Un Lilas Pour Eulalie
Paroles et musique : Yves Duteil
(c) 1974 by les ditions de l'critoire
1 Suis all courir l'lot
Cueillir un lilas
Suis all courir l'lot
Cueillir un lilas
Un lilas pour Eulalie
Eulalie pour un lilas
Suis all courir l'lot
Cueillir un lilas
Elle m'aimera
Suis all courir l'lot
Cueillir un lilas
Elle m'aimera
2 En chemin j'ai crois Lili
Qui voit le lilas
En chemin j'ai crois Lili
qui voit le lilas
Le lilas pour Eulalie
Eulalie pour un lilas
Et Lili qui n'a personne
Moi le lilas je lui donne
En chemin j'ai crois Lili
Qui prend le lilas
Et qui m'aimera
En chemin j'ai crois Lili
Qui prend le lilas
Et qui m'aimera
3 Mais dj Lili m'abandonne
Lili s'en va
Prs de moi je n'ai plus personne
Et plus de lilas
De lilas pour Eulalie
Eulalie pour un lilas
Et Lili qui n'a personne
Moi le lilas je lui donne
Mais dj Lili m'abandonne
Lili s'en va
Ne m'aimera pas
Mais dj Lili m'abandonne
Lili s'en va
Ne m'aimera pas
4 Suis retourn cueillir alors
Un autre lilas
Suis retourn cueillir alors
Un autre lilas
Du lilas j'ai pris le LI
Pour dormir quand vient le soir
Et du lilas d'Eulalie
Reste un LA pour ma guitare
Et demain j'irai pour de bon
Chanter mes chansons
Elles m'aimeront
Et demain j'irai pour de bon
Chanter mes chansons
Elles m'aimeront
song performed by by Yves Duteil

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Croissant Bleu
Quand j'ai vu vos yeux pour la premiere fois,
J'etais perdu
Je suis venu a la Closerie Des Lilas tres souvent
On attend pour ces moments divins pour toute la vie
Mon coeur a ete prit par joie et mal
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu
C'etait en octobre, il y a deux ans et c'etait la troisieme fois que je vous ai vu
J'ai pas eu le courage pour ces premiers mots impossibles
Et meme reflechir a ce probleme pour commencer une conversation etait un cliche
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu
J'etais bien place au bar et camoufle derriere un livre tres important
Avec un sourire dans vos yeux vous m'avez demande : < Quel est le titre de
votre livre ? >
Et j'ai repondu apres une pause assez artificielle : < Je ne sais pas ! >
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu
song performed by by Yello

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Croissant Bleu
Quand j'ai vu vos yeux pour la premiere fois,
J'etais perdu
Je suis venu a la Closerie Des Lilas tres souvent
On attend pour ces moments divins pour toute la vie
Mon coeur a ete prit par joie et mal
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu
C'etait en octobre, il y a deux ans et c'etait la troisieme fois que je vous ai vu
J'ai pas eu le courage pour ces premiers mots impossibles
Et meme reflechir a ce probleme pour commencer une conversation etait un cliche
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu
J'etais bien place au bar et camoufle derriere un livre tres important
Avec un sourire dans vos yeux vous m'avez demande : < Quel est le titre de
votre livre ? >
Et j'ai repondu apres une pause assez artificielle : < Je ne sais pas ! >
Quand je suis avec vous, je suis perdu
Just a few
Quand je suis amoureux, c'est la peur
Juste un peu
song performed by by Yello

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Lili Marlene
(m. david/n. schulze/h. leip)
Outside the barracks by the corner light
Darling I remember how Id wait for you at night
There wed create a world for two, Id wait for you
The whole night through, was there that youd whisper tenderly
That you loved me, youd always be
Be my lili marlene, be my lili marlene
Id give you a rose to show I care,
And wind it through your golden hair
Then we would say goodnight and part,
Ill always keep you in my heart
With me lili marlene, with me lili marlene
My lili of the lamplight, my own lili marlene
song performed by by Carly Simon

