
SOLDATS,
Il n’est aucun de vous qui veuille retourner en France par un autre chemin que par celui de l’ honneur. Nous ne devons y rentrer que sous des arcs de triomphe.
NAPOLEON
Napoleon Bonaparte in Au quartier imperial de Bamberg (6 October 1806)

Submitted by Costel Zăgan
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Depuis six mille ans la guerre
Depuis six mille ans la guerre
Plait aux peuples querelleurs,
Et Dieu perd son temps à faire
Les étoiles et les fleurs.
Les conseils du ciel immense,
Du lys pur, du nid doré,
N'ôtent aucune démence
Du coeur de l'homme effaré.
Les carnages, les victoires,
Voilà notre grand amour ;
Et les multitudes noires
Ont pour grelot le tambour.
La gloire, sous ses chimères
Et sous ses chars triomphants,
Met toutes les pauvres mères
Et tous les petits enfants.
Notre bonheur est farouche ;
C'est de dire : Allons ! mourons !
Et c'est d'avoir à la bouche
La salive des clairons.
L'acier luit, les bivouacs fument ;
Pâles, nous nous déchaînons ;
Les sombres âmes s'allument
Aux lumières des canons.
Et cela pour des altesses
Qui, vous à peine enterrés,
Se feront des politesses
Pendant que vous pourrirez,
Et que, dans le champ funeste,
Les chacals et les oiseaux,
Hideux, iront voir s'il reste
De la chair après vos os !
Aucun peuple ne tolère
Qu'un autre vive à côté ;
Et l'on souffle la colère
Dans notre imbécillité.
C'est un Russe ! Egorge, assomme.
Un Croate ! Feu roulant.
C'est juste. Pourquoi cet homme
Avait-il un habit blanc ?
Celui-ci, je le supprime
Et m'en vais, le coeur serein,
Puisqu'il a commis le crime
De naître à droite du Rhin.
Rosbach ! Waterloo ! Vengeance !
L'homme, ivre d'un affreux bruit,
N'a plus d'autre intelligence
Que le massacre et la nuit.
On pourrait boire aux fontaines,
Prier dans l'ombre à genoux,
Aimer, songer sous les chênes ;
Tuer son frère est plus doux.
On se hache, on se harponne,
On court par monts et par vaux ;
L'épouvante se cramponne
Du poing aux crins des chevaux.
Et l'aube est là sur la plaine !
Oh ! j'admire, en vérité,
Qu'on puisse avoir de la haine
Quand l'alouette a chanté.
poem by Victor Hugo

Submitted by Poetry Lover
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La France
Poète honore-là
Souci de la Beauté non souci de la Gloire
Mais la Perfection n'est-ce pas la Victoire
Ô poètes des temps à venir ô chanteurs
Je chante la beauté de toutes nos douleurs
J'en ai saisi des traits mais vous saurez bien mieux
Donner un sens sublime aux gestes glorieux
Et fixer la grandeur de ces trépas pieux
L'un qui détend son corps en jetant des grenades
L'autre ardent à tirer nourrit les fusillades
L'autre les bras ballants porte des seaux de vin
Et le prêtre-soldat dit le secret divin
J'interprète pour tous la douceur des trois notes
Que lance un loriot canon quand tu sanglotes
Qui donc saura jamais que de fois j'ai pleuré
Ma génération sur ton trépas sacré
Prends mes vers ô ma France Avenir Multitude
Chantez ce que je chante un chant pur le prélude
Des chants sacrés que la beauté de notre temps
Saura vous inspirer plus purs plus éclatants
Que ceux que je m'efforce à moduler ce soir
En l'honneur de l'Honneur la beauté du Devoir
poem by Guillaume Apollinaire

