Parle-moi…

Parle-moi de jolies fleurs,
Puisque le printemps est au coin du boulevard.
Parle-moi du bonheur,
Parce que les bambins utilisent leurs buvards.

Parle-moi des seins ravissants,
Des chemises féminines et des mains veloutées,
Et tu verras des sourires printaniers,
Qui rendront ton cœur agréable et plaisant.

J'en ai marre de tes jalousies,
De tes mauvaises humeurs et de tes folies.

Parle-moi des choses,
Qui puissent me divertir.
Apporte-moi des roses,
Et parle-moi de l'avenir,
Ou d'un futur certain.

Apporte-moi un pot de vin,
Des cerises et des raisins;
Envoie-moi des bons pains;
Et caresse mes cheveux,
Pour me rendre très heureux.

J'en ai marre de tes niaiseries,
De tes jalousies et de tes folies.

poem by Hebert LogerieReport problemRelated quotes
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Déterminer

Dans le déterminisme, je puise mon espoir,
D’où la volonté et le courage d’y parvenir feront de moi un grand écrivain,
Dans un socle de barrage ou je ne suis ni vu, ni connu,
Dans une espace vide où je n’ai certes aucun avenir,
Soudain, une opportunité se présente au devant de moi,
C’est le courage, la volonté et l’amour de ma future carrière,
Et depuis, je ne m’arrête plus de chanter que je suis prospère,
Et encore et encore,
Depuis, je chante d’être devenu un grand écrivain,
Comme le flot de la mer,
Les connaissances dans le silence, les mots dans le calme, et des phrases dans la tranquillité, m’inspirent,
Je trouve donc quoi à écrire, et je parle,
Je parle de la vie, de la société,
Je parle de tout,
Actionner par la détermination de la force et du courage de vaincre,
Je me suis lancé,
Le départ étant actionné,
J’y arrive enfin,

poem by Kafun LadyReport problemRelated quotes
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La Vie En Rose

Des yeuz qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche
Voila le portrait sans retouche
De lhomme auguel jappartiens
Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose
Il me dit des mots damour
Das mots de tous les jours,
Et ca me fait quelques choses
Il est entre dans mon coeur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause
Cest lui pour
Moi, moi pour lui dans la vie
Il me la dit, la jure pour la vie,
Et des que je lapercois
Alors je sens en moi, mon coeur qui bat...
Des nuits damour a plus finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Les ennuis, des chagrins seffacent
Heureux, heureux a en mourir

song performed by by Grace JonesReport problemRelated quotes
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Le Petit Prince

Maintenant
dans cet moments
Le Petit Prince
Il parle de fleurs
Il parle d’amour
Est-que-c’est un planet
Le Petit Planet de Le Petit Prince
Ce que je cherche
Sais pas

Tu sais Antoine
L’homme
Il avait done
Beaucoup de Marse(s)
Beaucoup de Saturne(s)
Beaucoup de Jupiter(s)
Beaucoup des planets
Peutetre seulments
Parce qu’il n’y avait
Une place de manger
Un petit beurre
De petit beaute
De beatitude

Now
At this very moment
The Little Prince
He talks of flowers
He talks of love
Is it a planet
The Little Planet of The LittlePrince
That I am looking for
I don’t know

You know Antoine
A human
Has been given
Lots of Mars(es)
Lots of Saturn(s)
Lots of Jupiter(s)
Lots of planets
Perhaps only
Because they had
No place to eat
A small breakfast
Of little beauty
Of beautitude

poem by Miroslava OdalovicReport problemRelated quotes
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Elle m'a Attrapé

Elle m’a attrapé avant que je ne tombe
Elle m’a réveillé par la Chaleur de son âme
Elle m’a envouté par la Beauté de son corps
Elle m’a fait Apôtre de sa Mélodie
Elle m’a fait Hôte de son Mont de Vénus

Alors,
Je lui fabrique des bisous canadairs
Je lui parle de nos mémoires
Je lui largue des lettres pour trouver nos mots
Je lui ouvre mon cœur pour renverser nos maux
Je lui dédie ce sentiment qu’est l’Amour

poem by Etienne DuglandReport problemRelated quotes
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La Beauté De Nos Femmes

Les séduisants sourires,
Les éclats de rire,
Leurs marches, leurs fortes hanches,
Leurs regards, leurs dents blanches,
Les coups d'œil de renard,
Et les lorgnements de canard!
Tam! Tam! Elles sont jolies et délicieuses!
Elles sont ravissantes et majestueuses!

