
Chef de section
Ma bouche aura des ardeurs de géhenne
Ma bouche te sera un enfer de douceur et de séduction
Les anges de ma bouche trôneront dans ton cœur
Les soldats de ma bouche te prendront d'assaut
Les prêtres de ma bouche encenseront ta beauté
Ton âme s'agitera comme une région pendant un tremblement de terre
Tes yeux seront alors chargés de tout l'amour qui s'est amassé dans les regards de l'humanité depuis qu'elle existe
Ma bouche sera une armée contre toi une armée pleine de disparates
Variée comme un enchanteur qui sait varier ses métamorphoses
L'orchestre et les chœurs de ma bouche te diront mon amour
Elle te le murmure de loin
Tandis que les yeux fixés sur la montre j'attends la minute prescrite pour l'assaut
poem by Guillaume Apollinaire

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L'eau La Bouche
coute ma voix coute ma prire
coute mon coeur qui bat, laisse-toi faire
Je t'en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau la bouche
Je te veux confiante, je te sens captive
Je te veux docile, je te sens craintive
Je t'en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau la bouche
Laisse-toi au gr du courant
Porter dans le lit du torrent
Et dans le mien
Si tu veux bien
Quittons la rive
Partons la drive
Je te prendrai doucement et sans contrainte
De quoi as-tu peur allons n'aie nulle crainte
Je t'en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau la bouche
Cette nuit prs de moi tu viendras t'tendre
Oui je serai calme, je saurai t'attendre
Et pour que tu ne t'effarouches
Vois, je ne prends que ta bouche
song performed by by Vanessa Paradis

Submitted by Lucian Velea
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Ô doux plaisir plein de doux pensement
Ô doux plaisir plein de doux pensement,
Quand la douceur de la douce meslée,
Etreint et joint, l'ame en l'ame mellée,
Le corps au corps accouplé doucement.
Ô douce mort ! ô doux trepassement !
Mon ame alors de grand'joye troublée,
De moy dans toy s'ecoulant a l'emblée,
Puis haut, puis bas, quiert son ravissement.
Quand nous ardentz, Meline, d'amour forte,
Moy d'estre en toy, toy d'en toy tout me prendre,
Par celle part, qui dans toy entre plus,
Tu la reçoys, moy restant masse morte :
Puis vient ta bouche en ma bouche la rendre,
Me ranimant tous mes membres perclus.
poem by Jean Antoine de Baif

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Masque
Avec la laideur rustique
De ton masque biscornu,
Où le regard raille, oblique,
La bouche au rire dentu,
Avec tes cornes pareilles,
Faune, en pointes à ton front,
Ton nez et tes deux oreilles,
On a fait un mascaron
Qu’on a sculpté dans un marbre
D’un ocre veiné de sang,
Qui ressemble aux feuilles d’arbre
De l’automne finissant.
Mais déjà tu peux à l’ombre,
Des pins hauts et des cyprès,
Avant que la feuille tombe
Des cimes de la forêt,
Venir boire à la fontaine
Où ta bouche jette une eau
Fraîche, pure, égale et saine
A puiser quand il fait chaud.
Et tu verras dans la vasque
Te sourire, en son reflet,
D’un sourire vrai, le masque
De ce Faune que tu es !
poem by Henri de Regnier

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Heureux l'homme occupé ...
Heureux l'homme, occupé de l'éternel destin,
Qui, tel qu'un voyageur qui part de grand matin,
Se réveille, l'esprit rempli de rêverie,
Et, dès l'aube du jour, se met à lire et prie !
A mesure qu'il lit, le jour vient lentement
Et se fait dans son âme ainsi qu'au firmament.
Il voit distinctement, à cette clarté blême,
Des choses dans sa chambre et d'autres en lui-même ;
Tout dort dans la maison; il est seul, il le croit ;
Et, cependant, fermant leur bouche de leur doigt,
Derrière lui, tandis que l'extase l'enivre,
Les anges souriants se penchent sur son livre.
poem by Victor Hugo