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My Life
Ma vie est comme un jeu
mes parents sont les joueurs
ils combattent pour gagner
leur prix est moi
je suis coincé au milieu
parfois je peux m'échapper
mais d'autres que je suis emprisonné pour voir qui gagne
je veulent ne jamais courir loin et retour
mais je reste pour voir s'il changera
je suis un esclave à ma mère
I'm une responsabilité à mon père
là est seulement une personne qui me maintient
je ne peut pas la laisser pour défendre pour elle-même
comme mon frère a fait à moi
je vivrai dans son intéret
et sois le prix de ce jeu
mais je ne les laisserai pas me dépouiller vers le bas de ce que suis je
je ne laisserai pas n'importe qui choisir qui je suis
Translation:
My life is like a game
My parents are the players
They fight to win
Their prize is me
I'm stuck in the middle
Sometimes I can escape
But others I'm trapped to see who wins
I want to run away and never return
But I stay to see if it'll change
I'm a slave to my mother
I'm a liability to my father
There's only one person that keeps me going
I can't leave her to fend for herself
Like my brother did to me
I shall live for her sake
And be the prize of this game
But I will not let them strip me down of what I am
I won't let anyone choose who I am
poem by Emily Tyrrell

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Les Colchiques
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-la
Violatres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne
Les enfants de l'école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément
Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne
poem by Guillaume Apollinaire

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L Pour a
Pense moi la prochaine fois que
tu entendras la rumeur des vagues
et si elles te disent que tu m'as fait
que du mal, t'en fait pas
j'suis l pour a
la mer connait pas le fil du temps
qui nous rapproche et nous spare
vive la mare haute et vive la basse
mais surtout vive la difference
j'suis l pour a
laisse couler le bateau
oublie tes moeurs
laisse toi aller et n'ai pas peur
les mecs c'est des salauds mais peut-tre pas tous
remplis ton verre et a nos amours
j'suis l pour a
song performed by by Nada Surf

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Exil
Si je pouvais voir, ô patrie,
Tes amandiers et tes lilas,
Et fouler ton herbe fleurie,
Hélas !
Si je pouvais, - mais, ô mon père,
O ma mère, je ne peux pas, -
Prendre pour chevet votre pierre,
Hélas !
Dans le froid cercueil qui vous gêne,
Si je pouvais vous parler bas,
Mon frère Abel, mon frère Eugène,
Hélas !
Si je pouvais, ô ma colombe,
Et toi, mère, qui t'envolas,
M'agenouiller sur votre tombe,
Hélas !
Oh ! vers l'étoile solitaire,
Comme je lèverais les bras !
Comme je baiserais la terre,
Hélas !
Loin de vous, ô morts que je pleure,
Des flots noirs j'écoute le glas ;
Je voudrais fuir, mais je demeure,
Hélas !
Pourtant le sort, caché dans l'ombre,
Se trompe si, comptant mes pas,
Il croit que le vieux marcheur sombre
Est las.
poem by Victor Hugo

