D'Amour d'Amour je fu je fu blessé

D'Amour d'Amour je fu je fu blessé,
Et de mon sang la liqueur goute a goute
En chaudes pleurs hors ma playe degoute,
Qui de couler puis le temps n'a cessé.

Je suis d'Amour si bien interessé.
Que peu a peu s'enfuit ma force toute,
Et quelque onguent qu'a ma playe je boute
Sans l'etancher, mon mal ne m'a laissé.

En tel estat ma blessure decline,
Que Machaon de nul just de racine,
N'en pourroyt pas amortir la poyson.

Mais pour guarir, Telephe je devienne,
Toy faite Achil, douce meurtriere mienne,
Qui me navras, donne moy guarison.

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Ha, que tu m'es cruelle

Ha, que tu m'es cruelle,
Que tu reconois mal
Pour t'estre trop fidelle
Tout ce que j'ay de mal !
O rebelle endurcie,
Quand devôt je te prie
Me donner un baiser
Pour rafraichir la flâme
Qui brusle dans mon ame,
Tu la viens rembraizer.

Tu trouves mille ruses
Pour ne venir au point :
Tu trouves mille excuses
Pour ne me baiser point :
Ou quelcun nous aguigne,
Ou ta soeur te fait signe,
Ou tu ois quelque bruit,
Ou tu me contreins dire
Mon amoureux martire,
Tandis le temps s'enfuit.

Tandis s'envole l'heure
Emportant le plaisir,
Mais l'ennuy me demeure
En mon bruslant desir.
Tandis que tu delayes,
De mille et mille playes
Amour navre mon coeur.
Ha tandis ha, Francine,
Dans ma chaude poitrine
S'empire ma langueur.

Francine, tu t'abuses,
Si croissant le desir,
Tu cuides par tes ruses
Croistre aussi le plaisir.
' Plus une soif est gloute
' Moins le breuvage on goute,
' Tant soit-il doucereux :
Fust-ce une malvoisie
Fust-ce, en si grande envie,
Un nectar savoureux.

Mais bien plus je m'abuse
De me douter en rien,
Que cette fine ruse
Tu faces pour mon bien.
Tu reçois trop de joye
De me voir pris en proye
Par l'oyseau Cupidon :
Tu te plais trop à rire
De me voir en martire
Te requerir pardon.

Mais puis qu'ainsi ta joye
Est en mon deplaisir,
Tout mon coeur je t'otroye,
Genne-le de desir :
Bien plustost que je n'aye
Ce confort de la playe
Qu'amour fait en mon coeur,
J'acheteray, farrouche,
Un baiser de ta bouche,
Pour la mesme langueur.

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L'Amour qui me tourmente

L'Amour qui me tourmente
Je trouve si plaisant
Que tant plus il s'augmente
Moins j'en veux estre exemt :
Bien que jamais le somme
Ne me ferme les yeux,
Plus amour me consomme
Moins il m'est ennuyeux.

Toute la nuit je veille
Sans cligner au sommeil,
Remembrant la merveille
Qui me tient en éveil,
Me representant celle
Que je voy tout le jour,
De qui l'image belle
Travaille mon sejour.

Toute nuit son image
Se montre devant moy :
Le trait de son visage
Tout tel qu'il est je voy :
Je voy sa belle bouche,
Et je voy son beau sein,
Ses beaux tetins je touche,
Et je baise sa main.

Le jour si ma Maistresse
Favorable m'a ris,
Il faut que j'en repesse
Toute nuit mes espris.
Si d'une oeillade gaye
Elle m'a fait faveur,
La nuit sa douce playe
Me chatouille le coeur.

S'elle égaye la place
De son bal gracieux,
Toute la nuit sa grace
Recourt devant mes yeux :
Si en douce merveille
J'ay ouy sa chanson,
Toute nuit en l'oreille
J'en regoute le son.

O heureuse ma vie
De jouïr d'un tel heur !
Non, non, je n'ay envie
D'avoir d'un dieu l'honneur,
Puis qu'à souhet je passe
Et la nuit et le jour,
Recueillant tant de grace
Du tourment de l'amour.

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Tu me desplais, quoy que belle tu soys

Tu me desplais, quoy que belle tu soys,
Tu me desplais, croy moy, je le confesse,
Et, bien qu'a moy tu desplaises, sans cesse
Je suy contreint ton amour toutesfoys.

Ton doulx regard, ta plus qu'humaine voix,
Ton port divin, tes graces, ma Deesse,
Me font t'aimer, mais ceste amour me laisse
Par la fierté, dont meurdrir tu me doys.

