Rêve est Réalité en Poésie

REVE EST REALITE EN POESIE

Rêve est réalité redéfinie,
Etant reflet qui le banal bannit.
Au poète il incombe de changer
La lie quotidienne, recréer
Image hors temps. Ainsi cette harmonie -
Toute l’authenticité de son esprit -
En un élan peut métamorphoser
Recherche incohérente en vérité,
Et à travers son portrait fin, exquis,
Avec adresse et sensibilité
Le poète dépasse l’interdit
Imaginant pour tous sa féerie.
Toute la splendeur d’une symphonie
En ces lignes se crystallise ainsi.

? 26 April 1990 database noted as 10 October 1990
Acrostic Sonnet REALITE
robi03_0341_robi03_0000 ASF_IXX

for English translation see below

Reality and Dream in Rhyme Combine

Reality and dream in rhyme combine,
Exile banality’s reflection drear
As poet must contrive to intertwine
Life’s daily drudge with overview sincere.
Image outside time in harmony
Translates soul’s authenticity, stays clear,
Engenders metamorphosis to see
Redrawn from chaos truth’s portrait appear
Exquisitely with sensitivity
And skill where will and wisdom without fear
Leave all taboos behind as mind’s fey key
Insightful may unlock creation clear.
Thus all the splendour of life’s symphony
Expressed in sonnet song can come to be.

11 February 2009

Translation of Rêve est Réalité en Poésie
robi03_0341_robi03_0000 ASF_IXX

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Reality and Dream in Rhyme Combine

REALITY AND DREAM IN RHYME COMBINE

Reality and dream in rhyme combine,
Exile banality’s reflection drear
As poet must contrive to intertwine
Life’s daily drudge with overview sincere.
Image outside time in harmony
Translates soul’s authenticity, stays clear,
Engenders metamorphosis to see
Redrawn from chaos truth’s portrait appear
Exquisitely with sensitivity
And skill where will, wit, wisdom writ sans fear
Leave all taboos behind as mind’s fey key
Insightful may unlock creation clear.
Thus all the splendour of life’s symphony
Expressed in sonnet song can come to be.

11 February 2009
robi03_1857_robi03_0341 AST_IXX

Translation of Rêve est Réalité en Poésie robi3_0341_robi3_0000
for French orignal sonnet see below

REVE EST REALITE EN POESIE

Rêve est réalité redéfinie,
Etant reflet qui le banal bannit.
Au poète il incombe de changer
La lie quotidienne, recréer
Image hors temps. Ainsi cette harmonie -
Toute l’authenticité de son esprit -
En un élan peut métamorphoser
Recherche incohérente en vérité,
Et à travers son portrait fin, exquis,
Avec adresse et sensibilité
Le poète dépasse l’interdit
Imaginant pour tous sa féerie.
Toute la splendeur d’une symphonie
En ces lignes se crystallise ainsi.

? 26 April 1990 database noted as 10 October 1990
Acrostic Sonnet REALITE rob0i3_0341_robi03_0000

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Shadow Of life

I am a victim and you know that I know this.
Je suis une victime et vous savez que je le sais.

You say that you love me,
but the words lose their meaning,
when they are passed through the filter
of reason and truth.
Vous dites que vous m'aimez
mais les mots perdent leur sens
quand ils sont passés par le filtre
de la raison et la vérité.

I would have wished you to be the man of my dreams
or at least I would have preferred that
our seemingly love to be
rather an illusion of reality
than a reality of illusion
J'aurais voulu que vous soyez l'homme de mes rêves
ou au moins j 'aurais préféré
notre amour apparemment être
plutôt une illusion de réalité
qu'une réalité d'illusion

I wish you to be aware that
with every victim that dies
you're increasingly poor with a feeling..
and still less able to love again
Je veux que vous soyez conscients cela
avec chaque victime qui meurt
vous êtes de plus en plus pauvres avec un sentiment..
et toujours moins capable d'aimer de nouveau

and every time you kill
love itself, of yourself, of herself
you just stay only with the shadow of life.
et la chaque fois vous tuez
l'amour lui-même, de vous, d'elle
vous restez seulement avec l'ombre de vie.

poem by Marieta MaglasReport problemRelated quotes
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Morale

Pour le tombeau de Théophile Gautier


Orner le monde avec son corps, avec son âme,
Etre aussi beau qu’on peut dans nos sombres milieux,
Dire haut ce qu’on rêve et qu’on aime le mieux,
C’est le devoir, pour tout homme et pour toute femme.

Les gens déshérités du ciel, qui n’ont ni flamme
Sous le front, ni rayons attirants dans les yeux,
Théophile Gautier, t’ont jugé vicieux,
Immoral. Mais le vent moqueur a pris leur blâme.

La splendeur de ta vie et tes vers scintillants
Te défendent, ainsi que les treize volants
Gardent rose, dans leurs frou-frous, ta Moribonde.

Elle et toi, jeunes, beaux, pour ceux qui t’auront lu
Vous vivrez. C’est le prix de quiconque a voulu
Avec son corps, avec son âme orner le monde.

poem by Charles CrosReport problemRelated quotes
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Guillaume Apollinaire

C'est

C'est la réalité des photos qui sont sur mon cœur que je veux
Cette réalité seule elle seule et rien d'autre
Mon cœur le répète sans cesse comme une bouche d'orateur et le redit
À chaque battement
Toutes les autres images du monde sont fausses
Elles n'ont pas d'autre apparence que celle des fantômes
Le monde singulier qui m'entoure métallique végétal
Souterrain
Ô vie qui aspire le soleil matinal
Cet univers singulièrement orné d'artifices
N'est-ce point quelque œuvre de sorcellerie
Comme on pouvait l'étudier autrefois
À Tolède
Où fut l'école diabolique la plus illustre
Et moi j'ai sur moi un univers plus précis plus certain
Fait à ton image

poem by Guillaume ApollinaireReport problemRelated quotes
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Ici-bas

Ici-bas tous les lilas meurent,
Tous les chants des oiseaux sont courts ;
Je rêve aux étés qui demeurent
Toujours...