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Le trésor
Jadis, jadis vivait m'amie
Une princesse aux cheveux d'or,
En quel pays ? Ne le sais mie.
Jadis, jadis vivait m'amie
La fée Yra, son ennemie,
Qui changea la belle en trésor.
Jadis, jadis vivait m'amie
Une princesse aux cheveux d'or.
En un trésor caché sous terre
La fée, au temps bleu des lilas,
Changea la belle de naguère
En un trésor caché sous terre.
La belle pleurait solitaire :
Elle pleurait sans nul soulas
En un trésor caché sous terre :
C'était au temps bleu des lilas.
De la mousse je suis la fée,
Dit à la princesse une voix,
Une voix très douce, étouffée,
De la mousse je suis la fée,
D'un bleu myosotis coiffée.
Pauvrette ! En quel état vous vois !
De la mousse je suis la fée,
Dit à la princesse une voix.
Par un homme jeune et fidèle
Seront sauvés vos yeux taris,
Dit cette fée à voix d'oiselle
Par un homme jeune et fidèle
Qui vous désirera, ma belle,
Et pour l'or n'aura que mépris,
Par un homme jeune et fidèle
Seront sauvés vos yeux taris.
Cent ans attendit la princesse.
Un jour quelqu'un passa par là,
Chevalier de haute prouesse,
- Cent ans l'attendit la princesse -
Brave, invaincu, mais sans richesse,
Qui prit tout l'or et s'en alla.
Cent ans attendit la princesse.
Un jour quelqu'un passa par là.
La pauvre princesse invisible
Fut mise en la bourse de cuir ;
La pauvre princesse sensible,
Adorable, mais invisible.
Un brigand tua l'invincible,
Prit la bourse et se mit à fuir.
La pauvre princesse invisible
Pleurait dans la bourse de cuir.
Elle pleurait d'être en servage
Et de ne pas pouvoir crier.
Le grand vent du Nord faisait rage
- Elle pleurait d'être en servage -
Mais un homme vit le carnage,
Vint et tua le meurtrier.
Elle pleurait d'être en servage
Et de ne pas pouvoir crier.
Le sauveur, un pauvre poète,
Dit : ' Onc homme tel trésor eut ;
Mais j'en fais fi ! Je suis très bête,
Un sauveur, un pauvre poète !
J'aimerais mieux une fillette. '
Alors la princesse apparut.
Le sauveur, un pauvre poète,
Dit : ' Onc homme tel trésor eut ! '
Et voilà l'histoire, m'amie,
De la princesse aux cheveux d'or.
Quel est son nom ? Ne le sais mie.
Et voilà l'histoire, m'amie,
De celle que son ennemie
Changea jadis en un trésor.
Et voilà l'histoire, m'amie,
De la Princesse aux cheveux d'or.
JE vis un soir la zézayante
Et presque jamais souriante
Et renversée, un soir, hiante,
Pour quel ennui ? Vers quel soulas ?
S'ennuyait-elle d'une gemme,
D'une fleur bleue ou de l'angemme
Ou plaçait-elle ceci : ' J'aime ! '
Trop au hasard des tombolas !
Et dans le soir qui tout nous souille
Le fauteuil qui d'ombre se brouille
Avait des formes de grenouille
Près du lit, tel un tombeau bas.
Ainsi bayèrent par le monde
Viviane auprès de l'immonde
Et dans son palais Rosemonde
Qui fut moins belle que Linda.
Et moi qui tiens en ma cervelle
La vérité plus que nouvelle
Et que, plaise à Dieu, je révèle
De l'enchanteur qui la farda
Du sens des énigmes sereines,
Moi, qui sais des lais pour les reines
Et des chansons pour les sirènes,
Ce bayement long m'éluda.
Car au cœur proche et que je craigne
Ce cœur que l'ennui tendre étreigne.
Au cœur l'ennui c'est l'interrègne
À ne pas être l'interroi.
Ses mains alors s'épanouirent
Comme des fleurs de soir et luirent,
Ses yeux dont soudain s'éblouirent
Les dormantes glaces d'effroi
De voir bayer leur sombre dame,
Princesse ou fée ou simple femme
Ayant avec la mort dans l'âme
La grenouille pour tout arroi.
Lorsque vous partirez, je ne vous dirai rien,
Mais après tout l'été, quand reviendra l'automne,
Si vous n'êtes pas là, zézayante, ô Madone,
J'irai gémir à votre porte comme un chien.
Lorsque vous partirez, je ne vous dirai rien.
Et tout me parlera de vous pendant l'absence :
Des joyaux vus chez les orfèvres transmueront
Leurs gemmes en mauvais prestiges qui seront
Vos ongles et vos dents comme en réminiscence
Et tout me parlera de vous pendant l'absence.
Et, chaque nuit sans lune attestant vos cheveux,
Je verrai votre ennui dans chaque nuit lunaire ;
Mais puisque vous partez l'on me soit débonnaire
Et fixe mon étoile et l'astre que je veux
Dans chaque nuit sans lune attestant vos cheveux.
Quand l'automne viendra, le bruit des feuilles sèches
Sera de votre robe un peu le bruissement.
Pour moi, vous sentant proche, en un pressentiment,
La feuille chue aura le parfum des fleurs fraîches,
Quand l'automne viendra hanté de feuilles sèches.
Madone au Nonchaloir, lorsque vous partirez,
Tout parlera de vous, même la feuille morte,
Sauf vous qui femme et mobile comme la porte
Avant le premier soir de danse m'oublierez,
Madone au Nonchaloir, lorsque vous partirez.
poem by Guillaume Apollinaire