Ainsi le dieu, qui mon ame martire,
En ton amour, or me chasse, or m'attire,
Monstrant rigueur, et parfaite beaulté :

L'une m'enflame, et l'autre me rend glace,
Ainsi à toy m'atrait la bonne grace,
Tost m'en deboute une grand' cruaulté.

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Zone two: Le Temps Des Grand Explosions

sa fait
long temps
que
je
reve


d'un amour
d'une chanson

pour changer
ce monde.....


sa fait long
temps

que j'aime

son visage,

son petit enfant

sans visage.....
son amour et ivres

123 mon song es....


and modern
play....

hi pass
pace
chicago
installer
laisse toi aller

babi....
hi speed
hi internet

amour

read between the lines
chi ca go

and do not go


is colder


with you or without....

it takes time

in my world

to pace things

toward you

my only love....

i want to be your love.....i can show me....

my love...the one i always.....want ta to be....


chi

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Amour Jamais

Amour
Jamais
Si cel nest pas pour de vrai
Toujour
Oui mais
Cest trop facile lheure quil est
Jte connais peine
Et dj tu me fais de la peine
Cest un peu trop tôt
Mieux revenir zro
Amour
Qui sait
Combien cet amour va durer
Un jour
Ou des
Eternits cest cque jvoudrais
Quand moi je taime
Peut tre un peu plus que moi-mme
Tu te crois le plus beau
Cest l o tu as tout faux
Amour amour amour jamais
Une seule condition que ce soit jamais
Amour amour amour toujours
Que ça dure jusquau dernier jour
Amour
O.k.
Sans le corps et sans âme cest
Lamour
One way
Ce ne sont que des sens insenss
Quand moi je taime
Peut tre un peu plus que moi-mme
Tu te crois le plus beau
Cest l o tu as tout faux
Amour amour amour jamais
Une seule condition que ce soit jamais
Amour amour amour toujours
Que ça dure jusquau dernier jour

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Que Ca Ne Finisse Jamais

Jamais, jamais, j'voulais que ca n'finisse jamais
Je laisse passer un peu de temps
J'oublie mes sentiments
Mais je sais que je t'attends
Je laisse glisser tout doucement
L'amour, mais je me mens
Je crois que je fais semblant
Oh, je laisse coler tant de rivieres
De tames ou je mes perds
Des mots ou je t'espere
Oh, ou oh, je lasse s'evnoler mes regrets
Je crois que je voulais
Que ca n'finisse jamais
Jamais, c'est vrai
J'voulais que ca n'finisse jamais je laisse se poser sur mes peines
Les mots d'amour qui trainet
Avant que tu ne tes reprennes
Je me laisse meme un peu de repit
Pour vivre d'autres vies
Ca n'est pas sur que j'oublie
Oh. je laisse couler tant de rivieres
De larmes ou je me perds
De mots ou je t'espere
Oh, ou oh, je laisse s'envoler mes regrets
Je crois que tu voulais
Que ca n'finisse jamais
Jamais, c'est vrai
J'voulais que ca n'finisse jamais
Je veux garder, regarder encore un peu
J'laisee couler tant de rivieres
De larmes ou je me perds
De mots ou je t'espere
Oh, ou, oh je laisse s'envoler mes regrets
Je crois que tu voulais
Que ca n'finisse jamais
Jamais, jamais, j'voulais
Que ca n'finisse jamais
Oh, ou oh, je laisse s'envoler mes regrets
Je crois je voulais
Que ca n'finisse jamais
Jamais

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Une amoureuse ardeur

Une amoureuse ardeur,
S'elle n'est feinte,
Ne chasse point du coeur
Soupçon et creinte.

Tel est l'état d'Amour
' Qui les liesses
' Echange tour à tour
' Et les tristesses.

Plus je suis amoureux,
Plus je soupçonne
Que ton coeur langoureux
Ailleurs s'adonne.

J'ay de toy bien souvent
Belles paroles,
Mais j'écri dans le vent
Telles frivoles.

Si pareille à ma foy
Estoit la tienne,
Tu essayrois dans toy
La peine mienne.

Comme en tant que je puis,
L'amour fidelle,
Dont obligé me suis,
Je te decele,

Ainsi de ton pouvoir
Ton amour grande
Or tu me ferois voir
A ma demande.

Si ton coeur ne dement
Ta voix certaine,
Prouve moy donc comment
Elle n'est vaine.