Ici-bas les lèvres effleurent
Sans rien laisser de leur velours ;
Je rêve aux baisers qui demeurent
Toujours...

Ici-bas tous les hommes pleurent
Leurs amitiés ou leurs amours ;
Je rêve aux couples qui demeurent
Toujours...

poem by Rene Francois Armand PrudhommeReport problemRelated quotes
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Voyage Singulier

VOYAGE SINGULIER


Singulier destin dont le but se déplace
Où l'homme attend, espère, et ne jamais se lasse,
Poursuivant le repos, court toujours commun fou,
Hanté par la chance qui le poursuit partout.
Il est ces voyages menant vers la crevasse,
Et l'abîme ménace, ouvert et absolu.

Sortons de l'insipide, et banal et connu,
Où les réponses agacent, ou incongrues ou crasses,
Pour retrouver plutôt, sans faux-semblants qui lassent,
Heureux, integre écho des tournants imprévus.
Il est de ces voyages impromptus qui embrassent
En même temps déjà-vu, ainsi que l'inconnu.

Sortons des chemins plats, des sentiers battus,
Où tout décision est remise, où l'on casse
Par peur des différences, l'unique, - s'en débarasse
Honteusement les traces du progrès partout.
Il est de ces voyages qui gènent et qui harassent
Empire des ronds de cuir en place qui tant tue.


Si l'on cherche sa voie que toujours on la trace
Ouvrant grand le chemin vers paradis perdu,
Pour déjouer les toiles et pièges du sans issue,
Harassement, contraintes, et le temps trop fugace.
Il est de ces voyages dont la fin nous dépasse,
Et pourtant on s'arrange pour que ça continue.


Soyons plus optimistes, pour conquérir l'espace
Ou sonder l'océan, ce pour briser la glace.
Pouvons nous echapper du temps, toujours vorace?
Hystérie de la masse et espoirs saugrenus!
Il est de ces voyages qui l'attente dépassent,
Et l'immortalité reste pourtant rêve fou.


Sans cesse on se recherche, se cherchant dans sa glace,
Occultant son essence, et en sortant vaincu:
Pourtant ce n'es pas faute des essais assidus!
Hier, qussi demain, sont scellés sous cadensasse.
Il est de ces voyages dont le secret en tout,
Et pour tous est caché, même des dieux de Parnasse.

Sans cesse, jusqu'à la fin le jeu se perpétue,
Offrant à qui survit amusement surface,
Pourtant et néanmoins, tout termine en impasse!
Hors les rails du destin, les tentatives échuent.
Il est de ces voyages, déplacements fallaces,
Et même au plus ténace, d'avance perduus - chahut!

Fleurs du Mal CXXVI
cf BAUDELAIRE
Only part extant of total acrostic Sophie series Fleurs du Mal


5 November 1990
robi03_0354_robi03_0000 PAF_EZX

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Amour Infini

(heavens what I feel - french version)
De me plonger au fond de tes yeux
En esperant my retrouver
Je prends le risque
Cetait dejeja grand temps
De maccepter
Et de tiaimer maintenant
Alors je me laisse emporter
Par tes ailes et par le vent
Je me laisse entrainer
Loin au-dessus des gens
Je penais teffleurer
Me contenter de voir
Cet reflet egare
De lautre cote du miroir
Je npenasais pas que les choses
Allaient tourner ainsi
Que ta presence mimpose
Cet amour infini
Infini
Aujourdhui je quitte la terre
Je me sens si legere
Je taime, cest tout
(vraiment fou, vraiment fou)
Cest vraiment fou (vraiment fou, vraiment fou)
Aujourdhui je quitte la terre (toujours de taime)
Je me sens si legere (mon coeur aujourdhui je quitte la terre)
(toujours de taime)
Je me sens si legere (mon coueur tappelle)
Je taime cest tout
Cest vraiment tou
Je reve
Je reve
Que je me donne a toi nimporte quoi
Je reve
Je reve
Viens lire mes yeux mon secret tu verras
Je pensais teffleurer
Me contenter de voir
Ce reflect egare
De lautre cote du miroir
Je npensais pas qules choses
Allaient tourner ainsi
Que ta presence mimpose
Cet amour infini
Infini
Je npensais pas qules choses
Allaient tourner ainsi
Que ta presence mimpose
Cet amour infini
Infini

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Guillaume Apollinaire

La Jolie Rousse

Me voici devant tous un homme plein de sens
Connaissant la vie et de la mort ce qu'un vivant peut
connaître
Ayant éprouvé les douleurs et les joies de l'amour
Ayant su quelquefois imposer ses idées
Connaissant plusieurs langages
Ayant pas mal voyagé
Ayant vu la guerre dans l'Artillerie et l'Infanterie
Blessé à la tête trépané sous le chloroforme
Ayant perdu ses meilleurs amis dans l'effroyable lutte
Je sais d'ancien et de nouveau autant qu'un homme seul
pourrait des deux savoir
Et sans m'inquiéter aujourd'hui de cette querre
Entre nous et pour nous mes amis
Je juge cette longue querelle de la tradition et de l'invention
De l'Ordre et de l'Aventure

Vous dont la bouche est faite à l'image de celle de Dieu
Bouche qui est l'ordre même
Soyez indulgents quand vous nous comparez
A ceux qui furent la perfection de l'ordre
Nous qui quêtons partout l'aventure

Nous ne sommes pas vos ennemis
Nous voulons vous donner de vastes et étranges domaines
Où le mystère en fleurs s'offre à qui veut le cueillir
Il y a là des feux nouveaux des couleurs jamais vues
Mille phantasmes impondérables
Auxquels il faut donner de la réalité
Nous voulons explorer la bonté contrée énorme où tout se tait
Il y a aussi le temps qu'on peut chasser ou faire revenir
Pitié pour nous qui combattons toujours aux frontières
De l'illimité et de l'avenir
Pitié pour nos erreurs pitié pour nos péchés