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Avec le même amour que tu me fus jadis
Avec le même amour que tu me fus jadis
Un jardin de splendeur dont les mouvants taillis
Ombraient les longs gazons et les roses dociles,
Tu m'es en ces temps noirs un calme et sûr asile.
Tout s'y concentre, et ta ferveur et ta clarté
Et tes gestes groupant les fleurs de ta bonté,
Mais tout y est serré dans une paix profonde
Contre les vents aigus trouant l'hiver du monde.
Mon bonheur s'y réchauffe en tes bras repliés
Tes jolis mots naïfs et familiers,
Chantent toujours, aussi charmants à mon oreille
Qu'aux temps des lilas blancs et des rouges groseilles.
Ta bonne humeur allègre et claire, oh ! je la sens
Triompher jour à jour de la douleur des ans,
Et tu souris toi-même aux fils d'argent qui glissent
Leur onduleux réseau parmi tes cheveux lisses.
Quant ta tête s'incline à mon baiser profond,
Que m'importe que des rides marquent ton front
Et que tes mains se sillonnent de veines dures
Alors que je les tiens entre mes deux mains sûres !
Tu ne te plains jamais et tu crois fermement
Que rien de vrai ne meurt quand on s'aime dûment,
Et que le feu vivant dont se nourrit notre âme
Consume jusqu'au deuil pour en grandir sa flamme.
poem by Emile Verhaeren

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Madrigal
Tu tez rosada y pura, tus formas gráciles
de estatua de Tanagra, tu olor de lilas,
el carmín de tu boca, de labios tersos;
las miradas ardientes de tus pupilas,
el ritmo de tu paso, tu voz velada,
tus cabellos que suelen, si los despeina
tu mano blanca y fina toda hoyuelada,
cubrirte como un rico manto de reina;
tu voz, tus ademanes, tú... no te asombre:
todo eso está, y a gritos, pidiendo un hombre.
poem by Jose Asuncion Silva

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Hora prima
J'ai salué le jour dès avant mon réveil ;
Il colorait déjà ma pesante paupière,
Et je dormais encor, mais sa rougeur première
A visité mon âme à travers le sommeil.
Pendant que je gisais immobile, pareil
Aux morts sereins sculptés sur les tombeaux de pierre,
Sous mon front se levaient des pensers de lumière,
Et, sans ouvrir les yeux, j'étais plein de soleil.
Le frais et pur salut des oiseaux à l'aurore,
Confusément perçu, rendait mon coeur sonore,
Et j'étais embaumé d'invisibles lilas.
Hors du néant, mais loin des secousses du monde,
Un moment j'ai connu cette douceur profonde
De vivre sans dormir tout en ne veillant pas.
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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Ici-bas
Ici-bas tous les lilas meurent,
Tous les chants des oiseaux sont courts ;
Je rêve aux étés qui demeurent
Toujours...
Ici-bas les lèvres effleurent
Sans rien laisser de leur velours ;
Je rêve aux baisers qui demeurent
Toujours...
Ici-bas tous les hommes pleurent
Leurs amitiés ou leurs amours ;
Je rêve aux couples qui demeurent
Toujours...
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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Pour Toi En Ce Jour De St Valentin
pour toi qui est le cheri de mon cœur
je suis ta femme et ton âme sœur
null amour est infaillible
pourtant le notre est crédible
tant d’années ont passées
les sentiments pas chassés
offres moi une fleur nommé lys
car pour toi je suis sans artifice
aujourd’hui j’ai juste envie
de te dire jouissons ensemble de la vie
car ceci est un précieux cadeau du ciel
à déguster et savourer comme du miel
pour toi qui est le cheri de mon coeur
je suis ta femme et âme soeur
devant l'étérnel
poem by Morhardt Carmen Mencita Monoi Angel

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Innocent - A Requiem For Refugees
HASHAMAYIM MEVAKIM SADOT
UNDUDE ADAM BEMILHAMOT
GA'AGUYIM NIKRAYIM
ME'EYNE HAYLADIM HANIMLATIM
VE'EYIN AV VA'EYIM VE'RACHAMIM
YAH AHYAH, YAH AHYAH
ASHAR AHYAH, ASHAR AHYAH
YAH AHYAH, YAH AHYAH
ASHAR AHYAH, ASHAR AHYAH
YA FADAYTAK YA FADAYT
ANA MIN ASHKI ALEIK
LA LILI LEIL WALA NAHAR
YA FADAYTAK YA FADAYT
ANA MIN ASHKI ALEIK
LA LILI LEIL WALA NAHAR
YA FADAYTAK YA FADAYT
ANA MIN ASHKI ALEIK
LA LILI LEIL WALA NAHAR
YAH AHYAH, YAH AHYAH
ASHAR AHYAH, ASHAR AHYAH
YAH AHYAH, YAH AHYAH
ASHAR AHYAH, ASHAR AHYAH
Why? Why? Why?
Why, why, crazy mind?
Why?
song performed by by Ofra Haza