Si nos coeurs mesmes sont,
Je m'emerveille
Que tous deux ils ne vont
A fin pareille.

Le vouloir et l'amour
Sont chose mesme,
Quand d'un mesme retour
L'un et l'autre aime.

Où mesme est le vouloir
Et la puissance,
Qui garde de valoir
La jouissance ?

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Embrasse-moi, mon coeur...

Embrasse-moi, mon coeur, baise-moi, je t'en prie,
Presse-moi, serre-moi ! À ce coup je me meurs !
Mais ne me laisse pas en ces douces chaleurs :
Car c'est à cette fois que je te perds, ma vie.

Mon ami, je me meurs et mon âme assouvie
D'amour, de passions, de plaisirs, de douceurs,
S'enfuit, se perd, s'écoule et va loger ailleurs,
Car ce baiser larron me l'a vraiment ravie.

Je pâme ! Mon ami ! mon ami, je suis morte !
Hé ! ne me baisez plus, au moins de cette sorte.
C'est ta bouche, mon coeur, qui m'avance la mort.

Ote-la donc, m'amour, ote-la, je me pâme !
Ote-la, mon ami, ote-la, ma chère âme,
Ou me laisse mourir en ce plaisant effort !

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Or Voy-Je Bien Qu'il Faut Vivre En Servage

Or voy-je bien qu'il faut vivre en servage,
A dieu ma liberté:
Dans les liens de l'amoureux cordage
Je demeure arresté.
J'ay conoissance
De la puissance
D'une maistresse,
Qu'Amour adresse.
Ô combien peut sur nous une beauté!

J'ay veu le temps que l'on me disoit: Garde
Amour te punira;
Tu ris de luy, tu ris, mais quoy qu'il tarde
De toy il se rira.
Je leur disoye:
Devant que soye
De la sagette
Qu'aux coeurs il jette
Atteint au coeur, le monde finira.

Mais qu'ay-je fait de ma fiere arrogance?
Où est ce brave coeur?
Je conoy tard ma fole outrecuidance,
Amour, en ta rigueur.
Je le confesse,
Une maistresse
Belle et bien-née
Tu m'as donnée:
Je suis vaincu, et tu es le vainqueur.

Et quel effort ay-je oublié de faire,
Pour rompre ta prison?
Et quel remede à mon grand mal contraire
Pour avoir guerison?
Mais toute peine
M'a esté vaine.
Il n'est plus heure
Qu'on me sequeure:
Trop a gagné dedans moy la poison.

J'ay bien voulu moy-mesme me contreindre
De Francine haïr.
(Pardon Francine: et mon mal n'en est moindre,
Et je veu t'obeïr)
Où que la visse,
De vertu vice
J'ay voulu faire
Pour m'en distraire;
Mais c'est en vain qu'amour je veu fuir.

Mesme cuidant (ô cuider execrable!)
Mon tourment alleger,
J'ay bien osé par un vers difamable
La vouloir outrager.
Mais mon martyre
M'a fait dedire.
' La vraye plainte
' Plus que la feinte
' Peut de l'amour la peine soulager.

Vous jeunes gens, qu'Amour des-ja menace,
Fuiez ce faus archer,
Fuiez son arc, courez de place en place,
Ne vous laissez toucher.
' Puis que la fleche
' A fait sa breche,
' C'est grand'sotise
' Si l'on s'avise
' Après le coup du tireur n'aprocher.

Heureux celuy que d'autruy le dommage
' A fait bien avisé:
Si j'eusse peu de bonne heure estre sage
Devant qu'il eust visé,
Plus sain je fusse,
De luy je n'usse
Paravanture
Ce que j'endure:
Je ne languisse ainsi martyrisé!

Bien que mon mal me cause un grand martyre
En cruelle rigueur,
Heureux vrayment de l'avoir me puis dire
Pour si grande valeur.
Je reçoy gloire
De sa victoire:
' L'honneur surmonte
' La foible honte
' S'on est vaincu par un brave vainqueur.

Puis que mon mal est si grand qu'il refuse
L'espoir de guerison,
Je feray bien, si doucement j'abuse
L'effét de sa poison.
' L'acoutumance
' Donne alegeance,
' Quand on suporte
' De vertu forte
' Ce qui ne peut s'amander par raison.

