Couleurs

La Place Blanche 
Chateau Rouge 
Louis Blanc 
Porte Dorée 

Chemin Vert 
Rue Bleue 
Carte Orange 
Boulevard Brune 

Rue l'Olive 
Rue soleil d'Or 
Allée des Brouillards 
Toutes les Couleurs de
Paris.

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Paul Eluard

La terre est bleue

La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s'entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d'alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d'indulgence
À la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert
L'aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

poem by Paul EluardReport problemRelated quotes
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Guillaume Apollinaire

Les Fenêtres

Du rouge au vert tout le jaune se meurt
Quand chantent les aras dans les forêts natales
Abatis de pihis
Il y a un poème à faire sur l'oiseau qui n'a qu'une aile
Nous l'enverron en message téléphonique
Truamatisme géant
Il fait couler les yeux
Voilà une jolie jeune fille parmi les jeunes Turinaises
Le pauvre jeune homme se mouchait dans sa cravate blanche
Tu soulèveras le rideau
Et maintenant voilà que s'ouvre la fenêtre
Araignées quand les mains tissaient la lumière
Beauté pâleur insondables violets
Nous tenterons en vain de prendre du repos
On commencera à minuit
Quand on a le temps on a la liberté
Bignorneaux Lotte multiples Soleils et l'Oursin du couchant
Une vielle paire de chaussures jaunes devant la fenêtre
Tours
Les Tours ce sont les rues
Puits
Puits ce sont les places
Puits
Arbres creux qui abritent les Câpresses vagabondes
Les Chabins chantent des airs à mourir
Aux Chabines marrones
Et l'oie oua-oua trompette au nord
Où le train blanc de neige et de feux nocturnes fuit l'hiver
O Paris
Du rouge au vert tout le jaune se meurt
Paris Vancouver Hyères Maintenon New-York et les Antilles
Le fenêtre s'ouvre comme une orange
Le beau fruit de la lumière

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Femmes

Femmes brunes, femmes noires, femmes blanches
Femmes aux yeux de toutes les couleurs
Qui voient les oiseaux sur les branches
Et qui imitent la beauté des fleurs.

Femmes de toutes les saisons,
Femmes pour toutes les raisons.

Femmes automnales au sourire contagieux
Femmes aux regards pales et mystérieux
Femmes aux sourcils téméraires et mystiques
Tous les yeux sont braqués sur ton physique.

Femmes qui brillent sous le soleil de l'été
Femmes qui brulent au fourneau de l'amour
Femmes qui chantent des cantiques de l'antiquité
Les enfants vous regardent curieusement dans la cour.

Femmes pour toutes les saisons,
Femmes de toutes les raisons.

Femmes qui dorment sous l'ombre printanière
Femmes qui rêvent d'un avenir extraordinaire
Les musiciens ailés sont perchés sur les branches
Femmes noires, femmes brunes, femmes blanches.

Femmes hivernales qui jouent dans la neige
Femmes aux langues qui peuvent séduire
Vous savez bien comment placer les pièges
Qui peuvent construire et détruire.

Femmes de toutes les saisons,
Femmes de toutes les raisons.

Femmes aux yeux de toutes les couleurs
Vous êtes comparées aux plus belles des fleurs
Femmes noires, femmes brunes, femmes blanches
Regardez attentivement les corbeaux sur les branches.

Femmes pour toutes les saisons,
Femmes pour toutes les raisons.

poem by Hebert LogerieReport problemRelated quotes
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Guillaume Apollinaire

Inscription pour le tombeau du peintre Henri Rousseau douanier

Gentil Rousseau tu nous entends
Nous te saluons
Delaunay sa femme Monsieur Queval et moi
Laisse passer nos bagages en franchise à la porte du ciel
Nous t'apporterons des pinceaux des couleurs des toiles
Afin que tes loisirs sacrés dans la lumière réelle
Tu les consacres à peindre comme tu tiras mon portrait
La face des étoiles

Tu te souviens, Rousseau, du paysage astèque,
Des forêts où poussaient la mangue et l'ananas,
Des singes répandant tout le sang des pastèques
Et du blond empereur qu'on fusilla là-bas.

