Comprendre Les Hiéroglyphes De Ton Cœur

Mignonne, franchement parfois, je n'arrive pas à lire,
Ni de comprendre les hiéroglyphes de ton cœur.
J'essaie fortuitement de suivre mes instincts, la chaleur
De l'instant et l'arome contagieux de la myrrhe.

Tu changes à tout moment comme un caméléon.
Tantôt tu m'ennuies au point d'atteindre la colère du lion
Et tantôt tu m'enivres jusqu'à m'habiller en brebis.
C'est difficile de franchir, avec toi, la route qui mène au paradis.

Je te nomme Thermomètre pour une variété de raisons.
Tu me rends chaud, tiède et froid. Tu me brules le cœur.
Tu me rends fou et me combles d'anxiété et de peur.

Mignonne, que dois-je faire pour arriver à une bonne solution?
Quel Dieu, dois-je prier, aimer et adorer pour te bien comprendre?
Je suis perdu dans le temps et j'ignore comment me défendre.

poem by Hebert LogerieReport problemRelated quotes
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Croissant Bleu

Quand j'ai vu vos yeux pour la premiere fois,
J'etais perdu
Je suis venu a la Closerie Des Lilas tres souvent
On attend pour ces moments divins pour toute la vie
Mon coeur a ete prit par joie et mal
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu
C'etait en octobre, il y a deux ans et c'etait la troisieme fois que je vous ai vu
J'ai pas eu le courage pour ces premiers mots impossibles
Et meme reflechir a ce probleme pour commencer une conversation etait un cliche
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu
J'etais bien place au bar et camoufle derriere un livre tres important
Avec un sourire dans vos yeux vous m'avez demande : < Quel est le titre de
votre livre ? >
Et j'ai repondu apres une pause assez artificielle : < Je ne sais pas ! >
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu

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Croissant Bleu

Quand j'ai vu vos yeux pour la premiere fois,
J'etais perdu
Je suis venu a la Closerie Des Lilas tres souvent
On attend pour ces moments divins pour toute la vie
Mon coeur a ete prit par joie et mal
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu
C'etait en octobre, il y a deux ans et c'etait la troisieme fois que je vous ai vu
J'ai pas eu le courage pour ces premiers mots impossibles
Et meme reflechir a ce probleme pour commencer une conversation etait un cliche
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu
J'etais bien place au bar et camoufle derriere un livre tres important
Avec un sourire dans vos yeux vous m'avez demande : < Quel est le titre de
votre livre ? >
Et j'ai repondu apres une pause assez artificielle : < Je ne sais pas ! >
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu

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Je Veux que Trop Aime!

Je veux que trop aime!

Trop je veux,
La paix et le bonheur partagé.
Quelqu'un pour se soucier,
Avec une loyauté consacrée.

Trop je veux,
Quelqu'un qui est là.
Comme je serais.

Je veux que trop aime!

Trop je veux,
Quelqu'un pour communiquer,
Et comprenez avec cela mentionné.

Trop je veux,
Quelqu'un qui a le temps,
Sans feindre pour donner et prendre.

Je veux que trop aime!

Trop je veux,
Quelqu'un qui désire une vie de paix.
Et pas une vie ensemble passée...
Dans le chagrin de coeur sans condition pour rendre.

Comme ceux dans les rapports,
Les vœux d'eux pour finir.
Donc ils iront alors finalement faire seperate.
Trouver quel vrai amour pour eux signifie de nouveau!
Je veux que trop aime.

Grandir comme il est destiné.
Et pas la pause pour tomber du tout!

poem by Lawrence S. PertillarReport problemRelated quotes
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Pensée perdue

Elle est si douce, la pensée,
Qu'il faut, pour en sentir l'attrait,
D'une vision commencée
S'éveiller tout à coup distrait.

Le coeur dépouillé la réclame ;
Il ne la fait point revenir,
Et cependant elle est dans l'âme,
Et l'on mourrait pour la finir.

A quoi pensais-je tout à l'heure ?
A quel beau songe évanoui
Dois-je les larmes que je pleure ?
Il m'a laissé tout ébloui.