Submitted by Poetry Lover
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Au bois
Nous étions, elle et moi, dans cet avril charmant
De l'amour qui commence en éblouissement.
Ô souvenirs ! ô temps ! heures évanouies !
Nous allions, le coeur plein d'extases inouïes,
Ensemble dans les bois, et la main dans la main.
Pour prendre le sentier nous quittions le chemin,
Nous quittions le sentier pour marcher dans les herbes.
Le ciel resplendissait dans ses regards superbes ;
Elle disait : Je t'aime ! et je me sentais dieu.
Parfois, près d'une source, on s'asseyait un peu.
Que de fois j'ai montré sa gorge aux branches d'arbre !
Rougissante et pareille aux naïades de marbre,
Tu baignais tes pieds nus et blancs comme le lait.
Puis nous nous en allions rêveurs. Il me semblait,
En regardant autour de nous les pâquerettes,
Les boutons-d'or joyeux, les pervenches secrètes
Et les frais liserons d'une eau pure arrosés,
Que ces petites fleurs étaient tous les baisers
Tombés dans le trajet de ma bouche à ta bouche
Pendant que nous marchions ; et la grotte farouche
Et la ronce sauvage et le roc chauve et noir,
Envieux, murmuraient : Que va dire ce soir
Diane aux chastes yeux, la déesse étoilée,
En voyant toute l'herbe au fond du bois foulée ?
poem by Victor Hugo

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Le vigneron champenois
Le régiment arrive
Le village est presque endormi dans la lumière parfumée
Un prêtre a le casque en tête
La bouteille champenoise est-elle ou non une artillerie
Les ceps de vigne comme l'hermine sur un écu
Bonjour soldats
Je les ai vus passer et repasser en courant
Bonjour soldats bouteilles champenoises où le sang fermente
Vous resterez quelques jours et puis remonterez en ligne
Échelonnés ainsi que sont les ceps de vigne
J'envoie mes bouteilles partout comme les obus d'une charmante artillerie
La nuit est blonde ô vin blond
Un vigneron chantait courbé dans sa vigne
Un vigneron sans bouche au fond de l'horizon
Un vigneron qui était lui-même la bouteille vivante
Un vigneron qui sait ce qu'est la guerre
Un vigneron champenois qui est un artilleur
C'est maintenant le soir et l'on joue à la mouche
Puis les soldats s'en iront là-haut
Où l'Artillerie débouche ses bouteilles crémantes
Allons Adieu messieurs tâchez de revenir
Mais nul ne sait ce qui peut advenir
poem by Guillaume Apollinaire

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Yel
*Tropical music playing in background*
Wyclef (echo):
Yo, yo, I wanna give a shout-out
to the world.
This is Wyclef, cold-chillin'
out here with my pina-colada.
Yeah, baby.
I'm in the islands, cold relaxin'.
Right about now the carnival's
gonna change phases.
If you got your ticket, man,
you're allowed to come with me.
Yo, for right now I'm gonna
chill in the beach,
check out the pretty girls
layin' back.
You know how we do, playa yo.
I'm out here in the sun, baby,
it's all good!
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas a, pays en li va coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Si nou pas chch bon djie, encore !
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas a, pays nou libral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Izrael chch bon djie, tand !
Dix milles cercueils, gad toutes cest ti-mounes.
P ap cri, mais yo pap rsucit.
Manman rl, mais cadav, pas ka tand !
Zinglin dou pass, mwen tand Blo ! Blo ! Blo! Blo !
Lord
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas a, pays nou li val coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Hatiens ! chch bon djie, encore!
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas a, pays nou libral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Izrael chch bon djie.
Mwen con yon Hatien.
Qui tap vend Marijuana.
Police t quinbl,
Li dit cest poutet manman t gin canc ( li pas gin lagent!)
Counya li nan prison, (pou combien temps?)
Lap palm de rvolution (sans solutions!)
Mais police yo t pass,
Mwen t tand Blo! Blo! Blo! Blo!
Lord
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas a, pays nou lipral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Mysi! Suspend tir! Encore
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas a, pays nou libral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Hatiens chch bon djie.
Depuis mwen petit mwen t con lit Gnse,
Mwen box avec Satan quand coum box ak Djialse.
Mais gin d l! Lesprit mwen faible.
Mwen dit pouki a politiciens yo fumin zbes?
Tand, map attak nom ou quand cou yon dette, pouki a?
Pac ou pas con fait bons uvres.
Mwen con yon politicien yo rl malb,
Mal avec ou si ou test calb.
Loup-garou yo va mang ou cancou yo mang de lb.
Rigoise nan bouda ou cancou cheval kap prend frt.
Tand, mem nan lglise ou prend frt, pouki a?
Politiciens pas vl tand prte
Yl, yl, yl
Cri, cri, cri
Peuple l yapp mand
Qui lheu, a bral chang !
Yl, yl, yl
Cri, cri, cri
Peuple la yapp mand,
Qui lheu a bral chang!
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas a, pays nou lipral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Si nou pas chch bon djie, encore
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas a, pays nou libral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Izrael, chch bon djie. Encore
Yl, yl, yl
Cri, cri, cri
Peuple la yapp mand,
Qui lheu a bral chang !
song performed by by Wyclef Jean

