Est Echo O Si Dense aussi Coincidence - Te Rencontrer MC
Est Echo O Si Dense aussi Coincidence - Te Rencontrer MC
Te rencontrer? Qui sait? Talent c’est ton portrait.
Etudes, fort cultivée, esprit vif, éveillée,
Rapport rare et rieur refusant de risquer
Espoir d’égalité, éncourageante et vraie,
Nos idées en commun - noblesse éclat, élan.
Contre vains culs-de-sac, cœur du cœur le ressac
Ouverture à l’écho osmose, point intello,
Nous! Non une et un, NOUS! – quel violon!
T’aimer très tendrement toujours serait mon chant.
Rêvant réaliser, réussite et foyer,
Entente bien lunée étincellante, étoilée.
Rendezvous risquer? Rubis, où te trouver?
Magique est ton prénom, Mon amour, mon shalom.
Charme, aimant le Médoc, Cues, Nicolas, t’es Doc.
10 September 1990 revised 11 February 2009 Quadruple acrostic TE RENCONTRER robi3_0338_robi3_0000
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Est Echo O Si Dense aussi Coincidence - Te Rencontrer MC
Te rencontrer? Qui sait? Toujours ce portrait.
Etudes, cultivée, esprit éveillé,
Rêvant compléter réussite, foyer,
Espoir d’égalité, étincelle vive, vraie,
Nouvel horizon - noblesse et chanson.
Contre culs-de-sac, cœur au cœur ressac
Ouverte à l’écho osmose, point intello,
Nous! Non une et un, NOUS! – quel violon!
T’aimer à souhait très tentrements serait
Rêvant réaliser rires et unifier
Entente espérée enfin démontrée
Rendezvous risquer? Reine, où te trouver?
10 September 1990
poem by Jonathan Robin

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La tzigane
La Tzigane savait d'avance
Nos deux vies barrées par les nuits
Nous lui dîmes adieu et puis
De ce puits sortit l'Esperance
L'amour lourd comme un ours privé
Dansa debout quand nous voulûmes
Et l'oiseau bleu perdit ses plumes
Et les mendiants leurs Avé
On sait très bien que l'on se damne
Mais l'espoir d'aimer en chemin
Nous fait penser main dans la main
À ce qu'a prédit la tzigane
poem by Guillaume Apollinaire

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Un oiseau chante
Un oiseau chante ne sais où
C'est je crois ton âme qui veille
Parmi tous les soldats d'un sou
Et l'oiseau charme mon oreille
Écoute il chante tendrement
Je ne sais pas sur quelle branche
Et partout il va me charmant
Nuit et jour semaine et dimanche
Mais que dire de cet oiseau
Que dire des métamorphoses
De l'âme en chant dans l'arbrisseau
Du cœur en ciel du ciel en roses
L'oiseau des soldats c'est l'amour
Et mon amour c'est une fille
La rose est moins parfaite et pour
Moi seul l'oiseau bleu s'égosille
Oiseau bleu comme le cœur bleu
De mon amour au cœur céleste
Ton chant si doux répète-le
À la mitrailleuse funeste
Qui chaque à l'horizon et puis
Sont-ce les astres que l'on sème
Ainsi vont les jours et les nuits
Amour bleu comme est le cœur même
poem by Guillaume Apollinaire

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Vivons, dans notre amour et notre ardeur
Vivons, dans notre amour et notre ardeur,
Vivons si hardiment nos plus belles pensées
Qu'elles s'entrelacent harmonisées
A l'extase suprême et l'entière ferveur,
Parce qu'en nos âmes pareilles,
Quelque chose de plus sacré que nous
Et de plus pur, et de plus grand s'éveille,
Joignons les mains pour l'adorer à travers nous.
Il n'importe que nous n'ayons que cris ou larmes
Pour humblement le définir
Et que si rare et si puissant en soit le charme,
Qu'à le goûter nos coeurs soient près de défaillir.
Restons quand même, et pour toujours, les fous
De cet amour implacable
Et les fervents, à deux genoux,
Du Dieu soudain qui règne en nous,
Si violent et si ardemment doux
Qu'il nous fait mal et nous accable.
poem by Emile Verhaeren