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Plaisir D'Amour

Plaisir d'amour ne dure qu'un moment
Chagrin d'amour dure toute la vie.
J'ai tout quitt pour l'ingrate Sylvie
Elle me quitte et prend un autre amant.
Plaisir d'amour ne dure qu'un moment
Chagrin d'amour dure toute la vie.
Tant que cette eau coulera doucement
Vers ce ruisseau qui borde la prairie.
Je t'aimerai, me rptait Sylvie
L'eau coule encore, elle a chang pourtant.
Plaisir d'amour ne dure qu'un moment
Chagrin d'amour dure toute la vie...

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L Pour a

Pense moi la prochaine fois que
tu entendras la rumeur des vagues
et si elles te disent que tu m'as fait
que du mal, t'en fait pas
j'suis l pour a
la mer connait pas le fil du temps
qui nous rapproche et nous spare
vive la mare haute et vive la basse
mais surtout vive la difference
j'suis l pour a
laisse couler le bateau
oublie tes moeurs
laisse toi aller et n'ai pas peur
les mecs c'est des salauds mais peut-tre pas tous
remplis ton verre et a nos amours
j'suis l pour a

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Victor Hugo

Il Fait Froid

L'hiver blanchit le dur chemin
Tes jours aux méchants sont en proie.
La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée...
Ferme ta porte à l'aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !

Et puis laisse ton coeur ouvert !
Le coeur, c'est la sainte fenêtre.
Le soleil de brume est couvert ;
Mais Dieu va rayonner peut-être !

Doute du bonheur, fruit mortel ;
Doute de l'homme plein d'envie ;
Doute du prêtre et de l'autel ;
Mais crois à l'amour, ô ma vie !

Crois à l'amour, toujours entier,
Toujours brillant sous tous les voiles !
A l'amour, tison du foyer !
A l'amour, rayon des étoiles !

Aime, et ne désespère pas.
Dans ton âme, où parfois je passe,
Où mes vers chuchotent tout bas,
Laisse chaque chose à sa place.

La fidélité sans ennui,
La paix des vertus élevées,
Et l'indulgence pour autrui,
Eponge des fautes lavées.

Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s'éclaire de ce qui brûle.

A ces démons d'inimitié
Oppose ta douceur sereine,
Et reverse leur en pitié
Tout ce qu'ils t'ont vomi de haine.

La haine, c'est l'hiver du coeur.
Plains-les ! mais garde ton courage.
Garde ton sourire vainqueur ;
Bel arc-en-ciel, sors de l'orage !

Garde ton amour éternel.
L'hiver, l'astre éteint-il sa flamme ?
Dieu ne retire rien du ciel ;
Ne retire rien de ton âme !

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Au temps où longuement j'avais souffert

Au temps où longuement j'avais souffert,
Où les heures m'étaient des pièges,
Tu m'apparus l'accueillante lumière
Qui luit aux fenêtres, l'hiver,
Au fond des soirs, sur de la neige.

Ta clarté d'âme hospitalière
Frôla, sans le blesser, mon coeur,
Comme une main de tranquille chaleur.

Puis vint la bonne confiance,
Et la franchise, et la tendresse, et l'alliance
Enfin de nos deux mains amies,
Un soir de claire entente et de douce accalmie.

Depuis, bien que l'été ait succédé au gel,
En nous-mêmes, et sous le ciel,
Dont les flammes éternisées
Pavoisent d'or tous les chemins de nos pensées,
Et que l'amour soit devenu la fleur immense
Naissant du fier désir
Qui sans cesse, pour mieux encor grandir,
En notre coeur se recommence
Je regarde toujours la petite lumière
Qui me fut douce, la première.

poem by Emile VerhaerenReport problemRelated quotes
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Pendant que vostre main docte...

Pendant que vostre main docte, gentille et belle
Va triant dextrement les odorantes fleurs
Par ces prez esmaillez en cent et cent couleurs,
Par le sacré labeur de la troupe immortelle :

Gardez qu'Amour tapy sous la robe nouvelle
De quelque belle fleur n'evente ses chaleurs,
Et qu'au lieu de penser amortir vos douleurs,
D'un petit traict de feu ne vous les renouvelle.

En recueillant des fleurs la fille d'Agenor
Fut surprise d'Amour, et Prosperine encor
L'une fille de roy, l'autre toute déesse.