Et ce bonheur d'une seconde,
Nul effort ne me l'a rendu ;
Je n'ai goûté de joie au monde
Qu'en rêve, et mon rêve est perdu.

poem by Rene Francois Armand PrudhommeReport problemRelated quotes
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Pour Toi En Ce Jour De St Valentin

pour toi qui est le cheri de mon cœur
je suis ta femme et ton âme sœur

null amour est infaillible
pourtant le notre est crédible

tant d’années ont passées
les sentiments pas chassés

offres moi une fleur nommé lys
car pour toi je suis sans artifice

aujourd’hui j’ai juste envie
de te dire jouissons ensemble de la vie

car ceci est un précieux cadeau du ciel
à déguster et savourer comme du miel

pour toi qui est le cheri de mon coeur
je suis ta femme et âme soeur

devant l'étérnel

poem by Morhardt Carmen Mencita Monoi AngelReport problemRelated quotes
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Révolte

Je suis révolté,
Révolté contre toute forme de retraite anticipée,
Révolté contre l’inaptitude juvénile,
Je suis révolté contre toute forme de discrimination,
Révolté contre toute forme de racisme,
Je suis révolté,
Je n’ai pas de place dans la société,
Je suis révolté,
Ma jeunesse paraît vielle,
Encore jeune, je suis vigoureux,
Encore jeune, j’ai des projets,
Encore jeune, je veux avancer,
Encore jeune,
Je suis révolté contre toute forme de l’inactivité,
Le jeune, c’est la force,
Le jeune, c’est la détermination,
La jeune, c’est le pouvoir de percer,
Alors, je dois avancer,
Je dois percer,
Je dois y arriver,
Car c’est mon destin,
Je dits non à la paraisse,
Je dits non, au découragement,
Je ne regarde plus que mon devenir,
Je me retourne que vers mon avenir,
Mon ambition me guide,
J’apprends à devenir grande personne,
Ma jeunesse c’est mon temps,
Je dois en profiter,
Apprendre, lire, m’informer,
C’est mes habitudes,
Alors, je suis révolté de ne rien faire,
Je suis révolté qu’on me bloque le passage,
Je suis révolté de n’être pas intégré,
Révolté et encore révolté,

poem by Kafun LadyReport problemRelated quotes
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L'agonie

Vous qui m'aiderez dans mon agonie,
Ne me dites rien ;
Faites que j'entende un peu d'harmonie,
Et je mourrai bien.

La musique apaise, enchante et délie
Des choses d'en bas :
Bercez ma douleur ; je vous en supplie,
Ne lui parlez pas.

Je suis las des mots, je suis las d'entendre
Ce qui peut mentir ;
J'aime mieux les sons qu'au lieu de comprendre
Je n'ai qu'à sentir ;

Une mélodie où l'âme se plonge
Et qui, sans effort,
Me fera passer du délire au songe,
Du songe à la mort.

Vous qui m'aiderez dans mon agonie,
Ne me dites rien.
Pour allégement un peu d'harmonie
Me fera grand bien.

Vous irez chercher ma pauvre nourrice
Qui mène un troupeau,
Et vous lui direz que c'est mon caprice,
Au bord du tombeau,

D'entendre chanter tout bas, de sa bouche,
Un air d'autrefois,
Simple et monotone, un doux air qui touche
Avec peu de voix.

Vous la trouverez : les gens des chaumières
Vivent très longtemps,
Et je suis d'un monde où l'on ne vit guères
Plusieurs fois vingt ans.

Vous nous laisserez tous les deux ensemble :
Nos coeurs s'uniront ;
Elle chantera d'un accent qui tremble,
La main sur mon front.

Lors elle sera peut-être la seule
Qui m'aime toujours,
Et je m'en irai dans son chant d'aïeule
Vers mes premiers jours,

Pour ne pas sentir, à ma dernière heure,
Que mon coeur se fend,
Pour ne plus penser, pour que l'homme meure
Comme est né l'enfant.

Vous qui m'aiderez dans mon agonie,
Ne me dites rien ;
Faites que j'entende un peu d'harmonie,
Et je mourrai bien.

poem by Rene Francois Armand PrudhommeReport problemRelated quotes
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Je Lance Un Apple

Je plaide non coupable pour l'insolence
Que tu me reproches en cas d'urgence
Je plaide non coupable pour la distance
Qui s'installe quand je me fais violence
Apprends me lire pour comprendre mes raisons
Notre avenir n'est plus qu'une douce illusion
Chorus
Et je lance un appel
Pour sauver l'essentiel
Et je lance un appel
Pour sauver l'essentiel
Je plaide non coupable pour mes silences
C'est sans doute mon systme de dfense
Apprends me dire ce qui te fait tant souffrir
A ragir pour attiser le dsir
Chorus
Je lance un appel
Pour un corps corps sans duel
Je plaide coupable pour mon indulgence
Envers tous mes dlits d'insouciance
Je plaide coupable pour mes errances
Et envers toi ma ngligence
Chorus

song performed by by Kate RyanReport problemRelated quotes
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La Beauté De Nos Femmes

Les séduisants sourires,
Les éclats de rire,
Leurs marches, leurs fortes hanches,
Leurs regards, leurs dents blanches,
Les coups d'œil de renard,
Et les lorgnements de canard!
Tam! Tam! Elles sont jolies et délicieuses!
Elles sont ravissantes et majestueuses!