Submitted by Poetry Lover
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Salomé
Pour que sourie encore une fois Jean-Baptiste
Sire je danserais mieux que les séraphins
Ma mère dites-moi pourquoi vous êtes triste
En robe de comtesse à côté du Dauphin
Mon cœur battait battait très fort à sa parole
Quand je dansais dans le fenouil en écoutant
Et je brodais des lys sur une banderole
Destinée à flotter au bout de son bâton
Et pour qui voulez-vous qu'à présent je la brode
Son bâton refleurit sur les bords du Jourdain
Et sous les lys quand vos soldats ô roi Hérode
L'emmenèrent se sont flétris dans mon jardin
Venez tous avec moi là-bas sous les quinconces
Ne pleure pas ô joli fou du roi
Prends cette tête au lieu de ta marotte et danse
N'y touchez pas son front ma mère est déjà froid
Sire marchez devant trabants marchez derrière
Nous creuserons un trou et l'y enterrerons
Nous planterons des fleurs et danserons en rond
Jusqu'à l'heure où j'aurai perdu ma jarretière
Le roi sa tabatière
L'infante son rosaire
Le curé son bréviaire
poem by Guillaume Apollinaire

Submitted by Poetry Lover
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Stances
Si je vous dis, ce soir, en respirant ces roses
Qui ressemblent au sang que l’on répand pour lui :
L’Amour est là dans l’ombre et son pied nu se pose
Sur le rivage obscur du fleuve de la nuit.
Si je vous dis : l’Amour est ivre et taciturne
Et son geste ambigu nous trompe, car souvent
Il écrase une grappe au bord rougi de l’urne
Dont il verse la cendre aux corbeilles du vent.
Successif ouvrier de bonheur et de peine,
Il ourdit tour à tour sur le même fuseau
Les deux fils alternés de l’une et l’autre laine
Qu’il emmêle, débrouille et confond de nouveau.
Prenez garde, l’Amour est vain et n’est qu’une ombre,
Qu’il soit nu de lumière ou soit drapé de nuit,
Et redoutez sa vue étincelante ou sombre
Lorsque sur le chemin vous passez près de lui.
Fermez vos yeux prudents, si vous croyez l’entendre
Marcher sur l’herbe douce ou sur le sable amer,
Pour écouter en vous gronder et se répandre
Le bruit de la forêt et le bruit de la mer.
poem by Henri de Regnier

Submitted by Poetry Lover
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Deux Frres Sous Le Soleil
J'ai vu en rve - une prairie infinite
J'ai vu en rve - un soleil endormi
Et dans mon rve - nos ailes d'or se dploient
Et un seul esprit - nous unit - toi et moi
Ecoute ton coeur - petit enfant du desert
Ecoute cette voix - c'est celle de ta terre
Ecoute tes rves - moi quand tu t'veilles
Moi qui suis ton frere - oui - sous le soleil
Nous sommes com' deux frres de sang
Nous som' deux coeurs l'unisson
A jamais nous serons pareils
A deux frres sous le soleil
Quand tu entendras - le vent dans le canyon
Et quand tu verras - courir les bisons
Quand tu te perdras - e serai prs de toi
Pour veiller sur mon frre - mon frre sous le soleil
Nous sommes com' deux frres de sang
Nous som' deux coeurs l'unisson
A jamais nous serons pareils
A deux frres sous le soleil
Sous le soleil, sous le soleil
Com' deux frres sous le soleil
song performed by by Bryan Adams

Submitted by Lucian Velea
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Ce que je Veux Faire (What I Want To Do)
Je vous cherche.
Non où ne font je vois...
Ce sourire qui rit,
Exprimer ces yeux de danse.
Je longtemps pour vous tenir,
Enveloppé dans mes bras.
Là vous devez libérer votre odeur.
Là nous nous assoyons sur la terrasse,
Donner sur Paris et au-delà.
Comme nous rêvons de l'amour pour nous garder romantiques.
What I Want To Do
I look for you.
No where do I see...
That smile that laughs,
To express those dancing eyes.
I long to hold you,
Enfolded within my arms.
There you are to release your scent.
There we are sitting upon the terrace,
Overlooking Paris and beyond.
As we dream of love to keep us romantic.
poem by Lawrence S. Pertillar

