meurs !
Mais ne me laisse pas en ces douces chaleurs :
Car c'est à cette fois que je te perds, ma vie.
Mon ami, je me meurs et mon âme assouvie
D'amour, de passions, de plaisirs, de douceurs,
S'enfuit, se perd, s'écoule et va loger ailleurs,
Car ce baiser larron me l'a vraiment ravie.
Je pâme ! Mon ami ! mon ami, je suis morte !
Hé ! ne me baisez plus, au moins de cette sorte.
C'est ta bouche, mon coeur, qui m'avance la mort.
Ote-la donc, m'amour, ote-la, je me pâme !
Ote-la, mon ami, ote-la, ma chère âme,
Ou me laisse mourir en ce plaisant effort !
poem by Remy Belleau

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Shadow Of life
I am a victim and you know that I know this.
Je suis une victime et vous savez que je le sais.
You say that you love me,
but the words lose their meaning,
when they are passed through the filter
of reason and truth.
Vous dites que vous m'aimez
mais les mots perdent leur sens
quand ils sont passés par le filtre
de la raison et la vérité.
I would have wished you to be the man of my dreams
or at least I would have preferred that
our seemingly love to be
rather an illusion of reality
than a reality of illusion
J'aurais voulu que vous soyez l'homme de mes rêves
ou au moins j 'aurais préféré
notre amour apparemment être
plutôt une illusion de réalité
qu'une réalité d'illusion
I wish you to be aware that
with every victim that dies
you're increasingly poor with a feeling..
and still less able to love again
Je veux que vous soyez conscients cela
avec chaque victime qui meurt
vous êtes de plus en plus pauvres avec un sentiment..
et toujours moins capable d'aimer de nouveau
and every time you kill
love itself, of yourself, of herself
you just stay only with the shadow of life.
et la chaque fois vous tuez
l'amour lui-même, de vous, d'elle
vous restez seulement avec l'ombre de vie.
poem by Marieta Maglas

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L’Art Des Transports De L’Ame
L'art, des transports de l'âme est un faible interprète:
L'art ne fait que des vers; le coeur seul est poète.
Sous sa fécondité le génie opprimé
Ne peut garder l'ouvrage en sa tête formé.
Malgré lui, dans lui-même, un vers sûr et fidèle
Se teint de sa pensée et s'échappe avec elle.
Son coeur dicte; il écrit. A ce maître divin
Il ne fait qu'obéir et que prêter sa main.
S'il est aimé, content, si rien ne le tourmente,
Si la folâtre joie et la jeunesse ardente
Étalent sur son teint l'éclat de leurs couleurs,
Ses vers, frais et vermeils, pétris d'ambre et de fleurs,
Brillants de la santé qui luit sur son visage,
Trouvent doux d'être au monde et que vieillir est sage.
Si, pauvre et généreux, son coeur vient de souffrir
Aux cris d'un indigent qu'il n'a pu secourir;
Si la beauté qu'il aime, inconstante et légère,
L'oublie en écoutant une amour étrangère;
De sables douloureux si ses flancs sont brûlés,
Ses tristes vers en deuil, d'un long crêpe voilés,
Ne voyant que des maux sur la terre où nous sommes,
Jugent qu'un prompt trépas est le seul bien des hommes.
Toujours vrai, son discours souvent se contredit.
Comme il veut, il s'exprime; il blâme, il applaudit.
Vainement la pensée est rapide et volage:
Quand elle est prête à fuir, il l'arrête au passage.
Ainsi, dans ses écrits partout se traduisant,
Il fixe le passé pour lui toujours présent,
Et sait, de se connaître ayant la sage envie,
Refeuilleter sans cesse et son âme et sa vie.
poem by Andre Marie de Chenier

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Inconscience
L'âme et le coeur si las des jours, si las des voix,
Si las de rien, si las de tout, l'âme salie ;
Quand je suis seul, le soir, soudainement, parfois,
Je sens pleurer sur moi l'oeil blanc de la folie.
Celui, si triste hélas ! qui s'en alla, là-bas,
- Pâle oeil désenchanté de la raison méchante -
Rêver à quelque chose, au loin, qu'on ne voit pas
A quelque chose au loin qui tremble et pleure et chante.
Morne crapaud blotti sous les roses, tout seul !
Si seul ! - morne crapaud pleureur de lune, appelle !
Appelle ! Et vous, petites fleurs, pour le linceul
De mon cerveau, l'ensevelisseuse vient-elle ?
Être l'errant au monde et le pauvre de soi,
Avec le feu bougeant d'une âme, qui tremblote
Derrière une main frêle et ballotte son moi ;
Qui tremblote comme un reflet dans l'eau ballotte.
Passer inconscient et se faire l'ami
De ce qui vole et rampe et fuit, là-bas. Naguère,
Avant que ne sortît du somme, l'endormi,
Le premier homme, on a vu mes pareils sur terre.
Ayez amour pour eux, ayez amour un peu !
Ils sont les charmeurs lents, là-bas, des brises lentes :
Leurs doigts, qui n'ont jamais touché le mauvais feu,
Dansent des airs lointains, sur des flûtes tremblantes:
Les puérils et les vaguants, mais loin du mal,
Et les doux égarés, par les bruyères vertes :
Hamlet rirait Peut-être, hélas ! mais Parsifal ?
Ô Parsifal bénin et clair, comprendrait certes !
poem by Emile Verhaeren