J'étais à la chapelle pour la messe dominicale;
Je les regardais avec l'envie de vivre éternellement
Et les admirais dans mon âme tranquillement.
Comme elles étaient coquetées et magistrales!

Les rouges à lèvres qui me faisaient frémir
Et mon imagination qui m'hypnotisait.
Oh! Que c'était beau de rêver et de dormir
Avec les yeux grands et ouverts.
Quand l'amour voltige dans l'air,
On se sent très bien, voire en paix.

Les robes du temps de Ogé et de Chavannes,
Les jolies jupes de tarlatane,
Leurs marches, leurs étroites hanches,
Leurs regards, leurs dents blanches,
Les gestes, les tendres baisers,
Et les haleines qui réchauffaient mon cœur.
Oh! Dieu, merci pour cet avant-goût, pour ce bonheur;
Nos femmes sont vraiment garnies de qualités.

poem by Hebert LogerieReport problemRelated quotes
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Victor Hugo

Horror

Esprit mystérieux qui, le doigt sur ta bouche,
Passes... ne t'en va pas ! parle à l'homme farouche
Ivre d'ombre et d'immensité,
Parle-moi, toi, front blanc qui dans ma nuit te penches !
Réponds-moi, toi qui luis et marches sous les branches
Comme un souffle de la clarté !

Est-ce toi que chez moi minuit parfois apporte ?
Est-ce toi qui heurtais l'autre nuit à ma porte,
Pendant que je ne dormais pas ?
C'est donc vers moi que vient lentement ta lumière ?
La pierre de mon seuil peut-être est la première
Des sombres marches du trépas.

Peut-être qu'à ma porte ouvrant sur l'ombre immense,
L'invisible escalier des ténèbres commence ;
Peut-être, ô pâles échappés,
Quand vous montez du fond de l'horreur sépulcrale,
O morts, quand vous sortez de la froide spirale,
Est-ce chez moi que vous frappez !

Car la maison d'exil, mêlée aux catacombes,
Est adossée au mur de la ville des tombes.
Le proscrit est celui qui sort ;
Il flotte submergé comme la nef qui sombre.
Le jour le voit à peine et dit : Quelle est cette ombre ?
Et la nuit dit : Quel est ce mort ?

Sois la bienvenue, ombre ! ô ma soeur ! ô figure
Qui me fais signe alors que sur l'énigme obscure
Je me penche, sinistre et seul ;
Et qui viens, m'effrayant de ta lueur sublime,
Essuyer sur mon front la sueur de l'abîme
Avec un pan de ton linceul ! ...

poem by Victor HugoReport problemRelated quotes
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La Voix

Je ne veux de personne auprès de ma tristesse
Ni même ton cher pas et ton visage aimé,
Ni ta main indolente et qui d’un doigt caresse
Le ruban paresseux et le livre fermé.

Laissez-moi. Que ma porte aujourd’hui reste close ;
N’ouvrez pas ma fenêtre au vent frais du matin ;
Mon cœur est aujourd’hui misérable et morose
Et tout me paraît sombre et tout me semble vain.

Ma tristesse me vient de plus loin que moi-même,
Elle m’est étrangère et ne m’appartient pas,
Et tout homme, qu’il chante ou qu’il rie ou qu’il aime,
À son heure l’entend qui lui parle tout bas,

Et quelque chose alors se remue et s’éveille,
S’agite, se répand et se lamente en lui,
À cette sourde voix qui lui dit à l’oreille,
Que la fleur de la vie est cendre dans son fruit.

poem by Henri de RegnierReport problemRelated quotes
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Je t'apporte, ce soir...

Je t'apporte, ce soir, comme offrande, ma joie
D'avoir plongé mon corps dans l'or et dans la soie
Du vent joyeux et franc et du soleil superbe ;
Mes pieds sont clairs d'avoir marché parmi les herbes,
Mes mains douces d'avoir touché le coeur des fleurs,
Mes yeux brillants d'avoir soudain senti les pleurs
Naître, sourdre et monter, autour de mes prunelles,
Devant la terre en fête et sa force éternelle.