Voici que vient l'été la saison violente
Et ma jeunesse est morte ainsi que le printemps
O Soleil c'est le temps de la Raison ardente
Et j'attends
Pour la suivre toujours la forme noble et douce
Qu'elle prend afin que je l'aime seulement
Elle vient et m'attire ainsi qu'un fer l'aimant
Elle a l'aspect charmant
D'une adorable rousse

Ses cheveux sont d'or on dirait
Un bel éclair qui durerait
Ou ces flammes qui se pavanent
Dans les rose-thé qui se fanent

Mais riez riez de moi
Hommes de partout surtout gens d'ici
Car il y a tant de choses que je n'ose vous dire
Tant de choses que vous ne me laisseriez pas dire
Ayez pitié de moi.

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Victor Hugo

En mai

Une sorte de verve étrange, point muette,
Point sourde, éclate et fait du printemps un poëte ;
Tout parle et tout écoute et tout aime à la fois ;
Et l'antre est une bouche et la source une voix ;
L'oiseau regarde ému l'oiselle intimidée,
Et dit : Si je faisais un nid ? c'est une idée !
Comme rêve un songeur le front sur l'oreiller,
La nature se sent en train de travailler,
Bégaie un idéal dans ses noirs dialogues,
Fait des strophes qui sont les chênes, des églogues
Qui sont les amandiers et les lilas en fleur,
Et se laisse railler par le merle siffleur ;
Il lui vient à l'esprit des nouveautés superbes ;
Elle mêle la folle avoine aux grandes herbes ;
Son poëme est la plaine où paissent les troupeaux ;
Savante, elle n'a pas de trêve et de repos
Jusqu'à ce qu'elle accouple et combine et confonde
L'encens et le poison dans la sève profonde ;
De la nuit monstrueuse elle tire le jour ;
Souvent avec la haine elle fait de l'amour ;
Elle a la fièvre et crée, ainsi qu'un sombre artiste ;
Tout ce que la broussaille a d'hostile et de triste,
Le buisson hérissé, le steppe, le maquis,
Se condense, ô mystère, en un chef-d'oeuvre exquis
Que l'épine complète et que le ciel arrose ;
Et l'inspiration des ronces, c'est la rose.

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Victor Hugo

Fonction Du Poète (The Poet's Function)

(extrait)

Peuples ! écoutez le poète !
Ecoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçant les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n'est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.

C'est lui qui, malgré les épines,
L'envie et la dérision,
Marche, courbé dans vos ruines,
Ramassant la tradition.
De la tradition féconde
Sort tout ce qui couvre le monde,
Tout ce que le ciel peut bénir.
Toute idée, humaine ou divine,
Qui prend le passé pour racine
A pour feuillage l'avenir.

Il rayonne ! il jette sa flamme
Sur l'éternelle vérité !
Il la fait resplendir pour l'âme
D'une merveilleuse clarté.
Il inonde de sa lumière
Ville et désert, Louvre et chaumière,
Et les plaines et les hauteurs ;
À tous d'en haut il la dévoile ;
Car la poésie est l'étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs !

---------------------------------------- ----------------

The Poet's Function

Sing, my soul, refined and pure,
In the concert peacefully;
Go, thou sacred flower and bloom
'Neath the desert's boundless sky!
Dreamer! seek the rest discreet,
In the grotto's dark retreat;
Hear, in shade, the voice of love;
Find, in gloom, the light of day--
Light that gleams with tender ray,
Voice that whispers from above.

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Hold On Tight

Hold on tight to your dream
Hold on tight to your dream
When you see your ship go sailing
When you feel your heart is breaking
Hold tight to your dream.
Its a long time to be gone
Time just rolls on and on
When you need a shoulder to cry on
When you get so sick of trying
Just hold tight to your dream
Chorus:
When you get so down that you cant get up
And you want so much but youre all out of luck
When youre so downhearted and misunderstood
Just over & over & over you could
Accroches-toi a ton reve
Accroches-toi a ton reve
Quand tu vois ton bateau partir
Quand tu sents -- ton coeur se briser
Accroches-toi a ton reve.
Repeat chorus:
Hold on tight to your dream
Hold on tight to your dream
When you see the shadows falling
When you hear that cold wind calling
Hold on tight to your dream.
Oh, yeah
Hold on tight to your dream
Yeah, hold on tight...
To your dream.

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Vers le cloître

Je rêve une existence en un cloître de fer,
Brûlée au jeûne et sèche et râpée aux cilices,
Où l'on abolirait, en de muets supplices,
Par seule ardeur de l'âme, enfin, toute la chair.

Sauvage horreur de soi si mornement sentie !
Quand notre corps nous boude et que nos nerfs, la nuit,
Jettent sur nos vouloirs leur cagoule d'ennui,
Ou brusquement nous arrachent à l'inertie.

Dites, ces pleurs, ces cris et cette peur du soir !
Dites, ces plombs de maladie en tous les membres,
Et la lourde torpeur des morbides novembres,
Et le dégoût de se toucher et de se voir ?

Dites, ces mains qui regrettent l'ancien vice
Et qui cherchent encor aux rondeurs des coussins
Et des toisons de ventre et des grappes de seins
Et de moites chaleurs pour le songe complice ?

Je rêve une existence en un cloître de fer,
Brûlée au jeûne et sèche et râpée aux cilices,
Où l'on abolirait, en de muets supplices,
Par seule ardeur de l'âme, enfin, toute la chair.

Et s'imposer le gel des sens quand le corps brûle ;
Et se tyranniser et se tordre le coeur,
- Hélas ! ce qui en reste - et tordre, avec rancoeur,
Jusqu'au regret d'un autrefois doux et crédule.