Submitted by Poetry Lover
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Prière
Ah ! Si vous saviez comme on pleure
De vivre seul et sans foyers,
Quelquefois devant ma demeure
Vous passeriez.
Si vous saviez ce que fait naître
Dans l'âme triste un pur regard,
Vous regarderiez ma fenêtre
Comme au hasard.
Si vous saviez quel baume apporte
Au coeur la présence d'un coeur,
Vous vous assoiriez sous ma porte
Comme une soeur.
Si vous saviez que je vous aime,
Surtout si vous saviez comment,
Vous entreriez peut-être même
Tout simplement.
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

Submitted by Poetry Lover
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Ah! c'est un rêve! non! nous n'y consentons point
Ah ! c'est un rêve ! non ! nous n'y consentons point.
Dresse-toi, la colère au coeur, l'épée au poing,
France ! prends ton bâton, prends ta fourche, ramasse
Les pierres du chemin, debout, levée en masse !
France ! qu'est-ce que c'est que cette guerre-là ?
Nous refusons Mandrin, Dieu nous doit Attila.
Toujours, quand il lui plaît d'abattre un grand empire,
Un noble peuple, en qui le genre humain respire,
Rome ou Thèbes, le sort respectueux se sert
De quelque monstre auguste et fauve du désert.
Pourquoi donc cet affront ? c'est trop. Tu t'y résignes,
Toi, France ? non, jamais. Certes, nous étions dignes
D'être dévorés, peuple, et nous sommes mangés !
C'est trop de s'être dit : - Nous serons égorgés
Comme Athène et Memphis, comme Troie et Solime,
Grandement, dans l'éclair d'une lutte sublime ! -
Et de se sentir mordre, en bas, obscurément,
Dans l'ombre, et d'être en proie à ce fourmillement,
Les pillages, les vols, les pestes, les famines
D'espérer les lions, et d'avoir les vermines !
poem by Victor Hugo

Submitted by Poetry Lover
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So Missed With It (Si Manqué Avec Cela)
No other way can I say love is felt.
Desired and wished beyond kissing lips.
Or the sucking done you do to my tongue,
And the experience of it so missed.
The smell of your breath before the Sun rises dawn.
Those showers we take together,
With the scrubbing touches and the rubbing...
We ensure goes on and on and on!
The silent thoughts I have of you,
When you are gone and not in view.
No other way can I say love is felt.
It is there for you as true as humidity,
Introduces August to Summer's heat.
And when I think of something,
I crave to appetize to eat!
I think of us in bed performing...
Until we have wet the sheets!
No other way can I say love is felt.
Desired and wished beyond kissing lips.
Or the sucking done you do to my tongue,
And the experience of it so missed with it!
Si Manqué Avec Cela
Nulle autre voie ne peut je dire que l'amour est estimé.
Désiré et a voulu au-delà des lèvres s'embrassant.
Ou la succion faite vous faites à ma langue,
Et l'expérience de cela si manqué.
L'odeur de votre haleine avant l'aube d'augmentations de Soleil.
Ces douches nous prenons ensemble,
Avec les contacts frottants et le frottement...
Nous garantissons va sans cesse et sur!
Les pensées silencieuses j'ai de vous,
Quand vous êtes s'en allés et pas en vue.
Nulle autre voie ne peut je dire que l'amour est estimé.
C'est là pour vous aussi vrai que l'humidité,
Présente l'août à la chaleur d'Été.
Et quand je pense à quelque chose,
Je meurs d'envie à appetize pour manger!
Je pense à nous dans l'exécution de lit...
Jusqu'à ce que nous ayons mouillé les draps!
Nulle autre voie ne peut je dire que l'amour est estimé.
Désiré et a voulu au-delà des lèvres s'embrassant.
Ou la succion faite vous faites à ma langue,
Et l'expérience de cela si manqué avec cela!
poem by Lawrence S. Pertillar