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Yele
*tropical music playing in background*
Wyclef (echo):
Yo, yo, I wanna give a shout-out
To the world.
This is wyclef, cold-chillin
Out here with my pina-colada.
Yeah, baby.
Im in the islands, cold relaxin.
Right about now the carnivals
Gonna change phases.
If you got your ticket, man,
Youre allowed to come with me.
Yo, for right now Im gonna
Chill in the beach,
Check out the pretty girls
Layin back.
You know how we do, playa yo.
Im out here in the sun, baby,
Its all good!
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas ? a, pays en li va coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Si nou pas chch bon djie, encore !
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas ? a, pays nou libral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Izrael chch bon djie, tand !
Dix milles cercueils, gad toutes cest ti-mounes.
P ap cri, mais yo pap rsucit.
Manman rl, mais cadav, pas ka tand !
Zinglin dou pass, mwen tand ? blo ! blo ! blo! blo ! ?
Lord...
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas ? a, pays nou li val coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Ha? tiens ! chch bon djie, encore!
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas ? a, pays nou libral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Izrael chch bon djie.
Mwen con yon ha? tien.
Qui tap vend marijuana.
Police t quinbl,
Li dit cest poutet manman t gin canc ( li pas gin lagent!)
Counya li nan prison, (pou combien temps? )
Lap palm de rvolution (sans solutions!)
Mais police yo t pass,
Mwen t tand ? blo! blo! blo! blo! ?
Lord...
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas ? a, pays nou lipral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Mysi! suspend tir! encore...
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas ? a, pays nou libral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Ha? tiens chch bon djie.
Depuis mwen petit mwen t con lit gnse,
Mwen box avec satan quand coum box ak djialse.
Mais gin d l! lesprit mwen faible.
Mwen dit pouki ? a politiciens yo fumin zbes?
Tand, map attak nom ou quand cou yon dette, pouki ? a?
Pac ou pas con fait bons ? uvres.
Mwen con yon politicien yo rl malb,
Mal avec ou si ou test calb.
Loup-garou yo va mang ou cancou yo mang de lb.
Rigoise nan bouda ou cancou cheval kap prend frt.
Tand, mem nan lglise ou prend frt, pouki ? a?
Politiciens pas vl tand prte...
Yl, yl, yl...
Cri, cri, cri...
Peuple l yapp mand
Qui lheu, ? a bral chang !
Yl, yl, yl...
Cri, cri, cri...
Peuple la yapp mand,
Qui lheu ? a bral chang!
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas ? a, pays nou lipral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Si nou pas chch bon djie, encore...
Si ou gin zorey, tand,
Si ou gin bouche, pal.
Si pas ? a, pays nou libral coul.
Quand quou yon bateau qui plein rfijis,
Izrael, chch bon djie. encore...
Yl, yl, yl...
Cri, cri, cri...
Peuple la yapp mand,
Qui lheu ? a bral chang !
song performed by by Wyclef Jean

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Your name
Your name is just for fame
If you change it
You are always the same
When everything goes wrong
Such is life becomes the song
Don't twist your tongue
It's already long.
poem by Bouche Cousue

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Silence
La pudeur n'a pas de clémence,
Nul aveu ne reste impuni,
Et c'est par le premier nenni
Que l'ère des douleurs commence.
De ta bouche où ton coeur s'élance
Que l'aveu reste donc banni !
Le coeur peut offrir l'infini
Dans la profondeur du silence.
Baise sa main sans la presser
Comme un lis facile à blesser,
Qui tremble à la moindre secousse ;
Et l'aimant sans nommer l'amour,
Tais-lui que sa présence est douce,
La tienne sera douce un jour.
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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My dictionary
With my best friend
In my hand
I will spend
All the week-end
I read my story,
Refresh my memory
And never worry
About my vocabulary.
poem by Bouche Cousue

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Je pense à toi
Je pense à toi mon Lou ton cœur est ma caserne
Mes sens sont tes chevaux ton souvenir est ma luzerne
Le ciel est plein ce soir de sabres d'éperons
Les canonniers s'en vont dans l'ombre lourds et prompts
Mais près de toi je vois sans cesse ton image
Ta bouche est la blessure ardente du courage
Nos fanfares éclatent dans la nuit comme ta voix
Quand je suis à cheval tu trottes près de moi
Nos 75 sont gracieux comme ton corps
Et tes cheveux sont fauves comme le feu d'un obus
qui éclate au nord
Je t'aime tes mains et mes souvenirs
Font sonner à toute heure une heureuse fanfare
Des soleils tour à tour se prennent à hennir
Nous sommes les bat-flanc sur qui ruent les étoiles.
poem by Guillaume Apollinaire