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Perdu
Tout mon être s’échappe,
Je deviens de plus en plus étranger en moi même,
Mon cœur ne m’appartient plus,
Je perds le contrôle de moi même,
Mais que suis-je à nouveau?
Je m’interroge tout au fond de moi même,
Je questionne mon intérieur,
Mais hélas, aucun signe,
J’ai l’impression d’être lâché par mon être,
Je me sens seul, vraiment très seul,
Je me cherche,
Et je ne trouve rien du tout,
La décision ainsi que la raison me quittent,
Je perds mon élan vital,
Mais pourtant, je suis encore là,
Et je me sens bien là,
Je m’interroge sans cesse,
J’ai besoin de savoir,
Mais que suis je devenu?
Tout simplement que je veux vivre,
La vie,
C’est avoir une carrière,
La vie,
C’est avoir un métier,
La vie,
C’est d’être écouté,
C’est d’être respecté,
C’est avoir la liberté,
C’est d’être considéré dans la société,
Pas de discrimination de race,
Pas d’esprit de racisme,
Pas des hommes des couleurs,
La vie, c’est donc de venter ma race,
C’est donc de venter ma peau,
La vie, c’est parlé de ma nature,
poem by Kafun Lady

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J'ai cueilli cette fleur pour toi sur la colline
J'ai cueilli cette fleur pour toi sur la colline.
Dans l'âpre escarpement qui sur le flot s'incline,
Que l'aigle connaît seul et seul peut approcher,
Paisible, elle croissait aux fentes du rocher.
L'ombre baignait les flancs du morne promontoire ;
Je voyais, comme on dresse au lieu d'une victoire
Un grand arc de triomphe éclatant et vermeil,
À l'endroit où s'était englouti le soleil,
La sombre nuit bâtir un porche de nuées.
Des voiles s'enfuyaient, au loin diminuées ;
Quelques toits, s'éclairant au fond d'un entonnoir,
Semblaient craindre de luire et de se laisser voir.
J'ai cueilli cette fleur pour toi, ma bien-aimée.
Elle est pâle, et n'a pas de corolle embaumée,
Sa racine n'a pris sur la crête des monts
Que l'amère senteur des glauques goémons ;
Moi, j'ai dit: Pauvre fleur, du haut de cette cime,
Tu devais t'en aller dans cet immense abîme
Où l'algue et le nuage et les voiles s'en vont.
Va mourir sur un coeur, abîme plus profond.
Fane-toi sur ce sein en qui palpite un monde.
Le ciel, qui te créa pour t'effeuiller dans l'onde,
Te fit pour l'océan, je te donne à l'amour. -
Le vent mêlait les flots; il ne restait du jour
Qu'une vague lueur, lentement effacée.
Oh! comme j'étais triste au fond de ma pensée
Tandis que je songeais, et que le gouffre noir
M'entrait dans l'âme avec tous les frissons du soir !
poem by Victor Hugo

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La Mort
C'est un phénomène,
Elle nous emmène
Où elle veut,
Quand elle veut.
Elle fait son adieu,
Au moment le plus inopportun,
A l'heure où Dieu
Rassemble ses défunts.
La mort est toujours une surprise,
Une peine qui jamais ne méprise
Ni les pauvres, ni les riches,
Ni les lycaons dans leurs niches.
Elle nous tient par les mains,
Nous accompagne au dernier chemin,
A notre dernière demeure, au cimetière,
Comme une chose, comme une matière.
C'est un phénomène,
C'est se perdre dans le néant
Où il n'y a ni poltron, ni géant,
Où il n'y a ni grand roi, ni belle reine.
Copyright© Juin 2009, Hebert Logerie, Tous Droits Réservés
Hébert Logerie est l'auteur de deux nouveaux recueils de poèmes:
'Mounts and Valleys of Love' and 'Monts et Vallées de l'Amour
poem by Hebert Logerie