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L'amour maternel
Fait d'héroïsme et de clémence,
Présent toujours au moindre appel,
Qui de nous peut dire où commence,
Où finit l'amour maternel ?
Il n'attend pas qu'on le mérite,
Il plane en deuil sur les ingrats ;
Lorsque le père déshérite,
La mère laisse ouverts ses bras ;
Son crédule dévoûment reste
Quand les plus vrais nous ont menti,
Si téméraire et si modeste
Qu'il s'ignore et n'est pas senti.
Pour nous suivre il monte ou s'abîme,
A nos revers toujours égal,
Ou si profond ou si sublime
Que, sans maître, il est sans rival :
Est-il de retraite plus douce
Qu'un sein de mère, et quel abri
Recueille avec moins de secousse
Un coeur fragile endolori ?
Quel est l'ami qui sans colère
Se voit pour d'autres négligé ?
Qu'on méconnaît sans lui déplaire,
Si bon qu'il n'en soit affligé ?
Quel ami dans un précipice
Nous joint sans espoir de retour,
Et ne sent quelque sacrifice
Où la mère ne sent qu'amour ?
Lequel n'espère un avantage
Des échanges de l'amitié ?
Que de fois la mère partage
Et ne garde pas sa moitié !
Ô mère, unique Danaïde
Dont le zèle soit sans déclin,
Et qui, sans maudire le vide,
Y penche un grand coeur toujours plein !
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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Bien que déjà, ce soir
Bien que déjà, ce soir
L'automne
Laisse aux sentes et aux orées,
Comme des mains dorées,
Lentes, les feuilles choir,
Bien que déjà l'automne,
Ce soir, avec ses bras de vent,
Moissonne,
Sur les rosiers fervents
Les pétales et leur pâleur,
Ne laissons rien de nos deux âmes
Tomber soudain avec ces fleurs.
Mais tous les deux, autour des flammes
De l'âtre en or de souvenir,
Mais tous les deux, blottissons-nous,
Les mains au feu et les genoux.
Contre les deuils cachés dans l'avenir,
Contre le temps qui fixe à toute ardeur sa fin,
Contre notre terreur, contre nous-mêmes enfin,
Blottissons-nous, près du foyer,
Que la mémoire en nous fait flamboyer.
Et si l'automne obère
A grands pans d'ombre et d'orages planants,
Les bois, les pelouses et les étangs,
Que sa douleur du moins n'altère
L'intérieur jardin tranquillisé,
Où s'unissent, dans la lumière,
Les pas égaux de nos pensées.
poem by Emile Verhaeren

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Si nos coeurs ont brûlé en des jours exaltants
Si nos coeurs ont brûlé en des jours exaltants
D'une amour claire autant que haute,
L'âge aujourd'hui nous fait lâches et indulgents
Et paisibles devant nos fautes.
Tu ne nous grandis plus, ô jeune volonté,
Par ton ardeur non asservie,
Et c'est de calme doux et de pâle bonté
Que se colore notre vie.
Nous sommes au couchant de ton soleil, amour,
Et nous masquons notre faiblesse
Avec les mots banals et les pauvres discours
D'une vaine et lente sagesse.
Oh ! que nous serait triste et honteux l'avenir,
Si dans notre hiver et nos brumes
N'éclatait point, tel un flambeau, le souvenir
Des âmes fières que nous fûmes.
poem by Emile Verhaeren

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La Première Lueur Du Printemps
Ce matin, j'ai vu la première lueur du printemps.
Cet événement a ouvert une porte d'espoir,
Pour l'humanité, pour nos semblables au Moyen Orient
Et pour tous les coins, où il faisait toujours soir.
J'ai vu ton immense sourire de soleil,
Qui finalement va sécher les pleurs.
Déjà, il fait très beau. Le réveil
A été superbe. Demain, nous aurons des fleurs.
Les belles chansons des oiseaux sont de retour,
Et les troubadours cantonnent des jolis refrains de l'amour.
Ce matin, ton frais sourire est venu avec le parfum d'un temps,
Voilé de doux souvenirs d'un printemps d'antan.
Tout est merveilleux, les fruits sont frais.
Essayons d'éterniser ce temps qui est parfait.
Ce matin, j'ai vu la première lueur du printemps.
J'en suis ravi de joie; mon cœur est très content!
poem by Hebert Logerie