Se cravacher dans sa pensée et dans son sang,
Dans son effort, dans son espoir, dans son blasphème ;
Et s'exalter de ce mépris, pauvre lui-même,
Mais qui rachète un peu l'orgueil d'où l'on descend.

Et se mesquiniser en pratiques futiles
Et se faire petit et n'avoir qu'âpreté
Pour tout ce qui n'est point d'une âcre nullité
Dans le jardin fané des floraisons hostiles.

Je rêve une existence en un cloître de fer,
Brûlée au jeûne et sèche et râpée aux cilices,
Où l'on abolirait, en de muets supplices,
Par seule ardeur de l'âme, enfin, toute la chair.

Oh ! la constante rage à s'écraser, la hargne
A se tant torturer, à se tant amoindrir,
Que tout l'être n'est plus vivant que pour souffrir
Et se fait de son mal sa joie et son épargne.

N'entendre plus ses cris, ne sentir plus ses pleurs,
Mater son instinct noir, tuer sa raison traître,
Oh ! le pouvoir et le savoir ! Etre son maître !
Et les casser enfin, les crocs de ses douleurs !

Et peut-être qu'alors, par un soir salutaire,
Une paix de néant s'installerait en moi,
Et que sans m'émouvoir j'écouterais l'aboi,
L'aboi tumultueux de la mort volontaire.

Je rêve une existence en un cloître de fer.

poem by Emile VerhaerenReport problemRelated quotes
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Sonnet- Sonnet Needs Rhymes

Can you a Sonnet write without its rhyme?
Now people want the modern verse that's free;
As ideas get stuck and cramped with time,
A Sonnet's like leafless branches of tree!

A Sonnet's great for men who rhyme too well;
Its beauty lives in metre, rhythm, rhyme;
Yet, it can never run into 'pel-mel';
The sonneteer can write in any clime.

Why abhor rhymes and not a Sonnet write?
Each genre has its rules to comply with;
Why sleep all day and stay awake all night?
Rhyme-play is done by Kindergarden kith!

Why ridicule something you can't do well,
Much things are done by practice, Sonnets tell.

poem by John CelesReport problemRelated quotes
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Avec mes sens, avec mon coeur...

Avec mes sens, avec mon coeur et mon cerveau,
Avec mon être entier tendu comme un flambeau
Vers ta bonté et vers ta charité
Sans cesse inassouvies,
Je t'aime et te louange et je te remercie
D'être venue, un jour, si simplement,
Par les chemins du dévouement,
Prendre, en tes mains bienfaisantes, ma vie.

Depuis ce jour,
Je sais, oh ! quel amour
Candide et clair ainsi que la rosée
Tombe de toi sur mon âme tranquillisée.

Je me sens tien, par tous les liens brûlants
Qui rattachent à leur brasier les flammes ;
Toute ma chair, toute mon âme
Monte vers toi, d'un inlassable élan ;
Je ne cesse de longuement me souvenir
De ta ferveur profonde et de ton charme,
Si bien que, tout à coup, je sens mes yeux s'emplir,
Délicieusement, d'inoubliables larmes.

Et je m'en viens vers toi, heureux et recueilli,
Avec le désir fier d'être à jamais celui
Qui t'est et te sera la plus sûre des joies.
Toute notre tendresse autour de nous flamboie ;
Tout écho de mon être à ton appel répond ;
L'heure est unique et d'extase solennisée
Et mes doigts sont tremblants, rien qu'à frôler ton front,
Comme s'ils y touchaient l'aile de tes pensées.

poem by Emile VerhaerenReport problemRelated quotes
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Jeton KELMENDI – Biographie poésie

Traduit en français par Athanase Vantchev de Thracy Paris


Jeton KELMENDI – Biographie

Jeton Kelmendi est un auteur qui propose une poésie tri-dimensionnelle, couplant modernité et actualité, et qui la communique d’une manière à la fois originale et traditionnelle. Des critiques littéraires ont apprécié dans sa poésie un message au caractère claire, puissant et accompli.

Le langage de Kelmendi est personnel et s’offre naturellement au lecteur. Sa forme agréable et attractive tient significativement à ses concepts émouvants figuratifs en même temps que complexes. L’essence de sa poésie est une narration verticale et une sélection rigoureuse des sujets abordés, qui lui permettent des jeux d’espace et de temps.

Le poète albanais Jeton Kelmendi est né à Peja en 1978. Il a suivi sa scolarité, primaire et secondaire, dans sa ville natale, puis il a poursuivi des études supérieures à l’Université de Prishtina. Correspondant de plusieurs média albanais (en Albanie et au Kosovo) , il collabore avec encore d’autres au niveau international.

Kelmendi est un nom familier aux lecteurs kosovars de poésie, depuis 2000.
Il est également connu comme journaliste, spécialisé dans les domaines politique et culturel.

La poésie de Kelmendi a été traduite en plusieurs langues et figure dans de nombreuses anthologies. Membre de plusieurs associations internationales de poètes, il a été publié dans des revues culturelles, surtout en anglais.

Au centre de la pensée poétique de Kelmendi se trouvent la subtilité de l’expression et le soin accordé à la parole. Les thèmes dominants de ses écrits sont l’amour et les réalités crues de la situation politique, qu’imprègne souvent un sentiment de déception devant la conduite des affaires.

Il est un ancien combattant de l’UCK (Armée de Libération Kosovare) . Actuellement, membre de l’Association Européenne des Journalistes Professionnels, Kelmendi réside à Bruxelles.