Il ne faut seulement que soufler un bien peu
Le charbon eschauffé, pour allumer un feu,
Duquel vous ne pourriez enfin estre maistresse.

poem by Remy BelleauReport problemRelated quotes
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Decouverte

j'ai retrouve en Vous
mon reve
mon amour perdu
je suis nee de nouveau
avec les battements
de vos coeurs
et
je m'en suis transformee
de nouveau
en fleur
en rose
car
j'ai cache dedans mon ame
tant de lettres secretes
et
j'ai atteint
toutes les flammes
de ma jeunesse
lesquelles
avec toute leur chaleur
me blessent
cela ne cesse
ne cessera jamais
car
vos sourires, votre amour
me reviennent
dans le passe
ou j'etais si aimee.

poem by Jagotka TomovskaReport problemRelated quotes
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O Delices D’Amour!

O délices d'amour! et toi, molle paresse,
Vous aurez donc usé mon oisive jeunesse!
Les belles sont partout. Pour chercher les beaux-arts,
Des Alpes vainement j'ai franchi les remparts;
Rome d'amours en foule assiège mon asile,
Sage vieillesse, accours! Ô déesse tranquille,
De ma jeune saison éteins ces feux brûlants,
Sage vieillesse! Heureux qui, dès ses premiers ans,
A senti de son sang, dans ses veines stagnantes,
Couler d'un pas égal les ondes languissantes;
Dont les désirs jamais n'ont troublé la raison;
Pour qui les yeux n'ont point de suave poison;
Au sein de qui jamais une absente perdue
N'a laissé l'aiguillon d'une trop belle vue;
Qui, s'il regarde et loue un front si gracieux,
Ne le voit plus, sitôt qu'il n'est plus sous ses yeux!
Doux et cruels tyrans, brillantes héroïnes,
Femmes, de ma mémoire habitantes divines,
Fantômes enchanteurs, cessez de m'égarer.
O mon coeur! ô mes sens! laissez-moi respirer.
Laissez-moi dans la paix de l'ombre solitaire
Travailler à loisir quelque oeuvre noble et fière
Qui, sur l'amas des temps propre à se maintenir,
Me recommande aux yeux des âges à venir.
Mais, non! j'implore en vain un repos favorable;
Je t'appartiens, Amour, Amour inexorable!

poem by Andre Marie de ChenierReport problemRelated quotes
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Bien, je l'ay dit, je le confesse

Bien, je l'ay dit, je le confesse,
Que nul ne te pourroit aimer
Autant que je t'aime, Maistresse,
Sçachant mieux qu'autre t'estimer :
Car d'autant que je cognoy plus
Et tes beautez et tes vertus,
D'autant ma Francine je doy
Mettre plus grande amour en toy.

Un autre moins digne, peut estre,
Du premier coup s'éblouira,
Et ne te pouvant pas conoistre
Un fol amour en souffrira,
Pour un rayon de ta beauté
Perdant de raison la clarté,
Et par trop vaine passion
T'offrira son affection.

Mais dy : quel service agreable
D'un tel fol pourras tu tirer,
Qui te criant non pitoyable
Ne fera rien que souspirer,
Que t'ennuier de ses ennuis
Qu'il prendra les jours et les nuits,
Pour ton amour, comme il crira,
Mais par sottise il languira.

Non ainsi, non ainsi, Francine,
Je ne t'aime ainsi folement,
D'un ray de ta valeur divine
Souffrant un fol aveuglement.
Ce qui me fait ainsi t'aimer
C'est que je sçay bien t'estimer,
C'est que sage je cognoy bien
Tes graces qui me rendent tien :

Qui mourroyent, las, si de mes graces
Elles n'avoyent les belles fleurs,
Que mignardement tu embrasses
Pour orner tes dines valeurs
De leur chapelet fleurissant
Par l'age ne se fanissant,
Que je leur donray bien apris,
Puis que tu ne l'as en mépris.

Et ce qui me donne courage,
C'est que tu cheris mes chansons,
Les aimant d'un jugement sage,
Bien que j'agence leurs façons,
N'étant d'amour au coeur ateint,
En l'honneur d'un nom que j'ay feint.
Combien donc les cheriras tu
Quand je chanteray ta vertu ?

Tu les entans, tu les caresses,
Et puis que tu les aimes tant
De leurs mignardes gentillesses
Ton desir je feray contant.
Francine, si tu prens à gré
Mon chant tout à toy consacré,
Si je te voy te plaire aux sons
De mes amoureuses chansons,

Je feray que nulle ancienne
Ne s'élevera dessur toy :
Je feray que la gloire tienne,
Pour t'avoir obligé ma foy,
Bien peu d'envie portera
A la plus brave qu'on lira
De nostre temps avoir eu l'heur
De gagner d'un Poëte le coeur.