J'étais à la chapelle pour la messe dominicale;
Je les regardais avec l'envie de vivre éternellement
Et les admirais dans mon âme tranquillement.
Comme elles étaient coquetées et magistrales!

Les rouges à lèvres qui me faisaient frémir
Et mon imagination qui m'hypnotisait.
Oh! Que c'était beau de rêver et de dormir
Avec les yeux grands et ouverts.
Quand l'amour voltige dans l'air,
On se sent très bien, voire en paix.

Les robes du temps de Ogé et de Chavannes,
Les jolies jupes de tarlatane,
Leurs marches, leurs étroites hanches,
Leurs regards, leurs dents blanches,
Les gestes, les tendres baisers,
Et les haleines qui réchauffaient mon cœur.
Oh! Dieu, merci pour cet avant-goût, pour ce bonheur;
Nos femmes sont vraiment garnies de qualités.

poem by Hebert LogerieReport problemRelated quotes
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Je Lance Un Appel (French Lyrics)

Je plaide non coupable pour l'insolence
Que tu me reproches en cas d'urgence
Je plaide non coupable pour la distance
Qui s'installe quand je me fais violence
Apprends me lire pour comprendre mes raisons
Notre avenir n'est plus qu'une douce illusion
[Chorus:]
Et je lance un appel
Pour sauver l'essentiel
Et je lance un appel
Pour sauver l'essentiel
Je plaide non coupable pour mes silences
C'est sans doute mon systme de dfense
Apprends me dire ce qui te fait tant souffrir
A ragir pour attiser le dsir
[Chorus:]
Et je lance un appel
Pour sauver l'essentiel
Et je lance un appel
Pour sauver l'essentiel
Je lance un appel
Pour un corps corps sans duel
Je plaide coupable pour mon indulgence
Envers tous mes dlits d'insouciance
Je plaide coupable pour mes errances
Et envers toi ma ngligence
[Chorus:]
Et je lance un appel
Pour sauver l'essentiel
Et je lance un appel
Pour sauver l'essentiel

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My Life

Ma vie est comme un jeu
mes parents sont les joueurs
ils combattent pour gagner
leur prix est moi
je suis coincé au milieu
parfois je peux m'échapper
mais d'autres que je suis emprisonné pour voir qui gagne
je veulent ne jamais courir loin et retour
mais je reste pour voir s'il changera
je suis un esclave à ma mère
I'm une responsabilité à mon père
là est seulement une personne qui me maintient
je ne peut pas la laisser pour défendre pour elle-même
comme mon frère a fait à moi
je vivrai dans son intéret
et sois le prix de ce jeu
mais je ne les laisserai pas me dépouiller vers le bas de ce que suis je
je ne laisserai pas n'importe qui choisir qui je suis


Translation:
My life is like a game
My parents are the players
They fight to win
Their prize is me
I'm stuck in the middle
Sometimes I can escape
But others I'm trapped to see who wins
I want to run away and never return
But I stay to see if it'll change
I'm a slave to my mother
I'm a liability to my father
There's only one person that keeps me going
I can't leave her to fend for herself
Like my brother did to me
I shall live for her sake
And be the prize of this game
But I will not let them strip me down of what I am
I won't let anyone choose who I am

poem by Emily TyrrellReport problemRelated quotes
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Africain

Depuis toujours je suis africain,
Depuis le ventre maternel,
Avant même que je ne fusse conçu,
J’ai toujours été africain,
Aujourd’hui encore,
Je vente ma peau noire,
Je dis haut que je suis fière de moi,
De cette peau,
Je suis noir, et j’ai la peau noire,
La peau noire c’est partout,
Le symbole du courage,
Le sport, l’endurance etc,
La peau noire c’est la culture,
La musique, etc
Oui, je suis africain,
Et j’ai une peau endurante,
Aucun travail ne résiste sous ma main,
L’exode me pousse à travailler dur,
Le monde entier a besoin de mon effort, de mon courage,
J’aime mon Afrique,
Le berceau de l’humanité,
Le continent de mes rêves,
Car je puis tout faire chez moi,
Je puis avoir une carrière,
Devenir avocat, médecin etc,
Mais ailleurs,
Je suis réduit en dépit de mes diplômes,
Je suis étouffé en dépit de mes projets,
Oui, je dois regagner mon pays,
La terre de mes ancêtres,
Oui, je dois me battre pour conserver ma culture, mes connaissances,
Je dois me battre pour garder mon rang de noir africain,
Oh quelle joie d’être africain,

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Victor Hugo

Âme! être, c'est aimer...