Bibliographie
En albanais:
Le siècle de promesses - Shekulli i Premtimeve,1999 (poésie)
Au delà du silence - Përtej Heshtjes,2002 (poésie)
S’il est midi - Në qoftë mesditë,2004 (poésie)
Donnez-moi une patrie - Më fal pak Atdhe,2005 (poésie)
Où vont les avenirs - Ku shkojnë ardhjet,2007 (poésie)
Madame Parole - Zonja Fjalë 2007 (théâtre)

En roumain:

Si rares sont devenues les lettres - Ce mult s-au rãrit scrisorile 2007 (anthologie personnelle de poèmes)
Poesie

MADEMOISELLE PAROLE ET MONSIEUR PENSEE


1.

J’ai parlé d’une manière plutôt
Différente
Trop triomphante
Mademoiselle
J’espère que
Vous n’y voyez pas d’offense
Ce ne sont, après tout
Que des paroles d’un poète
Et vous savez qu’il est permis
De mettre à nu
Des pensées habillées
Et de couvrir leur nudité
D’habits de mon imagination
Ou bien
Vous aurait-il convenu
Que je vous dise tout simplement
Que je vous aime
Les mots que chacun dit
A qui il veut
Comme l’époux à son épouse
Mademoiselle
Je vous prie de reconsidérer


2.

Bien entendu
Les pensées sont vides sans la parole
Ou bien la parole
Est dénuée de sens en l’absence de l’esprit
Vous êtes si adorable
Vous êtes Mademoiselle Parole
Et je suis Monsieur Pensée
Depuis toujours j’ai vu ainsi les choses
Moi-même avec vous-même avec moi-même
Et cette formule-même d’amour
En n’importe quel lieu
Si toutefois elle peut survivre
A la modernité

Alors Mademoiselle Parole
Votre attrait est fort
Quand Monsieur pensée
Vous prête son charme


3.

Allons
Réconcilion s-nous
Car le silence
Inquiet surveille
Ce qui doit nous arriver
De toute manière
Mademoiselle Parole
Je voudrais vous donner un baiser
Un seul
N’étant pas sûr comment
Pourraient le suivre un second et un troisième
Laissez vivre sans entrave la liberté


Laissez la parole
L’esprit
Dire
Ce qu’ils veulent


Maintenant je veux
Mon premier baiser


ILLYRIEN

Le poids de ton corps
Ta puissance aérienne
Ton art d’entrer de fougue en calme
Sont incommensurables
Comme ta lumière
Reçue hors toute limite
Ton rayonnement est sans mesure
Ou bien
Tu es cette suprême qui déborde toute dimension
Je jure sur le puits de mes paroles
Tu es une miette d’oubli
Par delà nos ouïes par delà nos regards
Pour des millénaires
Tu es
Une pensée scintillante
Et jamais
Personne n’a su prononcer ta juste louange
Ma patrie bénie qui m’a légué mon nom
Albanais


ENCOURAGEMENT


Un jour
Mon jour viendra
S’il est vrai en effet
Que chaque chien a son jour
Et je saurai comment l’accueillir
Puis le sol donnera autant de pain
Et autant d’eau la source
Que toutes les gorges seront comblées
Mais hélas
Que pouvons-nous faire de toi
Nous méfier de demain
Journée de malheur

ELLIPSE

Il apparaît maintenant
Puis disparaît
Ensuite vient tout près
Proche d’un côté
Eloigné de l’autre

Il brille d’une lumière scintillante
Garde sa maman
Avec votre bouche loquace
Crée un monde intérieur
Avec tout ce que vous voyez
A sa place

Elle a un flair pour les langues
D'une façon ou d'une autre
Il se dérobe,
Vous regarde fixement,
Entre dans le mot
Et votre paix le dérange,
C’est quelque chose,
Oui, c’est vraiment
Quelque chose

WoluWe Brussels 2006

APRÈS L'ARRIVÉE


Et le barde a répondu

Nous connaissons le destin
Des chansons épiques
En observant le crâne d’un mot

Nous entrons
Ensemble dans le vieux quartier
Avec le bouton d'un mot
Et nous arrachons
Les secrets de ce destin.

Nostalgie de mon moi disparu

D'ici à au-delà
Sera le jour marquant
Ma sortie du mot.

CHRONIQUE
Là commence le silence couché
Comme à minuit samedi

Dimanche et parole donnée
Attendent à nous rencontrer

Hier tout s'était couché
Quelqu'un a subi l'amnésie

Ni le lyrique du chant, ni le son de l'instrument
Ne sont plus entendus au château-fort

Il fait un temps
De l'hiver le plus dur
Là débute la saison écoulée
Ce sont nos jours

L'écoulement du temps un lyrisme d'amour
Don de Dieu

On ne change de vers
Car la parole a du sang

Il s'est mis dans le jeu
Qu'on joue rarement

On joue et puis on vieillit bel et bien

Le 13 février 2007
TESTAMENT

Encore un peu
Quand je serai grand
Je me mettrai à chanter

Encore un tout petit peu
Que je m'habitue à t'aimer
Alors je te ferai don de vers lyriques

Au-delà de sept regards

Je saurai te voir
Et la voûte céleste, par le cri
Sera brisée

Alors
Je pourrai passer au vers
Suivant
A L'OMBRE DU SOUVENIR

Je t'avais dit quelque chose que j’avais oublié
Ce dont tu ne te souvenais pas non plus, demain

L'oubli deviendra de plus en plus ancien.
Alors que le silence s'achemine

Sous l'arbre desséché par le soleil
Je t'attends
A la fin d’un vers
Suspendu au sommet de la nostalgie

Là on n'attend que la bien-aimée
Moi, je me suis assis pour me reposer

Mon automne s’est-il consumé, mon soleil s’est-il couché?
Je tentais de te dire quelque chose


Juin 2004
AUTREMENT
Avez-vous vu l'hiver de mars,
La pierre de cendre, la parole de chasse,
La tête et les yeux assombris par la nostalgie
Mon temps reste toujours une énigme


Je t'ai trouvée sans printemps!