Les tableaux que tu peins, tu les vis au Mexique,
Un soleil rouge ornait le front des bananiers,
Et valeureux soldat, tu troquas ta tunique,
Contre le dolman bleu des braves douaniers.

Le malheur s'acharna sur ta progéniture
Tu perdis tes enfants et tes femmes aussi
Et te remarias avecque la peinture
Pour faire tes tableaux, enfants de ton esprit.

Nous sommes réunis pour célébrer ta gloire,
Ces vins qu'en ton honneur nous verse Picasso,
Buvons-les donc, puisque c'est l'heure de les boire
En criant tous en chœur : ' Vive ! vive Rousseau ! '

Ô peintre glorieux de l'alme République
Ton nom est le drapeau des fiers Indépendants
Et dans le marbre blanc, issu du Pentélique,
On sculptera ta face, orgueil de notre temps.

Or sus ! que l'on se lève et qu'on choque les verres
Et que renaisse ici la française gaîté ;
Arrière noirs soucis, fuyez ô fronts sévères,
Je bois à mon Rousseau, je bois à sa santé !

poem by Guillaume ApollinaireReport problemRelated quotes
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Je suis un pâle enfant du vieux Paris...

Je suis un pâle enfant du vieux Paris, et j'ai
Le regret des rêveurs qui n'ont pas voyagé.
Au pays bleu mon âme en vain se réfugie,
Elle n'a jamais pu perdre la nostalgie
Des verts chemins qui vont là-bas, à l'horizon.
Comme un pauvre captif vieilli dans sa prison
Se cramponne aux barreaux étroits de sa fenêtre
Pour voir mourir le jour et pour le voir renaître.
Ou comme un exilé, promeneur assidu,
Regarde du coteau le pays défendu
Se dérouler au loin sous l'immensité bleue,
Ainsi je fuis la ville et cherche la banlieue.
Avec mon rêve heureux j'aime partir, marcher
Dans la poussière, voir le soleil se coucher
Parmi la brume d'or, derrière les vieux ormes,
Contempler les couleurs splendides et les formes
Des nuages baignés dans l'occident vermeil,
Et, quand l'ombre succède à la mort du soleil,
M'éloigner encor plus par quelque agreste rue
Dont l'ornière rappelle un sillon de charrue,
Gagner les champs pierreux, sans songer au départ,
Et m'asseoir, les cheveux au vent, sur le rempart.

Au loin, dans la lueur blême du crépuscule,
L'amphithéâtre noir des collines recule,
Et, tout au fond du val profond et solennel
Paris pousse à mes pieds son soupir éternel.
Le sombre azur du ciel s'épaissit. Je commence
A distinguer des bruits dans ce murmure immense,
Et je puis, écoutant, rêveur et plein d'émoi,
Le vent du soir froissant les herbes près de moi,
Et parmi le chaos des ombres débordantes,
Le sifflet douloureux des machines stridentes,
Ou l'aboiement d'un chien, ou le cri d'un enfant,
Ou le sanglot d'un orgue au lointain s'étouffant,
Ou le tintement clair d'une tardive enclume,
Voir la nuit qui s'étoile et Paris qui s'allume

poem by François CoppéeReport problemRelated quotes
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Le soir tombe, la lune est d'or

Avant la fin de la journée
Va-t'en gaîment jusqu'au jardin
Cueillir avec tes douces mains
Les quelques fleurs qui n'y sont point encor
Tristement, vers la terre, inclinées.

Que le feuillage soit déjà blême, qu'importe
Je les admire et tu les aimes,
Et leurs corolles sont quand même
Belles, sur les tiges qui les portent.

Et tu t'en es allée au loin parmi les buis
Au long d'un chemin monotone

Et le bouquet que tu cueillis,
Tremble en ta main et tout à coup frissonne ;
Et voici que tes doigts songeurs,
Pieusement, rassemblent les lueurs
De ces roses d'automne
Et les tressent avec des pleurs
En une pâle et claire et flexible couronne.