Âme ! être, c'est aimer.

Il est.

C'est l'être extrême.
Dieu, c'est le jour sans borne et sans fin qui dit : j'aime.
Lui, l'incommensurable, il n'a point de compas ;
Il ne se venge pas, il ne pardonne pas ;
Son baiser éternel ignore la morsure ;
Et quand on dit : justice, on suppose mesure.
Il n'est point juste ; il est. Qui n'est que juste est peu.
La justice, c'est vous, humanité ; mais Dieu
Est la bonté. Dieu, branche où tout oiseau se pose !
Dieu, c'est la flamme aimante au fond de toute chose.
Oh ! tous sont appelés et tous seront élus.
Père, il songe au méchant pour l'aimer un peu plus.
Vivants, Dieu, pénétrant en vous, chasse le vice.
L'infini qui dans l'homme entre, devient justice,
La justice n'étant que le rapport secret
De ce que l'homme fait à ce que Dieu ferait.
Bonté, c'est la lueur qui dore tous les faîtes ;
Et, pour parler toujours, hommes, comme vous faites,
Vous qui ne pouvez voir que la forme et le lieu,
Justice est le profil de la face de Dieu.
Vous voyez un côté, vous ne voyez pas l'autre.
Le bon, c'est le martyr ; le juste n'est qu'apôtre ;
Et votre infirmité, c'est que votre raison
De l'horizon humain conclut l'autre horizon.
Limités, vous prenez Dieu pour l'autre hémisphère.
Mais lui, l'être absolu, qu'est-ce qu'il pourrait faire
D'un rapport ? L'innombrable est-il fait pour chiffrer ?
Non, tout dans sa bonté calme vient s'engouffrer.
On ne sait où l'on vole, on ne sait où l'on tombe,
On nomme cela mort, néant, ténèbres, tombe,
Et, sage, fou, riant, pleurant, tremblant, moqueur,
On s'abîme éperdu dans cet immense coeur !
Dans cet azur sans fond la clémence étoilée
Elle-même s'efface, étant d'ombre mêlée !
L'être pardonné garde un souvenir secret,
Et n'ose aller trop haut ; le pardon semblerait
Reproche à la prière, et Dieu veut qu'elle approche ;
N'étant jamais tristesse, il n'est jamais reproche,
Enfants. Et maintenant, croyez si vous voulez !

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Le lierre

Lorsque la pourpre et l'or d'arbre en arbre festonnent
Les feuillages lassés de soleil irritant,
Sous la futaie, au ras du sol, rampe et s'étend
Le lierre humide et bleu dans les couches d'automne.

Il s'y tasse comme une épargne ; il se recueille
Au coeur de la forêt comme en un terrain clos,
Laissant le froid givrer ses ondoyants îlots
Disséminés au loin sur une mer de feuilles.

Pour le passant distrait il boude et il décline
Le régulier effort des oeuvres et des jours ;
Pourtant seul sous la terre il allonge toujours
Le tortueux réseau de ses courbes racines.

Sa force est ténébreuse et ne se montre pas :
Elle est faite de volonté tenace et sourde
Qui troue en s'y cachant tantôt l'argile lourde,
Tantôt le sable dur, tantôt le limon gras.

D'après le sol changeant il ruse ou bien s'exalte,
Il se prouve rapide ou lent, brusque ou sournois ;
Son chemin tour à tour est sinueux ou droit ;
Il connaît le détour, mais ignore la halte.

Et, dès le printemps clair, si quelque tronc ardent
Etage auprès de lui ses branches graduées,
Vite il l'assaille et mord son écorce embriquée
Avec l'acharnement d'un million de dents.

Humble et caché jadis sous la terre âpre et nue,
Son travail aujourd'hui se fait dominateur,
Il s'adjuge l'élan et bientôt la hauteur
De l'arbre qu'il étreint pour monter jusqu'aux nues.