Submitted by Poetry Lover
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Les Fleurs des Mots: Un Morceau du Pidgin
Mon frere, ma soeur et moi
a l'exterieure
de la bibliotheque
de l'universite
de Paris.
Sculptures,
en gres,
du homme de renom.
Pocketable oeuvres
(poche doovers) .
Nous n'etonnions pas
quand nous were searched at la porte.
Mon homme asked, 'You were in court before? '
(Je hadn't done any courtroom francais,
let alone past tense.
Il parlais anglais.)
Je said, 'Not en France.'
Nous left, et soon noticed
il following us.
Je said,
'Je will satisfy
il's curiosity.
Vous allez on ahead.'
poem by Douglas Scotney

Submitted by Poetry Lover
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Burger Queen Francais
Toujours stupfi par ce manque de direction
Hey you, hey you
N la csarienne sa premire opration
Hey you, hey you
Ses habits avantage sa ple imcomplexion
Hey you, hey you
Et maintenant tant defforts pour une si simple rection
Hey you
Mfiez-vous des apparences
Ca na aucun sens
Mfiez-vous des apparences
Ca na aucun sens
Il drague en bote et il cherche sa connection
Hey you, hey you
Pas trop de jouissance mais pas mal daffection
Hey you, hey you
Il rve de lendroit la plus belle slection
Hey you, hey you
N toujours tant defforts pour une si simple rection
Hey you
Mfiez-vous des apparences
Ca na aucun sens
Mfiez-vous des apparences
Ca na aucun sens
Mfiez-vous des apparences
Ca na aucun sens
Things arent what they seem
Luxemburger queen
Hes a burger queen
Toujours stupfi par ce manque de direction
Hey you, hey you
N la csarienne sa premire opration
Hey you, hey you
Rve de lendroit la plus belle slection
Hey you, hey you
Rve dun visage la pure perfection
Hey you
Things arent what they seem
Luxemburger queen
Luxemburger queen
Luxemburger queen
Hes a burger queen.
song performed by by Placebo

Submitted by Lucian Velea
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A Madame D. G. de G.
Jadis je vous disais : -- Vivez, régnez, Madame !
Le salon vous attend ! le succès vous réclame !
Le bal éblouissant pâlit quand vous partez !
Soyez illustre et belle ! aimez ! riez ! chantez !
Vous avez la splendeur des astres et des roses !
Votre regard charmant, où je lis tant de choses,
Commente vos discours légers et gracieux.
Ce que dit votre bouche étincelle en vos yeux.
Il semble, quand parfois un chagrin vous alarme,
Qu'ils versent une perle et non pas une larme.
Même quand vous rêvez, vous souriez encor,
Vivez, fêtée et fière, ô belle aux cheveux d'or !
Maintenant vous voilà pâle, grave, muette,
Morte, et transfigurée, et je vous dis : -- Poëte !
Viens me chercher ! Archange ! être mystérieux !
Fais pour moi transparents et la terre et les cieux !
Révèle-moi, d'un mot de ta bouche profonde,
La grande énigme humaine et le secret du monde !
Confirme en mon esprit Descarte ou Spinosa !
Car tu sais le vrai nom de celui qui perça,
Pour que nous puissions voir sa lumière sans voiles,
Ces trous du noir plafond qu'on nomme les étoiles !
Car je te sens flotter sous mes rameaux penchants ;
Car ta lyre invisible a de sublimes chants !
Car mon sombre océan, où l'esquif s'aventure,
T'épouvante et te plaît ; car la sainte nature,
La nature éternelle, et les champs, et les bois,
Parlent de ta grande âme avec leur grande voix !
poem by Victor Hugo