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Et qu'importent et les pourquoi et les raisons
Et qu'importent et les pourquoi et les raisons
Et qui nous fûmes et qui nous sommes :
Tout doute est mort, en ce jardin de floraisons
Qui s'ouvre en nous et hors de nous, si loin des hommes.
Je ne raisonne pas, et ne veux pas savoir
Et rien ne troublera ce qui n'est que mystère
Et qu'élans doux et que ferveur involontaire
Et que tranquille essor vers nos parvis d'espoir.
Je te sens claire, avant de te comprendre telle ;
Et c'est ma joie, infiniment,
De m'éprouver si doucement aimant
Sans demander pourquoi ta voix m'appelle.
Soyons simples et bons - et que le jour
Nous soit tendresse et lumière servies,
Et laissons dire que la vie
N'est point faite pour un pareil amour.
poem by Emile Verhaeren

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Les Maniquins
Eins, zwei, drei, vier.
Nous sommes immobiles
Dans la vitrine
Nous sommes les mannequins
Nous sommes les mannequins
On nous observe
Nous sentons vivre notre pouls
Nous sommes les mannequins
Nous sommes les mannequins
Nous regardons alentours
Et nous changeons de pause
Nous sommes les mannequins
Nous sommes les mannequins
Nous commencons a marcher
Et nous brisons la glace
Nous sommes les mannequins
Nous sommes les mannequins
Nous faisons quelques pas
A l'interieur de la ville
Nous sommes les mannequins
Nous sommes les mannequins
Nous rentrons dans un club
Et commencons a danser
Nous sommes les mannequins
Nous sommes les mannequins
Nous sommes les mannequins ...
song performed by by Kraftwerk

Submitted by Lucian Velea
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De la batterie de tir
Nous sommes ton collier France
Venus des Atlantides ou bien des Négrities
Des Eldorados ou bien des Cimméries
Rivière d'hommes forts et d'obus dont l'orient chatoie
Diamants qui éclosent la nuit
Ô Roses ô France
Nous nous pâmons de volupté
À ton cou penché vers l'Est
Nous sommes l'Arc-en-terre
Signe plus pur que l'Arc-en-Ciel
Signe de nos origines profondes
Étincelles
Ô nous les très belles couleurs
poem by Guillaume Apollinaire

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Nos Premiers Baisers
Toi et moi étions jeunes et forts,
C'était un joli après-midi après l'école;
Le ciel se dressait d'un bleu d'azur, rien n'était drôle,
Et les loriquets fredonnaient sans efforts.
Par hasard, nous nous sommes croisés au carrefour,
Quand les rayons de nos yeux s'attiraient.
Nous nous pressions pour dialoguer; sans avis,
Toi et moi échangions nos premiers mimis,
Les premiers baisers qui ont changé nos vies et notre paix.
Ton cœur était froid et mon corps brûlait dans un four.
Toi et moi étions touchés par les flèches de l'amour,
Qui ont changé nos sourires, nos rires et nos humours.
Nous parlions une langue que nous deux seuls comprenions.
Tout était beau, joli, ravissant, tendre, charmant, mignon,
Etcetera, etcetera. Nos premiers baisers venaient du ciel;
Ils étaient plus doux que les cerises trempées dans le miel.
poem by Hebert Logerie

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Les amours terrestres
Nos yeux se sont croisés et nous nous sommes plu.
Née au siècle où je vis et passant où je passe,
Dans le double infini du temps et de l'espace
Tu ne me cherchais point, tu ne m'as point élu ;
Moi, pour te joindre ici le jour qu'il a fallu,
Dans le monde éternel je n'avais point ta trace,
J'ignorais ta naissance et le lieu de ta race :
Le sort a donc tout fait, nous n'avons rien voulu.
Les terrestres amours ne sont qu'une aventure :
Ton époux à venir et ma femme future
Soupirent vainement, et nous pleurons loin d'eux :
C'est lui que tu pressens en moi, qui lui ressemble,
Ce qui m'attire en toi, c'est elle, et tous les deux
Nous croyons nous aimer en les cherchant ensemble.
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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Aux Feuillantines
Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait: jouez, mais je défends
Qu'on marche dans les fleurs et qu'on monte aux échelles.
Abel était l'aîné, j'étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d'elles.
Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d'une armoire un livre inaccessible.
Nous grimpâmes un jour jusqu'à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fimes pour l'avoir,
Mais je me souviens bien que c'était une Bible.
Ce vieux livre sentait une odeur d'encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire!
Nous l'ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et dès le premier mot il nous parut si doux
Qu'oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.
Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.
Tels des enfants, s'ils ont pris un oiseau des cieux,
S'appellent en riant et s'étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes.
poem by Victor Hugo