Il frémit de lumière et s'exalte de vent,
Sa force est devenue ardente et fraternelle,
Son feuillage léger comme un vêtement d'ailes
Le soulève, le porte et le pousse en avant.

Chaque rameau conquis lui est support et proie ;
Pourtant, ayant appris sous terre à se dompter
Au point de ne lâcher jamais sa volonté,
Il est si sûr de lui qu'il domine sa joie.

Toujours il tord à point sa multiple vigueur,
Fibres après fibres, au creux des moindres fentes,
Et n'écoute qu'au soir tombant les brises lentes
Chanter en lui et l'émouvoir de leurs rumeurs.

Et quand toute son oeuvre un jour sera parfaite
Et qu'il ne sera plus qu'un végétal brasier
Serrant en son feuillage un arbre tout entier,
Immensément, depuis les pieds jusqu'à la tête,

Il voudra plus encore et ses plus fins réseaux
N'ayant plus de soutiens s'élanceront quand même,
Dieu sait dans quel élan de conquête suprême,
Vers le vide et l'espace et la clarté d'en haut.

Déjà l'automne aura mêlé l'or et la lie
Au funéraire arroi qui précède l'hiver
Que lui, lierre touffu, compact et encor vert,
Jusqu'au vol des oiseaux dardera sa folie.

Alors, plus libre et clair que ne l'est la forêt,
Il oubliera gaiement qu'il lui est tributaire,
Mais qu'il boive un instant la plus haute lumière,
Qu'importe qu'il s'affaisse et qu'il retombe après !

poem by Emile VerhaerenReport problemRelated quotes
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Un Triste Et Heureux Après-midi

Un Triste et Heureux Après-midi

Mignonne, après un très long et fatiguant voyage,
Mes yeux étaient venus te voir à l'hôpital,
Pour caresser encore ton doux visage.
La secrétaire, sans me demander aucun détail,
Me fit savoir: « La dame, elle vient d'expirer;
Le prêtre vint et administra l'extrême onction ».
Je me sentais paralysé et noyé de fortes émotions.
Sans poser de questions, je m'assis sur le canapé.
Après avoir prié et repris mon bon sens,
Je retournai chez moi, baigné de larmes de sang
Aux yeux. Oh! Seigneur, mon coeur noyait
Dans un inexplicable enfer et mon corps troué de plaies
Douloureuses! J'étais battu, pétrifié et immolé,
Par cette triste nouvelle de la mort de ma bien aimée.

J'ai lu quelques parts, dans les journaux, que demain
Est la veillée funèbre. Arrivé au vestibule,
Je n'ai reconnu personne. Un vieil homme m'a serré les mains.
Et m'a dit à voix basse: « La défunte était de Seabull,
Une petite ville; et elle était ma grande sœur ».
Soudainement, je me sentais follement délivré,
La disparue n'était pas la femme de mon cœur,
Mais, plutôt une jeune centenaire, une femme âgée
De plus de cent vingt ans que le Bon Dieu a rappelée.
J'étais, malgré tout, attristé, et à la fois très heureux
Du fait que ma mignonne était, belle et bien, en vie.
Oh! Dieu la vie est mêlée de tristesse et d'ironies,
Et la réalité est armée d'épines et de souvenirs doucereux.

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Moine doux

Il est des moines doux avec des traits si calmes,
Qu'on ornerait leurs mains de roses et de palmes,

Qu'on formerait, pour le porter au-dessus d'eux,
Un dais pâlement bleu comme le bleu des cieux,

Et pour leurs pas foulant les plaines de la vie,
Une route d'argent d'un chemin d'or suivie.

Et par les lacs, le long des eaux, ils s'en iraient,
Comme un cortège blanc de lys qui marcheraient.

Ces moines, dont l'esprit jette un reflet de cierge,
Sont les amants naïfs de la Très Sainte Vierge,

Ils sont ses enflammés qui vont La proclamant
Etoile de la mer et feu du firmament,

Qui jettent dans les vents la voix de ses louanges,
Avec des lèvres d'or comme le choeur des anges,

Qui l'ont priée avec des voeux si dévorants
Et des coeurs si brûlés qu'ils en ont les yeux grands,

Qui la servent enfin dans de telles délices,
Qu'ils tremperaient leur foi dans le feu des supplices,

Et qu'Elle, un soir d'amour, pour les récompenser,
Donne aux plus saints d'entre eux son Jésus à baiser.