Submitted by Poetry Lover
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Confide In Me
Written: paul anderson, dave seaman
Je suis loin de toi,
Je t'observe de loin,
Devrais-je te venir en aide,
Qu'importe qui tu es,
Nous sommes tous blesss en amour,
Et nous devons tous porter notre croix,
Mais au nom de la comprhension,
Un problme devrait tre partag,
Confide in me (fie toi moi)
Confide in me (fie toi moi)
Je peux garder un secret,
Et jeter la clef,
Quelques fois pour le lacher,
C'est pour librer nos enfants,
Nous sommes tous blesss en amour,
Et nous devons tous porter notre croix,
Mais au nom de la comprhension,
Un problme devrait tre partag,
Confide in me (fie toi moi)
Confide in me (fie toi moi)
Confide in me (fie toi moi)
Confide in me (fie toi moi)
Stick or twist,
The choice is yours,
Hit or miss,
What's mine is yours,
Stick or twist,
The choice is yours,
Hit or miss,
What's mine is yours,
Nous sommes tous blesss en amour,
Et nous devons tous porter notre croix,
Mais au nom de la comprhension,
Un problme devrait tre partag,
Confide in me (fie toi moi)
Confide in me (fie toi moi)
Confide in me (fie toi moi)
Confide in me (fie toi moi)
song performed by by Kylie Minogue

Submitted by Lucian Velea
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Burger Queen Franais
Toujours stupfi par ce manque de direction
Hey You, Hey You
N la csarienne, sa premire opration
Hey You, Hey You
Ses habits avantagent sa ple complexion
Hey You, Hey You
Et maintenant tant d'efforts pour une si simple rection
Hey You,
Mfiez vous des apparences,
Ca n'a aucun sens
Mfiez vous des apparences,
Ca n'a aucun sens.
Il drague en bote et il charge sa connexion
Hey You, Hey You
Pas trop de jouissances mais pas mal d'affection
Hey You, Hey You
Il rve de l'endroit la plus belle slection
Hey You, Hey You
Mais toujours tant d'efforts pour une si simple rection
Hey You,
Mfiez vous des apparences
Ca n'a aucun sens
Mfiez vous des apparences
Ca n'a aucun sens
Mfiez vous des apparences
Ca n'a aucun sens.
Things aren't what they seem,
Luxemburger Queen,
He's a Burger Queen.
Toujours stupfi par ce manque de direction
Hey You, Hey You
N la csarienne, sa premire opration
Hey You, Hey You
Rve de l'endroit la plus belle slection
Hey You, Hey You
Rve d'un visage la pure perfection
Hey You,
Things aren't what they seem,
Luxemburger Queen,
Luxemburger Queen,
Luxemburger queen,
He's a Burger Queen.
PlaceboLyrics Index
song performed by by Placebo

Submitted by Lucian Velea
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Fin d'année
Sous des cieux faits de filasse et de suie,
D'où choit morne et longue la pluie,
Voici pourrir
Au vent tenace et monotone,
Les ors d'automne ;
Voici les ors et les pourpres mourir.
O vous qui frémissiez, doucement volontaires,
Là-haut, contre le ciel, tout au long du chemin,
Tristes feuilles comme des mains,
Vous gisez, noires, sur la terre.
L'heure s'épuise à composer les jours ;
L'autan comme un rôdeur, par les plaines circule ;
La vie ample et sacrée, avec des regrets sourds,
Sous un vague tombeau d'ombre et de crépuscule,
Jusques au fond du sol se tasse et se recule.
Dites, l'entendez-vous venir au son des glas,
Venir du fond des infinis là-bas,
La vieille et morne destinée ?
Celle qui jette immensément au tas
Des siècles vieux, des siècles las,
Comme un sac de bois mort, l'année.
poem by Emile Verhaeren