L'espace entre ses bras de bougeante clarté,
Ivre et fervent et sanglotant, m'a emporté,
Et j'ai passé je ne sais où, très loin, là-bas,
Avec des cris captifs que délivraient mes pas.
Je t'apporte la vie et la beauté des plaines ;
Respire-les sur moi à franche et bonne haleine,
Les origans ont caressé mes doigts, et l'air
Et sa lumière et ses parfums sont dans ma chair.

poem by Emile VerhaerenReport problemRelated quotes
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Habanera (Big Room Mix)

L'amour est un oiseau rebelle quenul ne peut apprivoiser,
Et c'est bien en vain qu'on l'appelle, s'il lui convient de refuser!
Rien n'y fait, menase ou priere il'un parle bien, l'autre se tait
Et c'est l'autre que je prefere, il n'a rien dit, mais il me plat

song performed by by ScooterReport problemRelated quotes
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L’Art D’Aimer

FRAGMENT I

Ah! tremble que ton âme à la sienne livrée
Ne s'en puisse arracher sans être déchirée.
Même au sein du bonheur, toujours dans ton esprit
Garde ce qu'autrefois les sages ont écrit:
'Une femme est toujours inconstante et futile,
Et qui pense fixer leur caprice mobile,
Il pense, avec sa main, retenir l'aquilon,
Ou graver sur les flots un durable sillon.'


FRAGMENT II

Que sert des tours d'airain tout l'appareil horrible?
Que servit à Juno cet Argus si terrible,
Ce front, de jalousie armé de toutes parts,
Où veillaient à la fois cent farouches regards?
Mais quoi que l'on oppose et d'adresse et de force,
Quand nul don, nul appât, nulle mielleuse amorce
Ne pourraient au dragon ravir l'or de ses bois,
Et du Triple Cerbère assoupir les abois;
On t'aime, garde-toi d'abandonner la place.
Il faut oser. L'amour favorise l'audace.
Si l'envie à te nuire aiguise tous ses soins,
Toi, pour te rendre heureux, tenterais-tu donc moins?
Il faut savoir contre eux tourner leurs propres armes;
Attacher leurs soupçons à de fausses alarmes;
Semer toi-même un bruit d'attaque, de danger;
Leur montrer sur ta route un flambeau mensonger.
Et tandis que par toi leur prudence égarée
Rit, s'applaudit de voir ton attente frustrée,
Aveugles, auprès d'eux ils laissent échapper
Tes pas, qu'ils défiaient de les pouvoir tromper.
Tel, car ainsi que toi c'est l'amour qui le guide,
Un fleuve, à pas secrets, des campagnes d'Élide,
Seul, au milieu des mers, se fraye un sentier sûr,
Parmi les flots salés garde un flot doux et pur,
Invisible, d'Enna va chercher le rivage,
Et l'amer Téthys ignore son passage.


FRAGMENT III

Aux bords où l'on voit naître et l'Euphrate et le jour,
Plus d'obstacle et de crainte environne l'amour.
Aussi................................ .................
............................ ..........................
... Sans se pouvoir parler même des yeux,
On se parle, on se voit. Leur coeur ingénieux
Donne à tout une voix entendue et muette.
Tout de leurs doux pensers est le doux interprète.
Désirs, crainte, serments, caresse, injure, pleurs,
Leurs dons savent tout dire; ils s'écrivent des fleurs.
Par la tulipe ardente une flamme est jurée;
L'amarante immortelle atteste sa durée;
L'oeillet gronde une belle; un lis vient l'apaiser.
L'iris est un soupir; la rose est un baiser.
C'est ainsi chaque jour qu'une sultane heureuse
Lit en bouquet la lettre odorante, amoureuse.
Elle pare son sein de soupirs et de voeux;
Et des billets d'amour embaument ses cheveux.

poem by Andre Marie de ChenierReport problemRelated quotes
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Victor Hugo

Chant sur le berceau

Je veille. Ne crains rien. J'attends que tu t'endormes.
Les anges sur ton front viendront poser leurs bouches.
Je ne veux pas sur toi d'un rêve ayant des formes
Farouches ;

Je veux qu'en te voyant là, ta main dans la mienne,
Le vent change son bruit d'orage en bruit de lyre.
Et que sur ton sommeil la sinistre nuit vienne
Sourire.

Le poète est penché sur les berceaux qui tremblent ;
Il leur parle, il leur dit tout bas de tendres choses,
Il est leur amoureux, et ses chansons ressemblent
Aux roses.

Il est plus pur qu'avril embaumant la pelouse
Et que mai dont l'oiseau vient piller la corbeille ;
Sa voix est un frisson d'âme, à rendre jalouse
L'abeille ;

Il adore ces nids de soie et de dentelles ;
Son coeur a des gaîtés dans la fraîche demeure
Qui font rire aux éclats avec des douceurs telles
Qu'on pleure ;

Il est le bon semeur des fraîches allégresses ;
Il rit. Mais si les rois et leurs valets sans nombre
Viennent, s'il voit briller des prunelles tigresses
Dans l'ombre,

S'il voit du Vatican, de Berlin ou de Vienne
Sortir un guet-apens, une horde, une bible,
Il se dresse, il n'en faut pas plus pour qu'il devienne
Terrible.