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Intérieur

Le Temps sentencieux et le muet Amour
Se tiennent côte à côte et debout devant l’âtre,
Et l’on voit se croiser dans le miroir verdâtre
La faulx vaine du Temps et l’aile de l’Amour.

L’aile est lasse. Le Temps parfois parle à l’Amour ;
La voix douce reprend la voix acariâtre ;
L’enfant résiste et le vieillard s’opiniâtre,
Et l’enfant ne veut pas comprendre, étant l’Amour.

Rosaces au parquet et lustres au plafond,
Éclair qui va tonner, roses qui fleuriront !
Le miroir s’interroge et scrute le miroir.

Le meuble se contracte et crispe ses pieds tors ;
La porte s’entrebâille et l’on attend l’Espoir
Qui de l’aile de cendre eût fait une aile d’or.

poem by Henri de RegnierReport problemRelated quotes
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Des Baisers Spontanés

Des Baisers Spontanés

Donne-moi des baisers spontanés
Pour célébrer nos meilleures années
Et pour oublier les obstacles et les chimères.

Embrasse-moi encore sur mes lèvres
Pour calmer l'ntensité de ma fièvre
Aime-moi comme ma mère.

Femme, fais-moi voir les étincelles de l'amour
Viens vivre avec moi pour l'éternité
Viens, viens ce soir à mon secours.

Je veux vivre, montre-moi ta beauté
Dis-moi que tu m'aimeras jusqu'à la mort
Réchauffe-moi pour devenir plus fort.

Donne-moi des longs baisers
Aime-moi pour la vie et pour toujours
Laisse-moi vivre la chaleur de ton amour.

poem by Hebert LogerieReport problemRelated quotes
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Victor Hugo

Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles

Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles,
Etait digne de toi, tant elle avait d'étoiles !
Tant son calme était frais ! tant son souffle était doux !
Tant elle éteignait bien ses rumeurs apaisées !
Tant elle répandait d'amoureuses rosées
Sur les fleurs et sur nous !

Moi, j'étais devant toi, plein de joie et de flamme,
Car tu me regardais avec toute ton âme !
J'admirais la beauté dont ton front se revêt.
Et sans même qu'un mot révélât ta pensée,
La tendre rêverie en ton coeur commencée
Dans mon coeur s'achevait !

Et je bénissais Dieu, dont la grâce infinie
Sur la nuit et sur toi jeta tant d'harmonie,
Qui, pour me rendre calme et pour me rendre heureux,
Vous fit, la nuit et toi, si belles et si pures,
Si pleines de rayons, de parfums, de murmures,
Si douces toutes deux !

Oh oui, bénissons Dieu dans notre foi profonde !
C'est lui qui fit ton âme et qui créa le monde !
Lui qui charme mon coeur ! lui qui ravit mes yeux !
C'est lui que je retrouve au fond de tout mystère !
C'est lui qui fait briller ton regard sur la terre
Comme l'étoile aux cieux !

C'est Dieu qui mit l'amour au bout de toute chose,
L'amour en qui tout vit, l'amour sur qui tout pose !
C'est Dieu qui fait la nuit plus belle que le jour.
C'est Dieu qui sur ton corps, ma jeune souveraine,
A versé la beauté, comme une coupe pleine,
Et dans mon coeur l'amour !

Laisse-toi donc aimer ! - Oh ! l'amour, c'est la vie.
C'est tout ce qu'on regrette et tout ce qu'on envie
Quand on voit sa jeunesse au couchant décliner.
Sans lui rien n'est complet, sans lui rien ne rayonne.
La beauté c'est le front, l'amour c'est la couronne :
Laisse-toi couronner !

Ce qui remplit une âme, hélas ! tu peux m'en croire,
Ce n'est pas un peu d'or, ni même un peu de gloire,
Poussière que l'orgueil rapporte des combats,
Ni l'ambition folle, occupée aux chimères,
Qui ronge tristement les écorces amères
Des choses d'ici-bas ;

Non, il lui faut, vois-tu, l'hymen de deux pensées,
Les soupirs étouffés, les mains longtemps pressées,
Le baiser, parfum pur, enivrante liqueur,
Et tout ce qu'un regard dans un regard peut lire,
Et toutes les chansons de cette douce lyre
Qu'on appelle le coeur !

Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète,
Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite,
Où mille instincts profonds nous fixent nuit et jour ;
Le pêcheur a la barque où l'espoir l'accompagne,
Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne,
Les âmes ont l'amour !

21 mai 1833

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