Submitted by Poetry Lover
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De la batterie de tir
Nous sommes ton collier France
Venus des Atlantides ou bien des Négrities
Des Eldorados ou bien des Cimméries
Rivière d'hommes forts et d'obus dont l'orient chatoie
Diamants qui éclosent la nuit
Ô Roses ô France
Nous nous pâmons de volupté
À ton cou penché vers l'Est
Nous sommes l'Arc-en-terre
Signe plus pur que l'Arc-en-Ciel
Signe de nos origines profondes
Étincelles
Ô nous les très belles couleurs
poem by Guillaume Apollinaire

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Marie
Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C'est la maclotte qui sautille
Toutes les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie
Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu'elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux
Les brebis s'en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d'argent
Des soldats passent et que n'ai-je
Un cœur moi ce cœur changeant
Changeant et puis encor que sais-je
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles d'automne
Qui jonchent aussi nos aveux
Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine.
poem by Guillaume Apollinaire

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A Mlle Fanny de P.
Ô vous que votre âge défend,
Riez ! tout vous caresse encore.
Jouez ! chantez ! soyez l'enfant !
Soyez la fleur ; soyez l'aurore !
Quant au destin, n'y songez pas.
Le ciel est noir, la vie est sombre.
Hélas ! que fait l'homme ici-bas ?
Un peu de bruit dans beaucoup d'ombre.
Le sort est dur, nous le voyons.
Enfant ! souvent l'oeil plein de charmes
Qui jette le plus de rayons
Répand aussi le plus de larmes.
Vous que rien ne vient éprouver,
Vous avez tout, joie et délire,
L'innocence qui fait rêver,
L'ignorance qui fait sourire.
Vous avez, lys sauvé des vents,
Coeur occupé d'humbles chimères,
Ce calme bonheur des enfants,
Pur reflet du bonheur des mères.
Votre candeur vous embellit.
Je préfère à toute autre flamme
Votre prunelle que remplit
La clarté qui sort de votre âme.
Pour vous ni soucis ni douleurs,
La famille vous idolâtre.
L'été, vous courez dans les fleurs ;
L'hiver, vous jouez près de l'âtre.
La poésie, esprit des cieux,
Près de vous, enfant, s'est posée ;
Votre mère l'a dans ses yeux,
Votre père dans sa pensée.
Profitez de ce temps si doux !
Vivez ! - La joie est vite absente ;
Et les plus sombres d'entre nous
Ont eu leur aube éblouissante.
Comme on prie avant de partir,
Laissez-moi vous bénir, jeune âme, -
Ange qui serez un martyr !
Enfant qui serez une femme !
poem by Victor Hugo

Submitted by Poetry Lover
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Chanson (L'Ame en fleur)
Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?
Pourquoi me faire ce sourire
Qui tournerait la tête au roi ?
Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?
Si vous n'avez rien à m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?
Sur le rêve angélique et tendre,
Auquel vous songez en chemin,
Si vous n'avez rien à m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?
Si vous voulez que je m'en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?
Lorsque je vous vois, je tressaille :
C'est ma joie et c'est mon souci.
Si vous voulez que je m'en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?
poem by Victor Hugo

Submitted by Poetry Lover
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Cri de guerre du mufti
En guerre les guerriers ! Mahomet ! Mahomet !
Les chiens mordent les pieds du lion qui dormait,
Ils relèvent leur tête infâme.
Ecrasez, ô croyants du prophète divin,
Ces chancelants soldats qui s'enivrent de vin,
Ces hommes qui n'ont qu'une femme !
Meure la race franque et ses rois détestés !
Spahis, timariots, allez, courez, jetez
A travers les sombres mêlées
Vos sabres, vos turbans, le bruit de votre cor,
Vos tranchants étriers, larges triangles d'or,
Vos cavales échevelées !
Qu'Othman, fils d'Ortogrul, vive en chacun de vous.
Que l'un ait son regard et l'autre son courroux.
Allez, allez, ô capitaines !
Et nous te reprendrons, ville aux dômes d'azur,
Molle Setiniah, qu'en leur langage impur
Les barbares nomment Athènes !
poem by Victor Hugo

Submitted by Poetry Lover
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