S'il voit ce basilic, Rome, ou cette araignée,
Ignace, ou ce vautour, Bismarck, faire leur crime,
Il gronde, il sent monter dans sa strophe indignée
L'abîme.

C'est dit. Plus de chansons. L'avenir qu'il réclame,
Les peuples et leur droit, les rois et leur bravade,
Sont comme un tourbillon de tempête où cette âme
S'évade.

Il accourt. Reviens, France, à ta fierté première !
Délivrance ! Et l'on voit cet homme qui se lève
Ayant Dieu dans le coeur et dans l'oeil la lumière
Du glaive.

Et sa pensée, errante alors comme les proues
Dans l'onde et les drapeaux dans les noires mêlées,
Est un immense char d'aurore avec des roues
Ailées.

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La Fleur du soir

Ne crois pas, ô passant, à me voir, quand tu passes,
Les mains vides, assis à mon seuil où s’enlace,
Au-dessus de ma tête et de mes cheveux blancs,
A soi-même le lierre égal et permanent,
Que je ne sache plus que la terre éternelle,
De saisons en saisons toujours se renouvelle.
Je n’ignore pas plus ces choses qu’autrefois
Quand, pour louer les dieux qui revivaient en moi,
Ou pour en couronner les nymphes des fontaines,
Toutes les fleurs tentaient mes deux mains incertaines.
Mais aujourd’hui, plus sage et de mon seuil, j’attends
Que l’été moins hâtif succède au court printemps,

Et, lorsque vient l’automne, aux dernières écloses,
Je choisis longuement ma rose entre les roses,
Car peut-être il faudra que cette fleur cueillie
Parfume jusqu’au soir le reste de ma vie.

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Le Bouquet

Sur la rosace éclose au centre du parquet
Pose ton pied léger, écoute et sois furtive ;
La solitude parle à celle qui arrive ;
N’as-tu pas entendu le marbre qui craquait ?

La harpe tremble et vibre à ton pas indiscret,
Le lustre se balance et son cristal s’avive ;
De ce qui semble mort crois-tu que rien ne vive ?
La glace a son fantôme et tout a son secret.

Le temps passe ; tout fuit ; les choses sont fidèles,
L’invisible silence évente de ses ailes
La poussière pensive et l’ombre transparente ;

Et, sur la table nue où le marbre veiné
A quelque chair ancienne et pâle s’apparente,
Effeuille le bouquet que l’Amour t’a donné.

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La Première Lueur Du Printemps

Ce matin, j'ai vu la première lueur du printemps.
Cet événement a ouvert une porte d'espoir,
Pour l'humanité, pour nos semblables au Moyen Orient
Et pour tous les coins, où il faisait toujours soir.

J'ai vu ton immense sourire de soleil,
Qui finalement va sécher les pleurs.
Déjà, il fait très beau. Le réveil
A été superbe. Demain, nous aurons des fleurs.

Les belles chansons des oiseaux sont de retour,
Et les troubadours cantonnent des jolis refrains de l'amour.
Ce matin, ton frais sourire est venu avec le parfum d'un temps,
Voilé de doux souvenirs d'un printemps d'antan.

Tout est merveilleux, les fruits sont frais.
Essayons d'éterniser ce temps qui est parfait.
Ce matin, j'ai vu la première lueur du printemps.
J'en suis ravi de joie; mon cœur est très content!

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Perdu

Tout mon être s’échappe,
Je deviens de plus en plus étranger en moi même,
Mon cœur ne m’appartient plus,
Je perds le contrôle de moi même,
Mais que suis-je à nouveau?
Je m’interroge tout au fond de moi même,
Je questionne mon intérieur,
Mais hélas, aucun signe,
J’ai l’impression d’être lâché par mon être,
Je me sens seul, vraiment très seul,
Je me cherche,
Et je ne trouve rien du tout,
La décision ainsi que la raison me quittent,
Je perds mon élan vital,
Mais pourtant, je suis encore là,
Et je me sens bien là,
Je m’interroge sans cesse,
J’ai besoin de savoir,
Mais que suis je devenu?
Tout simplement que je veux vivre,
La vie,
C’est avoir une carrière,
La vie,
C’est avoir un métier,
La vie,
C’est d’être écouté,
C’est d’être respecté,
C’est avoir la liberté,
C’est d’être considéré dans la société,
Pas de discrimination de race,
Pas d’esprit de racisme,
Pas des hommes des couleurs,
La vie, c’est donc de venter ma race,
C’est donc de venter ma peau,
La vie, c’est parlé de ma nature,