Submitted by Poetry Lover
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Garde à jamais dans ta mémoire
Garde à jamais dans ta mémoire,
Garde toujours
Le beau roman, la belle histoire
De nos amours !
Moi, je vois tout dans ma pensée,
Tout à la fois !
La trace par ton pied laissée
Au fond des bois,
Les champs, les pelouses qui cachent
Nos verts sentiers,
Et ta robe blanche où s'attachent
Les églantiers,
Comme si ces fleurs amoureuses
Disaient tout bas :
- Te voilà ! nous sommes heureuses !
Ne t'en va pas !
Je vois la profonde ramée
Du bois charmant
Où nous rêvions, toi, bien aimée,
Moi, bien aimant ;
Où du refus tendre et farouche
J'étais vainqueur,
Où ma bouche cherchait ta bouche,
Ton coeur mon coeur !
Viens ! la saison n'est pas finie,
L'été renaît,
Cherchons la grotte rajeunie
Qui nous connaît ;
Là, le soir, à l'heure où tout penche,
Où Dieu bénit,
Où la feuille baise la branche,
L'aile le nid,
Tous ces objets saints qui nous virent
Dans nos beaux jours
Et qui, tout palpitants, soupirent
De nos amours,
Tous les chers hôtes du bois sombre
Pensifs et doux,
Avant de s'endormir, dans l'ombre,
Parlent de nous.
Là, le rouge-gorge et la grive
Dans leurs chansons,
Le liseron et, dans l'eau vive,
Les verts cressons,
La mouche aux ailes d'or qui passe,
L'onde et le vent,
Chuchotent sans cesse à voix basse
Ton nom charmant.
Jour et nuit, au soir, à l'aurore,
A tous moments,
Entre eux ils redisent encore
Nos doux serments.
Viens, dans l'antre où nous les jurâmes,
Nous reposer !
Viens ! nous échangerons nos âmes
Dans un baiser !
poem by Victor Hugo

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L'Éléphant
Comme un éléphant son ivoire,
J'ai en bouche un bien précieux.
Pourpre mort !.. J'achète ma gloire
Au prix des mots mélodieux.
poem by Guillaume Apollinaire

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C'est
C'est la réalité des photos qui sont sur mon cœur que je veux
Cette réalité seule elle seule et rien d'autre
Mon cœur le répète sans cesse comme une bouche d'orateur et le redit
À chaque battement
Toutes les autres images du monde sont fausses
Elles n'ont pas d'autre apparence que celle des fantômes
Le monde singulier qui m'entoure métallique végétal
Souterrain
Ô vie qui aspire le soleil matinal
Cet univers singulièrement orné d'artifices
N'est-ce point quelque œuvre de sorcellerie
Comme on pouvait l'étudier autrefois
À Tolède
Où fut l'école diabolique la plus illustre
Et moi j'ai sur moi un univers plus précis plus certain
Fait à ton image
poem by Guillaume Apollinaire