La dernière lumière a éclairé tes yeux
Et ton long pas s'est fait triste et silencieux.

Et lentement, à la vesprée,
Les mains vides, tu es rentrée,
Abandonnant non loin de notre porte
Dans un tertre humide et bas
Le cercle blanc qu'avaient formé tes doigts.

Et j'ai compris alors que dans le jardin las
Où vont passer les vents ainsi que des cohortes
Tu as voulu fleurir une dernière fois
Notre jeunesse qui repose là,
Morte.

poem by Emile VerhaerenReport problemRelated quotes
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Dancin, Shaggin On The Boulevard

Written by randy owen, teddy gentry, and greg fowler
Well the magic attics where the music rolls
And the army-navys got ol jackie soul
Down on peaches corner there are good ol boys
And mother fletchers makin lots of noise
Theyre dancin, shaggin on the boulevard
Dancin, shaggin on the boulevard
Well the tams are playin at the port-o-call
And the drifters underneath the boardwalk
At the sapnish galleon and ol fat jacks
Jukebox playin and the place is packed
You bet theyre dancin, shaggin on the boulevard
You know theyre dancin, shaggin on the boulevard
Got the top down and the traffics slow
Sun fun week and, we all go
Where the girls are sunnin and lookin good
Well I never met em but I wish I could
And wed go dancin, shaggin on the boulevard
Wed go dancin, shaggin on the boulevard
Well the embers singin up on ocean drive
And the castaways are gettin loud tonight
At the electric circus they all getin down
And the carousels spinnin round and round
See them dancin, shaggin on the boulevard
I see em dancin, shaggin on the boulevard
Well Im hangin out down at sloppy joes
They may doze but they never close
And the bama boys at the bowery
They cant dance but they play for free
But they like dancin, shaggin on the boulevard
They know dancin, shaggin on the boulevard
They wrote dancin, shaggin on the boulevard
Dancin, shaggin on the boulevard
Dancin, shaggin on the boulevard
Shaggin on the boulevard
Dancin, shaggin on the boulevard
Dancin, shaggin on the boulevard

song performed by by AlabamaReport problemRelated quotes
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Guillaume Apollinaire

Aquarelliste

Yvonne sérieuse au visage pâlot
A pris du papier blanc et des couleurs à l'eau
Puis rempli ses godets d'eau claire à la cuisine.
Yvonnette aujourd'hui veut peindre. Elle imagine
De quoi serait capable un peintre de sept ans.
Ferait-elle un portrait? Il faudrait trop de temps
Et puis la ressemblance est un point difficile
À saisir, il vaut mieux peindre de l'immobile
Et parmi l'immobile inclus dans sa raison
Yvonnette a fait choix d'une belle maison
Et la peint toute une heure en enfant douce et sage.
Derrière la maison s'étend un paysage
Paisible comme un front pensif d'enfant heureux,
Un paysage vert avec des monts ocreux.
Or plus haut que le toit d'un rouge de blessure
Monte un ciel de cinabre où nul jour ne s'azure.
Quand j'étais tout petit aux cheveux longs rêvant,
Quand je stellais le ciel de mes ballons d'enfant,
Je peignais comme toi, ma mignonne Yvonnette,
Des paysages verts avec la maisonnette,
Mais au lieu d'un ciel triste et jamais azuré
J'ai peint toujours le ciel très bleu comme le vrai.