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Moving
Je me suis déplacé avant
il ne m'effraye pas
au début plus d'est ma ligne de sauvetage
nous nous déplaçons quand les temps obtiennent dur
nous nous déplaçons pour une raison
nous nous déplaçons parce que nous avons perdu notre but
qui est pourquoi je me suis déplacé
et c'était la meilleure décision
j'ont fait les amis vrais
j'ont une vraie famille
j'ont tellement plus eh bien avant
Translation:
I have moved before
It doesn't scare me
To start over is my lifeline
We move when times get hard
We move for a reason
We move because we lost our purpose
That's why I moved
And it was the best decision
I have made true friends
I have a real family
I have so much more now then before
poem by Emily Tyrrell

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Que nous sommes encor heureux et fiers de vivre
Que nous sommes encor heureux et fiers de vivre
Quand le moindre rayon entr'aperçu là-haut
Illumine un instant les pauvres fleurs de givre
Que le gel dur et fin grava sur nos carreaux.
L'élan bondit en nous et l'espoir nous emporte,
Et notre vieux jardin nous apparaît encor
Malgré ses longs chemins jonchés de branches mortes
Vivant et pur et clair et plein de lueurs d'or.
Je ne sais quoi de lumineux et d'intrépide
Se glisse en notre sang et nous réincarnons
L'immense et plein été dans les baisers rapides
Qu'avec ardeur, à corps perdu, nous nous donnons.
poem by Emile Verhaeren

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Les morts
En ces heures de soir où sous la brume épaisse
Le ciel voilé s'efface et lentement s'endort,
Je marche recueilli, mais sans vaine tristesse,
Sur la terre pleine de morts.
Je fais sonner mon pas pour qu'encore ils l'entendent
Et qu'ils songent, en leur sommeil morne et secret,
A ceux dont la ferveur et la force plus grandes
Refont le monde qu'ils ont fait.
lis ne demandent pas qu'une douleur oisive
Se traîne avec des pleurs autour de leurs cercueils.
Ils comprennent la part que l'oeuvre successive
Fait à la joie et à l'orgueil.
Leur esprit est en nous, mais non pas pour nous nuire
Et nous pousser, à contre-jour, comme à tâtons.
Leur voix est douce encor alors qu'on l'entend bruire
Mais que c'est nous, nous qui chantons.
Car l'heure est nôtre enfin ; et la belle lumière
Et le sol et les flots et les ronflants essaims
Des forces qu'on entend vibrer dans la matière
Sont asservis à nos desseins.
Autres sont pour nos coeurs et les dieux et les hommes,
Autres pour nos esprits le pouvoir et ses lois.
Un nouvel infini nous fait ce que nous sommes
Et met sa force en notre foi.
Bondissez donc, désir humain, puissance humaine,
Aussi loin que vous porte ou la lutte ou l'accord.
Que votre amour soit neuf et neuve votre haine
Sur la terre pleine de morts.
poem by Emile Verhaeren

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Comme à d'autres, l'heure et l'humeur
Comme à d'autres, l'heure et l'humeur :
L'heure morose ou l'humeur malévole
Nous ont, de leurs sceaux noirs, marqué le coeur,
Mais, néanmoins, jamais,
Même les soirs des jours mauvais
Nos coeurs ne se sont dit les fatales paroles.
La sincérité claire, ardente, illuminée,
Nous fut joie et conseil,
Si bien que notre âme passionnée
Toujours s'y retrempa, comme en un flux vermeil.
Et nous nous sommes dit nos plus pauvres misères,
Les égrenant comme un âpre rosaire,
L'un devant l'autre, en sanglotant d'amour ;
Et doucement et tour à tour
Sur nos lèvres qui les disaient d'une voix haute
Nos deux bouches, à chaque aveu, baisaient nos fautes.
Ainsi,
Très simplement, sans lâcheté ni sans blasphème,
Nous nous sommes sauvés du monde et de nous-mêmes,
Nous épargnant des deuils et les rongeants soucis,
Et regardant notre âme renaître,
Comme renaît après la pluie,
Quand le soleil la chauffe et doucement l'essuie,
La pureté de verre et d'or d'une fenêtre.
poem by Emile Verhaeren