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Une amoureuse ardeur
Une amoureuse ardeur,
S'elle n'est feinte,
Ne chasse point du coeur
Soupçon et creinte.
Tel est l'état d'Amour
' Qui les liesses
' Echange tour à tour
' Et les tristesses.
Plus je suis amoureux,
Plus je soupçonne
Que ton coeur langoureux
Ailleurs s'adonne.
J'ay de toy bien souvent
Belles paroles,
Mais j'écri dans le vent
Telles frivoles.
Si pareille à ma foy
Estoit la tienne,
Tu essayrois dans toy
La peine mienne.
Comme en tant que je puis,
L'amour fidelle,
Dont obligé me suis,
Je te decele,
Ainsi de ton pouvoir
Ton amour grande
Or tu me ferois voir
A ma demande.
Si ton coeur ne dement
Ta voix certaine,
Prouve moy donc comment
Elle n'est vaine.
Si nos coeurs mesmes sont,
Je m'emerveille
Que tous deux ils ne vont
A fin pareille.
Le vouloir et l'amour
Sont chose mesme,
Quand d'un mesme retour
L'un et l'autre aime.
Où mesme est le vouloir
Et la puissance,
Qui garde de valoir
La jouissance ?
poem by Jean Antoine de Baif

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Ce n'est pas important
Ce n'est pas important
On dit, mon Dieu
Parfois, je pense, mais
Je veux dire avec une question
Je veux dire avec mes mains
Je veux dire avec mon terre
Je veux dire mon naisance
Le pleur dans les fleurs
Qui vivent subterrain
poem by Miroslava Odalovic

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Qui Vivent Subterrain
Ce n’est pas important
On dis, mon Dieu
Parfois, je pense, mais
Je veux dire avec une question
Je veux dire avec mes mains
Je veux dire avec mon terre
Je veux dire mon naisance
Le pleur dans les fleurs
Qui vivent subterrain
poem by Miroslava Odalovic

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Des Baisers Spontanés
Des Baisers Spontanés
Donne-moi des baisers spontanés
Pour célébrer nos meilleures années
Et pour oublier les obstacles et les chimères.
Embrasse-moi encore sur mes lèvres
Pour calmer l'ntensité de ma fièvre
Aime-moi comme ma mère.
Femme, fais-moi voir les étincelles de l'amour
Viens vivre avec moi pour l'éternité
Viens, viens ce soir à mon secours.
Je veux vivre, montre-moi ta beauté
Dis-moi que tu m'aimeras jusqu'à la mort
Réchauffe-moi pour devenir plus fort.
Donne-moi des longs baisers
Aime-moi pour la vie et pour toujours
Laisse-moi vivre la chaleur de ton amour.
poem by Hebert Logerie

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L'indulgence
L'Indulgence est tendre, elle est femme.
Ceux qu'un faux pas, même expié,
Dans le monde à jamais diffame,
Lavent leur front dans sa pitié.
Humble soeur aux longues paupières,
Pour l'homme, fût-il criminel,
Tandis qu'on lui jette des pierres,
Elle garde un pleur fraternel.
S'approchant du coeur plein de fange,
De scorie épaisse et de fiel,
Pour l'assainir, elle y mélange
Cette larme, aumône du ciel ;
Et, loin d'y remuer la honte,
Comme les injures le font,
Elle attend que l'amour remonte
Et que la haine tombe au fond.
C'est alors que, de sa main douce
Élevant ce coeur épuré,
Elle l'incline sans secousse
Et lui pardonne : il a pleuré.
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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Dialogue
... Sois ton bourreau toi-même
N'abandonne le soin de te martyriser
A personne, jamais. Donne ton seul baiser
Au désespoir ; déchaîne en toi l'âpre blasphème ;
Force ton âme, éreinte-la contre l'écueil :
Les maux du coeur qu'on exaspère, on les commande ;
La vie, hélas ! ne se corrige ou ne s'amende
Que si la volonté la terrasse d'orgueil.
Sa norme est la douleur. Hélas ! qui s'y résigne ?
- Certes, je veux exacerber les maux en moi.
Comme jadis les grands chrétiens, mordus de foi,
Se torturaient avec une ferveur maligne,
Je veux boire les souffrances, comme un poison
Vivant et fou ; je cinglerai de mon angoisse
Mes pauvres jours, ainsi qu'un tocsin de paroisse
S'exalte à disperser le deuil sur l'horizon.
Cet héroïsme intime et bizarre m'attire :
Se préparer sa peine et provoquer son mal
Avec acharnement, et dompter l'animal
De misère et de peur, qui dans le coeur se mire
Toujours ; se redresser cruel, mais contre soi,
Vainqueur de quelque chose enfin, et moins languide
Et moins banalement en extase du vide.
- Sois ton pouvoir, sois ton tourment, sois ton effroi.
Et puis, il est des champs d'hostilités tentantes
Que des hommes de marbre, avec de fortes mains,
Ont cultivés ; il est de terribles chemins,
Où leurs cris violents et leurs marches battantes
Sont entendus : c'est là que, sur tel roc vermeil,
Le soir allume, au loin, le sang et les tueries
Et que luisent, parmi des lianes flétries,
De scintillants couteaux de crime et de soleil !
poem by Emile Verhaeren

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