Toute chose imprévue est-elle ainsi?
Le dernier automne
Nous a laissés au bord d’une autre saison
L'été s'est écoulé sur son visage
Sa tempête portait un ciel plein de trous
Un autre temps s'impose

Ensuite le jour pourra changer.
CHANT DE SOLITUDE


Je me suis endormi tôt hier soir
Et je n'ai pas rêvé de toi

Tout ce que la nuit offre
Je t'aurais pardonné hier soir
La moindre chose
A toi

Je ne me rappelle pas si j'eus quelque part
Un mot
Ou bien je me perdis dans l'obscurité de ma nuit

Attention au rêve
Et à la longue nuit

Il enchaîna les lettres
Et rima pour faire des vers
Chantés

La chanson qu'on chante à la solitude
SOUVENIR EN VERS


Là près du grand rocher
Tu ne me trouveras plus
Son ombre me remplace
Là sur l'herbe verte
Je ne m'y assois plus
Le souvenir y est resté seulement
Mon amie que tu étais forte
Tu disais je ne pouvais pas passer
Sans te voir au moins une fois
Des mois, des saisons et des années passèrent
Mon amie que tu étais forte

Ce vers doux, sauvage
La parole n'a plus de sang
On ne dit plus
Tout ce que nous avions ensemble
Un vers
Au sommet du temps qui s'évada


Le 25.07.2004, Ulpianë
A UN VERRE DU DESIR

Homme
Bois ce verre
Empli du vin rouge
Comme le désir

Bois ce vin capiteux
Jusqu'à la lie
Ne laisse pas
La moindre ligne
Etre écrite dans la solitude

Même
Sobre
Vous n’en êtes pas
Moins homme!

L’EMPREINTE DE NOS PAS SUR UN PARCHEMIN

On ne peut pas être sûr de mes rêves
Et de votre patrie
Qui s’éveille
On ne peut pas se fier
A notre bruit
A votre silence

Je crains
Mon lendemain
De même que votre surlendemain.

10H10 A TIRANA

Ce soir l'automne peut s'engloutir dans la nuit,
La lune se reflète dans la fenêtre,
Mes meilleurs
Poèmes,
Je l’écrirai pour toi, ma bien-aimée,
Aux cheveux auburn,
Ce soir.

Peut-être le sommeil te prendra-t-il,
Avant que 10h10 ne s’annonce,
Je joue du chalumeau
Et compose des vers,
Grande est la nuit au cœur du mot,
Et paisible

Ton visage m’apparaît alors,
Fille aux yeux d’or,
Comme dans les temps anciens
« J’ai jeté un regard du haut de la montagne ».

MERVEILLE

Nous étions étendus
Dans la plaine d’un mot,
Moi et les yeux d’azur
Qui m’obsèdent

Qu’il fasse beau,
Pluie ou soleil
Nous l’avons fait.

J’arriverai à trouver du temps
Pour moi,
Pour mon aimée,
Pour mes vers.

Merveille,
Je m’incline vers toi.

Traduit en français par Athanase Vantchev de Thracy

poem by Jeton Kelmendi PoétReport problemRelated quotes
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Verbatim Veracity Vision Voyage Visiting Verlaine's Virid Verses

Verbatim Veracity Vision Voyage Visiting Verlaine's Virid Verses


Key to my bliss, I’d kiss proud breasts and shapely hips,
Accept my heart so great which just for you does beat,
Refuse to [t]urn my fate with spurning fingertips
ENchanting nymph, fair Miss, receive gifts soft and sweet.

Know each day of the week there's only you to praise
As into April March stands herald to the Spring
Represent March Mars me, in you may April ph[r]ase
ENdearment, Venus speak, bestow heart, shared joy [b]ring.

Kismet come unto me as perfumed fresh, and soft,
All ready to caress from top to toe with skill
Redressing mast you bless between two hands, - aloft
Endowment’s flag flies free, responds as vessels fill.

Kiss met on your pert breast jerks, perks up, celebrates
As bow to complement your violin, in tune,
REsponds to siren song, which everywise soul sates
Now zephyr, tempest now, - all wavelength’s ‘neath Love's moon.

Knocked skittles by each kiss of unexpected power
Afford broadsword repose, whose heart is subjugate,
RElax not yet, fair rose, I'll rise again this hour,
Need no balm, Cialis, - your touch much more await.

Know, too, before fair friend we met life rhymed with blight,
A weary soul and sad had travelled lone, awry.
REgrets fast past, lets gad, you’re godsend, trip’s delight -
Nirvana, journey’s end, safe berth, rebirth, home dry.

King I and you my Queen, no jealousy unjust
All life shall heaven sent shine bright should life we share,
REveal accomplishment whose story spurns Death’s dust,
Nestled in peace serene, at ease beyond compare.

Knit close to you my fate is promised happiness
As in my hand your hand is touched by osmosis
REad oasis dreamland of infinite softness
Now we’ll anticipate voluptuous peace and bliss.

Knight fair though head in air, whose muse burns bright for you
Alwaits through night and day if so should be your choice,
REmains, soul clear, to play life's dreams at last come true.
No pair such fruits could share, should you lend me your voice…

30 March 2005 acrostic Parody Translation Paul VERLAINE – Green

Vision Vérité Voyage Vers Vers Verts Verlaine

Voici vos fruits chou fleur aux seins ronds, aux belles hanches,
et voici mon grand coeur, qui ne bat que pour vous.
ne le déchirez pas avec vos mains si blanches,
Qu’à vos yeux bleus ces beaux cadeaux vous semblent doux !

Lundi au Vendredi, puis Samedi, Dimanche
dès ce jour du Printemps, Mars, Avril se confondent,
moi, Mars, je suis aussi, en vous Avril s’épanche, -
le karma réunit l’esprit clair, cœur profond.

Vous arrivez ouverte, encore parfumée,
prête à me caresser des pieds au cou dûment,
souffrez que ma fatigue entre vos mains dressée
répond aux doux instants qui la délasseront.