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Des Baisers Spontanés

Des Baisers Spontanés

Donne-moi des baisers spontanés
Pour célébrer nos meilleures années
Et pour oublier les obstacles et les chimères.

Embrasse-moi encore sur mes lèvres
Pour calmer l'ntensité de ma fièvre
Aime-moi comme ma mère.

Femme, fais-moi voir les étincelles de l'amour
Viens vivre avec moi pour l'éternité
Viens, viens ce soir à mon secours.

Je veux vivre, montre-moi ta beauté
Dis-moi que tu m'aimeras jusqu'à la mort
Réchauffe-moi pour devenir plus fort.

Donne-moi des longs baisers
Aime-moi pour la vie et pour toujours
Laisse-moi vivre la chaleur de ton amour.

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La Première Lueur Du Printemps

Ce matin, j'ai vu la première lueur du printemps.
Cet événement a ouvert une porte d'espoir,
Pour l'humanité, pour nos semblables au Moyen Orient
Et pour tous les coins, où il faisait toujours soir.

J'ai vu ton immense sourire de soleil,
Qui finalement va sécher les pleurs.
Déjà, il fait très beau. Le réveil
A été superbe. Demain, nous aurons des fleurs.

Les belles chansons des oiseaux sont de retour,
Et les troubadours cantonnent des jolis refrains de l'amour.
Ce matin, ton frais sourire est venu avec le parfum d'un temps,
Voilé de doux souvenirs d'un printemps d'antan.

Tout est merveilleux, les fruits sont frais.
Essayons d'éterniser ce temps qui est parfait.
Ce matin, j'ai vu la première lueur du printemps.
J'en suis ravi de joie; mon cœur est très content!

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Les Sens de l'Amour

Si je n’avais ma voix que pour mieux te parler,
Je n’aurais pas assez de mots pour te dire,
Les mille et une phrases douces pour t’aimer,
Que jusqu'à ce jour je n’ai pas pu t’écrire.

Si je n’avais mon ouïe que pour t’écouter,
Je serais sourde à la terre et à ses chagrins,
Pour dans tes rimes tendres à jamais m’isoler,
Au son d’une chanson sans couplet ni refrain.

Si je n’avais mes yeux que pour te contempler,
Je ne verrais ni couleurs, ni matins blafards,
Perdue dans l’aurore de rêves éveillés,
Captivée par l’éclat rieur de ton regard.

Si je n’avais que ton parfum pour respirer,
Je ne chercherais plus de nouvelles senteurs,
Par trop fugaces. Contre toi je resterai,
Humant ton encens et me saoulant de bonheur.

Et si je n’avais ma peau que pour te toucher,
Je serais mise à l’abri d’autres sensations,
Sous tes caresses, tremblante de volupté,
Tes mains m’emportant sous de méconnus frissons.

Si je n’avais le silence que pour parler,
Il me suffirait comme lente symphonie,
Nos pensées s’emmêleraient sans se consulter,
Comme des notes sous l’accord d’un même si.

Mais notre Amour nous demande tant de toujours,
Tellement plus, depuis hier, pour demain, pour encore.
Fais nous vivre unis, dans l’infini de nos corps,
Dans l’avenir du temps, par nos gestes d’amour.

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Victor Hugo

A Jeanne

Je suis triste ; le sort est dur ; tout meurt, tout passe ;
Les êtres innocents marchent dans de la nuit ;
Tu n'en sais rien ; tu ris d'écouter dans l'espace
Ce qui chante et de voir ce qui s'épanouit ;

Toi, tu ne connais pas le destin ; tu chuchotes
On ne sait quoi devant l'Ignoré ; tu souris
Devant l'effarement des sombres don Quichottes
Et devant la sueur des pâles Jésus-Christs.

Tu ne sais pas pourquoi je songe, pourquoi tombe
Kesler à Guernesey, Ribeyrolle au Brésil ;
Jeanne, tu ne sais pas ce que c'est que la tombe,
Jeanne, tu ne sais pas ce que c'est que l'exil.

Certes, si je pensais que j'assombris ton âme,
Je ne te dirais point toutes ces choses-là ;
Mais, vois-tu, bien qu'avril dore à sa pure flamme
Ton front, que Dieu pour moi tout exprès étoila,

Quoique le ciel ait l'aube et mon coeur ton sourire,
Jeanne, la vie est morne, et l'on gémit parfois ;
Puisque tu n'as qu'un an, je puis bien tout te dire,
Tu comprends seulement la douceur de ma voix.

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