Submitted by Lucian Velea
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Eulalie
I dwelt alone
In a world of moan,
And my soul was a stagnant tide,
Till the fair and gentle Eulalie became my blushing bride-
Till the yellow-haired young Eulalie became my smiling bride.
Ah, less- less bright
The stars of the night
Than the eyes of the radiant girl!
That the vapor can make
With the moon-tints of purple and pearl,
Can vie with the modest Eulalie's most unregarded curl-
Can compare with the bright-eyed Eulalie's most humble and careless
curl.
Now Doubt- now Pain
Come never again,
For her soul gives me sigh for sigh,
And all day long
Shines, bright and strong,
Astarte within the sky,
While ever to her dear Eulalie upturns her matron eye-
While ever to her young Eulalie upturns her violet eye.
poem by Edgar Allan Poe

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Juin
Pendant avril et mai, qui sont les plus doux mois,
Les couples, enchantés par l'éther frais et rose,
Ont ressenti l'amour comme une apothéose ;
Ils cherchent maintenant l'ombre et la paix des bois.
Ils rêvent, étendus sans mouvement, sans voix ;
Les coeurs désaltérés font ensemble une pause,
Se rappelant l'aveu dont un lilas fut cause
Et le bonheur tremblant qu'on ne sent pas deux fois.
Lors le soleil riait sous une fine écharpe,
Et, comme un papillon dans les fils d'une harpe,
Dans ses rayons encore un peu de neige errait.
Mais aujourd'hui ses feux tombent déjà torrides,
Un orageux silence emplit le ciel sans rides,
Et l'amour exaucé couve un premier regret.
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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Du Printemps
La froidure paresseuse
De l'yver a fait son tems :
Voici la saison joyeuse
Du délicieux printems.
La terre est d'herbes ornée,
L'herbe de fleuretes l'est ;
La fueillure retournée
Fait ombre dans la forest.
De grand matin la pucelle
Va devancer la chaleur
Pour de la rose nouvelle
Cueillir l'odorante fleur ;
Pour avoir meilleure grace,
Soit qu'elle en pare son sein,
Soit que present elle en face
A son amy de sa main ;
Qui de sa main l'ayant ue
Pour souvenance d'amour,
Ne la perdra point de vue,
La baisant cent fois le jour.
Mais oyez dans le bocage
Le flageolet du berger,
Qui agace le ramage
Du rossignol bocager.
Voyez l'onde clere et pure
Se cresper dam les ruisseaux ;
Dedans voyez la verdure
De ces voisins arbrisseaux.
La mer est calme et bonasse ;
Le ciel est serein et cler ;
La nef jusqu'aux Indes passe ;
Un bon vent la fait voler.
Les messageres avètes
Font çà et là un doux bruit,
Voletant par les fleuretes
Pour cueillir ce qui leur duit.
En leur ruche elles amassent
Des meilleures fleurs la fleur :
C'est à fin qu'elles en facent
Du miel la douce liqueur.
Tout resonne des voix nettes
De toutes races d'oyseaux :
Par les chams des alouetes,
Des cygnes dessus les eaux.
Aux maisons les arondelles,
Aux rossignols dans les boys,
En gayes chansons nouvelles
Exercent leurs belles voix.
Doncques la douleur et l'aise
De l'amour je chanteray,
Comme sa flame ou mauvaise
Ou bonne je sentiray.
Et si le chanter m'agrée,
N'est ce pas avec raison,
Puisqu'ainsi tout se recrée
Avec la gaye saison ?
poem by Jean Antoine de Baif

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Le Petit Pont De Bois
Paroles et musique : Yves Duteil
(c) 1977 by les ditions de l'critoire
1 Tu te souviens du pont
Qu'on traversait nagure
Pour passer la rivire
Tout prs de la maison
Le petit pont de bois
Qui ne tenait plus gure
Que par un grand mystre
Et deux piquets tout droits
Le petit pont de bois
Qui ne tenait plus gure
Que par un grand mystre
Et deux piquets tout droits
2 Si tu reviens par l
Tu verras la rivire
Et j'ai refait en pierre
Le petit pont de bois
Puis je l'ai recouvert
De rondins de bois vert
Pour rendre la rivire
Son vieil air d'autrefois
Puis je l'ai recouvert
De rondins de bois vert
Pour rendre la rivire
Son vieil air d'autrefois
3 Elle suit depuis ce temps
Son cours imaginaire
Car il ne pleut plus gure
Qu'une ou deux fois par an
Mais dans ce coin de terre
Un petit pont bizarre
Enjambe un nnuphar
Au milieu des fougres
Mais dans ce coin de terre
Un petit pont bizarre
Enjambe un nnuphar
Au milieu des fougres
Pour aller nulle part
Et pourtant j'en suis fier
song performed by by Yves Duteil