Vers votre jeune sein je viens faire la fête, -
l’archet dressé du corps à votre violon
s’accorde – un doux refrain pouvant à la tempête
virer pourtant portant l’amour vers l’ultra son.

Sonné par vos baisers – puissance insoupçonnée -
laissez moi m’apaiser après votre conquête.
Ne vous reposez pas, il faut encore oser
pour panser chaque plaie du Temps qui toujours guète!

Avant de rencontrer votre tendre reflet
mon âme voyageait trop triste et inquiète,
en vous se compléter – voyage terminé –
permet de se poser …ainsi prend fin ma quête.

Souhaitant vous chérir sans jamais renchérir
à travers arguments dictés par jalousie, -
et vous quel avenir voulez-vous voir venir
en prose, en vers rimants, où l’harmonie sourit?

Ensemble le destin au bonheur est promis,
ma main dans votre main, - l’osmose et le toucher, -
j’aspire aux lendemains aux douceurs infinies,
où tout respire enfin en calme et volupté.

Car votre beau de l’air exquis et si lyrique
ce soir et pour toujours - si vous le choisissez, -
pour un essor hors pair où tout est idyllique,
attend ma récompense – une réponse où les

vœux partagés seront couronnés de bonheur,
où la sérénité connaît aucun défi,
où toujours vous serez la plus épanouie,
où de la vie le chant unit et corps et cœur.


30 March 2005 Parody Paul VERLAINE – Green

Green - French Parody of Paul Verlaine - Green


GREEN

Voici mon fruit, ma fleur, mes seins ronds et mes hanches,
et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous.
Ne les déchirez pas avec vos deux mains blanches
et qu’à vos yeux ces beaux, ces humbles présents soient doux!

J’arrive toute ouverte, encore parfumée,
qu’on se fasse escaler des pieds à l’haut dûment!
Souffrez que ma fatigue, entre vos mains prostrée,
rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur mon tout jeune sein venez faire la fête, -
le violon de mon corps s’accorde à vos baisers.
Laissez moi m’apaiser de la bonne tempête, -
mais ne reposez pas, il faut encore oser!


© Jonathan Robin - Poem written 24 November 1996

GREEN

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.

J’arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue, à vos pieds reposés
Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers;
Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête,
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.


Paul Verlaine: Romance sans Paroles

GREENLY


I bring, with true heart bursting just for you,
Sweet friend these branches, flowers, fruit and leaves,
And hope when white hand humble gift receives,
Beauty’s eyes will bless, not break in two.

Entering, my forehead drenched with dew
Left by dawn winds, I’d learn that love relieves.
Let my fatigue, which at thy feet here grieves,
Enchanted dream these worries two’ll eschew.

May my head on your youthful breast renew
Emotions that each kiss forever leaves,
Yet may it calm find ‘spite the storm that heaves
Now deep within, - to sleep, at rest with you.


© Jonathan Robin - Poem written 17 June 1991

Jonathan ROBIN

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Vision Vérité Voyage Vers Vers Verts Verlaine

Vision Vérité Voyage Vers Vers Verts Verlaine

Voici vos fruits chou fleur aux seins ronds, aux belles hanches,
et voici mon grand coeur, qui ne bat que pour vous.
ne le déchirez pas avec vos mains si blanches,
Qu’à vos yeux bleus ces beaux cadeaux vous semblent doux !

Lundi au Vendredi, puis Samedi, Dimanche
dès ce jour du Printemps, Mars, Avril se confondent,
moi, Mars, je suis aussi, en vous Avril s’épanche, -
le karma réunit l’esprit clair, cœur profond.

Vous arrivez ouverte, encore parfumée,
prête à me caresser des pieds au cou dûment,
souffrez que ma fatigue entre vos mains dressée
répond aux doux instants qui la délasseront.

Vers votre jeune sein je viens faire la fête, -
l’archet dressé du corps à votre violon
s’accorde – un doux refrain pouvant à la tempête
virer pourtant portant l’amour vers l’ultra son.

Sonné par vos baisers – puissance insoupçonnée -
laissez moi m’apaiser après votre conquête.
Ne vous reposez pas, il faut encore oser
pour panser chaque plaie du Temps qui toujours guète!

Avant de rencontrer votre tendre reflet
mon âme voyageait trop triste et inquiète,
en vous se compléter – voyage terminé –
permet de se poser …ainsi prend fin ma quête.

Souhaitant vous chérir sans jamais renchérir
à travers arguments dictés par jalousie, -
et vous quel avenir voulez-vous voir venir
en prose, en vers rimants, où l’harmonie sourit?

Ensemble le destin au bonheur est promis,
ma main dans votre main, - l’osmose et le toucher, -
j’aspire aux lendemains aux douceurs infinies,
où tout respire enfin en calme et volupté.

Car votre beau de l’air exquis et si lyrique
ce soir et pour toujours - si vous le choisissez, -
pour un essor hors pair où tout est idyllique,
attend ma récompense – une réponse où les

vœux partagés seront couronnés de bonheur,
où la sérénité connaît aucun défi,
où toujours vous serez la plus épanouie,
où de la vie le chant unit et corps et cœur.


30 March 2005 Parody Paul VERLAINE – Green

Green - French Parody of Paul Verlaine - Green

Verbatim Veracity Vision Voyage Visiting Verlaine's Virid Verses


Key to my bliss, I’d kiss proud breasts and shapely hips,
Accept my heart so great which just for you does beat,
Refuse to [t]urn my fate with spurning fingertips
ENchanting nymph, fair Miss, receive gifts soft and sweet.

Know each day of the week there's only you to praise
As into April March stands herald to the Spring
Represent March Mars me, in you may April ph[r]ase
ENdearment, Venus speak, bestow heart, shared joy [b]ring.

Kismet come unto me as perfumed fresh, and soft,
All ready to caress from top to toe with skill
Redressing mast you bless between two hands, - aloft
Endowment’s flag flies free, responds as vessels fill.