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Bouche-Mignonne
BOUCHE-MIGNONNE lived in the mill,
Past the vineyards shady,
Where the sun shone on a rill
Jewelled like a lady.
Proud the stream with lily-bud,
Gay with glancing swallow;
Swift its trillion-footed flood
Winding ways to follow;
Coy and still when flying wheel
Rested from its labour;
Singing when it ground the meal,
Gay as lute or tabor.
'Bouche-Mignonne,' it called, when red
In the dawn were glowing
Eaves and mill-wheel, 'leave thy bed;
Hark to me a-flowing!'
Bouche-Mignonne awoke, and quick
Glossy tresses braided.
Curious sunbeams clustered thick;
Vines her casement shaded
Deep with leaves and blossoms white
Of the morning-glory,
Shaking all their banners bright
From the mill-eaves hoary.
Swallows turned their glossy throats,
Timorous, uncertain,
When, to hear their matin notes,
Peeped she thro' her curtain.
Shook the mill-stream sweet and clear
With its silvery laughter;
Shook the mill, from flooring sere
Up to oaken rafter.
'Bouche-Mignonne!' it cried, 'come down;
Other flowers are stirring:
Pierre, with fingers strong and brown,
Sets the wheel a-birring.'
Bouche-Mignonne her distaff plies
Where the willows shiver;
Round the mossy mill-wheel flies;
Dragon-flies, a-quiver,
Flash athwart the lily-beds,
Pierce the dry reeds' thicket;
Where the yellow sunlight treads,
Chants the friendly cricket.
Butterflies about her skim-
Pouf! their simple fancies
In the willow shadows dim
Take her eyes for pansies.
Buzzing comes a velvet bee;
Sagely it supposes
Those red lips beneath the tree
Are two crimson roses.
Laughs the mill-stream wise and bright-
It is not so simple;
Knew it, since she first saw light,
Every blush and dimple.
'Bouche-Mignonne!' it laughing cries,
'Pierre as bee is silly;
Thinks two morning stars thine eyes,
And thy neck a lily.'
Bouche-Mignonne, when shadows crept
From the vine-dark hollows,
When the mossy mill-wheel slept,
Curved the airy swallows,
When the lilies closed white lids
Over golden fancies,
Homeward drove her goats and kids.
Bright the gay moon dances
With her light and silver feet,
On the mill-stream flowing;
Come a thousand perfumes sweet,
Dewy buds are blowing;
Comes an owl and greyly flits,
Jewel-eyed and hooting,
Past the green tree where she sits;
Nightingales are fluting;
Soft the wind as rustling silk
On a courtly lady;
Tinkles down the flowing milk;
Huge and still and shady
Stands the mill-wheel, resting still
From its loving labour.
Dances on the tireless rill,
Gay as lute or tabor;
'Bouche-Mignonne!' it laughing cries,
'Do not blush and tremble;
If the night has ears and eyes,
I'll for thee dissemble;
'Loud and clear and sweet I'll sing
On my far way straying;
I will hide the whispered thing
Pierre to thee is saying.
'Bouche-Mignonne, good night, good night!
Every silver hour
I will toss my lilies white
'Gainst thy maiden bower.'
poem by Isabella Valancy Crawford

Submitted by Poetry Lover
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Leave a Print
On your way back, leave a print
That has a flavour of mint
Don't run away
Because you may one day
Tell us good bye
Do only good
With the nice and the rude
Be healthy, have character
Without stress, without anger
Smile and think positive
We don't know if we longer live
poem by Bouche Cousue

Submitted by Poetry Lover
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La Vie En Rose
Des yeuz qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche
Voila le portrait sans retouche
De lhomme auguel jappartiens
Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose
Il me dit des mots damour
Das mots de tous les jours,
Et ca me fait quelques choses
Il est entre dans mon coeur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause
Cest lui pour
Moi, moi pour lui dans la vie
Il me la dit, la jure pour la vie,
Et des que je lapercois
Alors je sens en moi, mon coeur qui bat...
Des nuits damour a plus finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Les ennuis, des chagrins seffacent
Heureux, heureux a en mourir
song performed by by Grace Jones

Submitted by Lucian Velea
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Épilogue
Une dernière fois reviens en mes pensées,
O jeunesse aux yeux clairs,
Et, dans mes mains encor, pose tes mains glacées.
Le soir parfume l’air.
Souviens-toi des matins où tous deux, côte à côte,
Notre ombre nous suivant,
Sur le sable fragile et parmi l’herbe haute
Nous allions dans le vent.
Ce que je veux de toi,
ce n’est pas, ô jeunesse,
De me rendre les lieux
Où nous avons erré ensemble. Je te laisse
Tes courses et tes jeux.
Je ne veux point de toi ces rires dont tu charmes
Mon souvenir encor :
Je te laisse tes pas, tes détours et tes larmes,
Ton âge d’aube et d’or,
Ton âme tour à tour voluptueuse ou sombre
Et ton cœur incertain,
Et ce geste charmant dont tu joignais dans l’ombre
La couple de tes mains.
Ce que je veux de toi, c’est ta jeune colère
Qui te montait au front,
C’est le sang qui roulait en toi sa pourpre claire,
Lorsque d’un vain talon,
Tu frappais à durs coups, frénétique et penchée,
Le sol sec et ardent,
Comme pour qu’en jaillît quelque source cachée
Que tu savais dedans ;
C’est cela que je veux de toi, car je veux boire
A pleine bouche, un jour,
L’eau souterraine encore à ta fontaine, ô gloire,
Quand ce sera mon tour !
Et, si le temps ingrat m’accorde pour salaire
L’opprobre meurtrier,
Je veux m’asseoir du moins à l’ombre que peut faire
La branche du laurier.
poem by Henri de Regnier

Submitted by Poetry Lover
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The Biggest Crime is Killing Time
Reading is my past time
Time and rhyme
Sound the same
For us time is nothing
For them it's everything
That's the difference
We have no chance
But only and unless
We ban the crime
Of wasting time.
poem by Bouche Cousue

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