Submitted by Lucian Velea
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Tout ce qui vit autour de nous
Tout ce qui vit autour de nous,
Sous la douce et fragile lumière,
Herbes frêles, rameaux tendres, roses trémières,
Et l'ombre qui les frôle et le vent qui les noue,
Et les chantants et sautillants oiseaux
Qui follement s'essaiment,
Comme des grappes de joyaux
Dans le soleil,
Tout ce qui vit au beau jardin vermeil,
Ingénument, nous aime ;
Et nous,
Nous aimons tout.
Nous adorons le lys que nous voyons grandir
Et les hauts tournesols plus clairs que le Nadir
- Cercles environnés de pétales de flammes -
Brûlent, à travers leur ardeur, nos âmes.
Les fleurs les plus simples, les phlox et les lilas,
Au long des murs, parmi les pariétaires,
Croissent, pour être proches de nos pas ;
Et les herbes involontaires,
Dans le gazon où nous avons passé,
Ouvrent les yeux mouillés de leur rosée.
Et nous vivons ainsi avec les fleurs et l'herbe,
Simples et purs, ardents et exaltés,
Perdus dans notre amour, comme dans l'or, les gerbes.
Et fièrement, laissant l'impérieux été
Trouer et traverser de ses pleines clartés
Nos chairs, nos coeurs, et nos deux volontés.
poem by Emile Verhaeren

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Je n'ai pas de palais épiscopal en ville
Je n'ai pas de palais épiscopal en ville,
Je n'ai pas de prébende et de liste civile,
Nul temple n'offre un trône à mon humilité,
Nul suisse en colonel ne brille à mon côté,
Je ne me montre pas aux gros yeux des ganaches
Sous un dais, à ses coins ayant quatre panaches ;
La France, même au fond de l'abîme, est pour moi
Le grand peuple en travail d'où sort la grande loi ;
Je hais qu'on la bâillonne ou qu'on la fleurdelyse ;
Je ne demande pas aux passants dans l'église
Tant pour voir le bon Dieu s'il est peint par Van-Dyck ;
Je n'ai ni marguillier, ni bedeau, ni syndic,
Ni custode, ni clerc, ni diacre, ni vicaire ;
Je ne garde aucun saint dans aucun reliquaire ;
Je n'ai pas de miracle en bouteille sous clé ;
Mon vêtement n'est pas de diamants bouclé ;
Je ne suis pas payé quand je fais ma prière ;
Je suis fort mal en cour ; aucune douairière
Ne m'admire quêtant des sous dans un plat rond,
La chape d'or au cou, la mitre d'or au front ;
Je ne fais point baiser ma main aux bonnes femmes ;
Je vénère le ciel, mais sans le vendre aux âmes ;
On ne m'appelle pas monseigneur ; je me plais
Dans les champs, et mes bas ne sont pas violets ;
Les fautes que je fais sont des fautes sincères ;
L'hypocrisie et moi sommes deux adversaires ;
Je crois ce que je dis, je fais ce que je crois ;
Je mets près de Socrate aux fers Jésus en croix ;
Lorsqu'un homme est traqué comme une bête fauve,
Fût-il mon ennemi, si je peux, je le sauve ;
Je méprise Basile et dédaigne Scapin ;
Je donne à l'enfant pauvre un morceau de mon pain ;
J'ai lutté pour le vrai, pour le bon, pour l'honnête,
Et j'ai subi vingt ans l'exil dans la tempête ;
Je recommencerai demain, si Dieu le veut ;
Ma conscience dit : - Marche ! - rien ne m'émeut,
J'obéis, et je vais, malgré les vents contraires,
Et je fais mon devoir ; et c'est pourquoi, mes frères,
Au dire du journal de l'évêque de Gand,
Si je n'étais un fou, je serais un brigand.
poem by Victor Hugo

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