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Guillaume Apollinaire

Automne

Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux
Et son boeuf lentement dans le brouillard d'automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s'en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d'amour et d'infidélité
Qui parle d'une bague et d'un coeur que l'on brise

Oh! l'automne l'automne a fait mourir l'été
Dans le brouillard s'en vont deux silhouettes grises

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Un Heureux Orphelin

Hier soir Mignonne, comme un heureux orphelin,
Un chanceux bébé, j'avais dans la bouche tes seins,
Pendant que tes mains caressaient mon dos velouté.

La vie est naturellement très belle à tes cotés.
Je fais mille rêves fantasmagoriques:
Le ciel est très bleu et tout est magnifique.

Je suis un heureux orphelin qui est inspiré
Par tes gestes, tes dires, et ta beauté;
Sans toi, ce serait le contraire, je serais miséreux.

La chaleur de ton corps transmet un éternel feu
Dans mes veines. Je me sens vraiment très bien
A tes cotés; tu es l'unique fleur de mon jardin.

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Victor Hugo

Fonction Du Poète (The Poet's Function)

(extrait)

Peuples ! écoutez le poète !
Ecoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçant les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n'est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.

C'est lui qui, malgré les épines,
L'envie et la dérision,
Marche, courbé dans vos ruines,
Ramassant la tradition.
De la tradition féconde
Sort tout ce qui couvre le monde,
Tout ce que le ciel peut bénir.
Toute idée, humaine ou divine,
Qui prend le passé pour racine
A pour feuillage l'avenir.

Il rayonne ! il jette sa flamme
Sur l'éternelle vérité !
Il la fait resplendir pour l'âme
D'une merveilleuse clarté.
Il inonde de sa lumière
Ville et désert, Louvre et chaumière,
Et les plaines et les hauteurs ;
À tous d'en haut il la dévoile ;
Car la poésie est l'étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs !

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The Poet's Function

Sing, my soul, refined and pure,
In the concert peacefully;
Go, thou sacred flower and bloom
'Neath the desert's boundless sky!
Dreamer! seek the rest discreet,
In the grotto's dark retreat;
Hear, in shade, the voice of love;
Find, in gloom, the light of day--
Light that gleams with tender ray,
Voice that whispers from above.

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Guillaume Apollinaire

Simultanéités

Les canons tonnent dans la nuit
On dirait des vagues tempête
Des cœurs où pointe un grand ennui
Ennui qui toujours se répète

Il regarde venir là-bas
Les prisonniers L'heure est si douce
Dans ce grand bruit ouaté très bas
Très bas qui grandit sans secousse

Il tient son casque dans ses mains
Pour saluer la souvenance
Des lys des roses des jasmins
Éclos dans les jardins de France

Et sous la cagoule masqué
Il pense à des cheveux si sombres
Mais qui donc l'attend sur le quai
Ô vaste mer aux mauves ombres

Belles noix du vivant noyer
La grand folie en vain vous gaule
Brunette écoute gazouiller
La mésange sur ton épaule

Notre amour est une lueur
Qu'un projecteur du cœur dirige
Vers l'ardeur égale du cœur
Qui sur le haut Phare s'érige

Ô phare-fleur mes souvenirs
Les cheveux noirs de Madeleine
Les atroces lueurs des tirs
Ajoutent leur clarté soudaine
À tes beaux yeux ô Madeleine

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Guillaume Apollinaire

Si je mourais là-bas...

Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt
Un obus éclatant sur le front de l'armée
Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace
Couvrirait de mon sang le monde tout entier
La mer les monts les vals et l'étoile qui passe
Les soleils merveilleux mûrissant dans l'espace
Comme font les fruits d'or autour de Baratier

Souvenir oublié vivant dans toutes choses
Je rougirais le bout de tes jolis seins roses
Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants
Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses
Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants

Le fatal giclement de mon sang sur le monde
Donnerait au soleil plus de vive clarté
Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l'onde
Un amour inouï descendrait sur le monde
L'amant serait plus fort dans ton corps écarté

Lou si je meurs là-bas souvenir qu'on oublie
- Souviens-t'en quelquefois aux instants de folie
De jeunesse et d'amour et d'éclatante ardeur -
Mon sang c'est la fontaine ardente du bonheur
Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

Ô mon unique amour et ma grande folie

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