Kiss met on your pert breast jerks, perks up, celebrates
As bow to complement your violin, in tune,
REsponds to siren song, which everywise soul sates
Now zephyr, tempest now, - all wavelength’s ‘neath Love's moon.

Knocked skittles by each kiss of unexpected power
Afford broadsword repose, whose heart is subjugate,
RElax not yet, fair rose, I'll rise again this hour,
Need no balm, Cialis, - your touch much more await.

Know, too, before fair friend we met life rhymed with blight,
A weary soul and sad had travelled lone, awry.
REgrets fast past, lets gad, you’re godsend, trip’s delight -
Nirvana, journey’s end, safe berth, rebirth, home dry.

King I and you my Queen, no jealousy unjust
All life shall heaven sent shine bright should life we share,
REveal accomplishment whose story spurns Death’s dust,
Nestled in peace serene, at ease beyond compare.

Knit close to you my fate is promised happiness
As in my hand your hand is touched by osmosis
REad oasis dreamland of infinite softness
Now we’ll anticipate voluptuous peace and bliss.

Knight fair though head in air, whose muse burns bright for you
Alwaits through night and day if so should be your choice,
REmains, soul clear, to play life's dreams at last come true.
No pair such fruits could share, should you lend me your voice…

30 March 2005 acrostic Parody Translation Paul VERLAINE – Green

GREEN

Voici mon fruit, ma fleur, mes seins ronds et mes hanches,
et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous.
Ne les déchirez pas avec vos deux mains blanches
et qu’à vos yeux ces beaux, ces humbles présents soient doux!

J’arrive toute ouverte, encore parfumée,
qu’on se fasse escaler des pieds à l’haut dûment!
Souffrez que ma fatigue, entre vos mains prostrée,
rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur mon tout jeune sein venez faire la fête, -
le violon de mon corps s’accorde à vos baisers.
Laissez moi m’apaiser de la bonne tempête, -
mais ne reposez pas, il faut encore oser!


© Jonathan Robin - Poem written 24 November 1996

GREEN

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.

J’arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue, à vos pieds reposés
Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers;
Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête,
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.


Paul Verlaine: Romance sans Paroles

GREENLY


I bring, with true heart bursting just for you,
Sweet friend these branches, flowers, fruit and leaves,
And hope when white hand humble gift receives,
Beauty’s eyes will bless, not break in two.

Entering, my forehead drenched with dew
Left by dawn winds, I’d learn that love relieves.
Let my fatigue, which at thy feet here grieves,
Enchanted dream these worries two’ll eschew.

May my head on your youthful breast renew
Emotions that each kiss forever leaves,
Yet may it calm find ‘spite the storm that heaves
Now deep within, - to sleep, at rest with you.


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Zone two: Le Temps Des Grand Explosions

sa fait
long temps
que
je
reve


d'un amour
d'une chanson

pour changer
ce monde.....


sa fait long
temps

que j'aime

son visage,

son petit enfant

sans visage.....
son amour et ivres

123 mon song es....


and modern
play....

hi pass
pace
chicago
installer
laisse toi aller

babi....
hi speed
hi internet

amour

read between the lines
chi ca go

and do not go


is colder


with you or without....

it takes time

in my world

to pace things

toward you

my only love....

i want to be your love.....i can show me....

my love...the one i always.....want ta to be....


chi

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Victor Hugo

Il faut que le poète

Il faut que le poète, épris d'ombre et d'azur,
Esprit doux et splendide, au rayonnement pur,
Qui marche devant tous, éclairant ceux qui doutent,
Chanteur mystérieux qu'en tressaillant écoutent
Les femmes, les songeurs, les sages, les amants,
Devienne formidable à de certains moments.
Parfois, lorsqu'on se met à rêver sur son livre,
Où tout berce, éblouit, calme, caresse, enivre,
Où l'âme à chaque pas trouve à faire son miel,
Où les coins les plus noirs ont des lueurs du ciel,
Au milieu de cette humble et haute poésie,
Dans cette paix sacrée où croit la fleur choisie,
Où l'on entend couler les sources et les pleurs,
Où les strophes, oiseaux peints de mille couleurs,
Volent chantant l'amour, l'espérance et la joie,
Il faut que par instants on frissonne, et qu'on voie
Tout à coup, sombre, grave et terrible au passant,
Un vers fauve sortir de l'ombre en rugissant !
Il faut que le poète aux semences fécondes
Soit comme ces forêts vertes, fraîches, profondes,
Pleines de chants, amour du vent et du rayon,
Charmantes, où soudain l'on rencontre un lion.

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La Colline

Cette colline est belle, inclinée et pensive ;
Sa ligne sur le ciel est pure à l’horizon.
Elle est un de ces lieux où la vie indécise
Voudrait planter sa vigne et bâtir sa maison.

Nul pourtant n’a choisi sa pente solitaire
Pour y vivre ses jours, un à un, au penchant
De ce souple coteau doucement tutélaire
Vers qui monte la plaine et se hausse le champ.

Aucun toit n’y fait luire, au soleil qui l’irise
Ou l’empourpre, dans l’air du soir ou du matin,
Sa tuile rougeoyante ou son ardoise grise...
Et personne jamais n’y fixa son destin

De tous ceux qui, passant, un jour, devant la grâce
De ce site charmant et qu’ils auraient aimé,
En ont senti renaître en leur mémoire lasse
La forme pacifique et le songe embaumé.

C’est ainsi que chacun rapporte du voyage
Au fond de son cœur triste et de ses yeux en pleurs
Quelque vaine, éternelle et fugitive image
De silence, de paix, de rêve et de bonheur.

Mais, sur la pente verte et lentement déclive,
Qui donc plante sa vigne et bâtit sa maison ?
Hélas ! et la colline inclinée et pensive
Avec le souvenir demeure à l’horizon !

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