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Sitôt que nos bouches se touchent
Sitôt que nos bouches se touchent,
Nous nous sentons tant plus clairs de nous-mêmes
Que l'on dirait des Dieux qui s'aiment
Et qui s'unissent en nous-mêmes ;
Nous nous sentons le coeur si divinement frais
Et si renouvelé par leur lumière
Première
Que l'univers, sous leur clarté, nous apparaît.
La joie est à nos yeux le seul ferment du monde
Qui se mûrit et se féconde,
Innombrable, sur nos routes d'en bas ;
Comme là-haut, par tas,
Parmi des lacs de soie où voyagent des voiles
Naissent les fleurs myriadaires des étoiles.
L'ordre nous éblouit, comme les feux la cendre,
Tout nous éclaire et nous paraît flambeau
Nos simples mots ont un sens si beau
Que nous les répétons pour les sans cesse entendre.
Nous sommes les victorieux sublimes
Qui conquérons l'éternité
Sans nul orgueil, et sans songer au temps minime,
Et notre amour nous semble avoir toujours été.
poem by Emile Verhaeren

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Les Mannequins
Eins, zwei, drei, vier.
Nous sommes immobiles [we are immobile]
Dans la vitrine [in the window]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
On nous observe [People watch us]
Nous sentons vivre notre pouls [we feel our pulse]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
Nous regardons alentours [we are looking around]
Et nous changeons de pause [and we change to pause]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
Nous commencons a marcher [we begin to walk]
Et nous brisons la glace [and we break the glass]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
Nous faisons quelques pas [we take a few steps]
A l'interieur de la ville [to the inner city]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
Nous rentrons dans un club [we go into a club]
Et commencons a danser [and begin to dance]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
Nous sommes les mannequins [We are the mannequins]
Nous sommes les mannequins ... [We are the mannequins
song performed by by Kraftwerk

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Inscription pour le tombeau du peintre Henri Rousseau douanier
Gentil Rousseau tu nous entends
Nous te saluons
Delaunay sa femme Monsieur Queval et moi
Laisse passer nos bagages en franchise à la porte du ciel
Nous t'apporterons des pinceaux des couleurs des toiles
Afin que tes loisirs sacrés dans la lumière réelle
Tu les consacres à peindre comme tu tiras mon portrait
La face des étoiles
Tu te souviens, Rousseau, du paysage astèque,
Des forêts où poussaient la mangue et l'ananas,
Des singes répandant tout le sang des pastèques
Et du blond empereur qu'on fusilla là-bas.
Les tableaux que tu peins, tu les vis au Mexique,
Un soleil rouge ornait le front des bananiers,
Et valeureux soldat, tu troquas ta tunique,
Contre le dolman bleu des braves douaniers.
Le malheur s'acharna sur ta progéniture
Tu perdis tes enfants et tes femmes aussi
Et te remarias avecque la peinture
Pour faire tes tableaux, enfants de ton esprit.
Nous sommes réunis pour célébrer ta gloire,
Ces vins qu'en ton honneur nous verse Picasso,
Buvons-les donc, puisque c'est l'heure de les boire
En criant tous en chœur : ' Vive ! vive Rousseau ! '
Ô peintre glorieux de l'alme République
Ton nom est le drapeau des fiers Indépendants
Et dans le marbre blanc, issu du Pentélique,
On sculptera ta face, orgueil de notre temps.
Or sus ! que l'on se lève et qu'on choque les verres
Et que renaisse ici la française gaîté ;
Arrière noirs soucis, fuyez ô fronts sévères,
Je bois à mon Rousseau, je bois à sa santé !
poem by Guillaume Apollinaire

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