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Guillaume Apollinaire

Les septs épées

La première est toute d'argent
Et son nom tremblant c'est Pâline
Sa lame un ciel d'hiver neigeant
Son destin sanglant gibeline
Vulcain mourut en la forgeant
La seconde nommée Noubosse
Est un bel arc-en-ciel joyeux
Les dieux s'en servent à leurs noces
Elle a tué trente Bé-Rieux
Et fut douée par Carabosse

La troisième bleu féminin
N'en est pas moins un chibriape
Appelé Lul de Faltenin
Et que porte sur une nappe
L'Hermès Ernest devenu nain

La quatrième Malourène
Est un fleuve vert et doré
C'est le soir quand les riveraines
Y baignent leurs corps adorés
Et des chants de rameurs s'y trainent

La cinquième Sainte-Fabeau
C'est la plus belle des quenouilles
C'est un cyprès sur un tombeau
Où les quatre vents s'agenouillent
Et chaque nuit c'est un flambeau

La Sixième métal de gloire
C'est l'ami aux si douces mains
Dont chaque matin nous sépare
Adieu voilà votre chemin
Les coqs s'épuisaient en fanfares

Et la septième s'exténue
Une femme une rose morte
Merci que le dernier venu
Sur mon amour ferme la porte
Je ne vous ai jamais connue

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Victor Hugo

Chanson du bol de punch

Je suis la flamme bleue.
J'habite la banlieue,
Le vallon, le coteau ;
Sous l'if et le mélèze,
J'erre au Père-Lachaise,
J'erre au Campo-Santo.

L'eau brille au crépuscule ;
Le passant sur sa mule
Fait un signe de croix ;
Son chien baisse la queue ;
Je suis la flamme bleue
Qui danse au fond des bois.

La nuit étend son aile ;
De Profundis se mêle
A Traderidera ;
Les morts ouvrent leur bière.
Spectres, au cimetière !
Masques, à l'Opéra !

Garçon, du punch ! j'arrive !
Je suis le bleu convive,
L'esprit des lacs blafards,
Le nain des joncs moroses ;
Je viens baiser les roses
Après les nénuphars.

Buvez, fils et donzelles !
D'autres ont été belles,
D'autres ont été beaux ;
Riez, joyeuses troupes !
Pour danser sur vos coupes
Je sors de leurs tombeaux.

Monte à ta chambre, apporte
Ton charbon, clos ta porte,
Allume ; c'est le soir.
Regarde dans ton bouge,
Comme un masque à l'oeil rouge,
Flamber ton réchaud noir.

D'autres boivent ; dans l'ombre,
Toi, tu meurs ; ton oeil sombre
S'éteint, ton front pâlit ;
Je suis là, je t'éclaire,
Et j'ai quitté leur verre
Pour danser sur ton lit.

poem by Victor HugoReport problemRelated quotes
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Paris, Please Accept Me, As A Human Refugee

paris................
o paris................
Y paris................
the patience, eating the happiness
the pain, eating the patience
and the pain, eating the pain
I AM SICK, paris
treat me, sister
paris................
o paris................
Y paris................
exile, on my papers
restrained, ..
in my lines
so free me, paris
treat me, paris
I BELONG TO YOU, ..
sister
my home, the colours of MONET
my room, is a water flower
my air..
is the scent of FRANCE
and my refuge..
is a place by RENOIR shrine
so take me paris..
as your..
renoirian..
REFUGEE.

poem by Ahmed KhaledReport problemRelated quotes
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Les greniers

Sous le manteau des toits s'étalaient les greniers
Larges, profonds, avec de géantes lignées
De solives en croix, de poutres, de sommiers,
D'où pendaient à ses fils un peuple d'araignées.

Les récoltes en tas s'y trouvaient alignées :
Les froments par quintaux, les seigles par paniers,
Les orges, de clarté poussiéreuse baignées,
L'avoine et 1e colza par monceaux réguliers.

Un silence profond et lourd, tel une mare,
S'étendait sur les grains que coupait de sa barre
Et de ses lames d'or le soleil de Juillet.

Au reste les souris toutes se tenaient coites,
Les museaux enfoncés dans leurs niches étroites,
Tandis que sur un van le grand chat blanc veillait.

poem by Emile VerhaerenReport problemRelated quotes
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Victor Hugo

Adieux de l'hôtesse arabe

Puisque rien ne t'arrête en cet heureux pays,
Ni l'ombre du palmier, ni le jaune maïs,
Ni le repos, ni l'abondance,
Ni de voir à ta voix battre le jeune sein
De nos soeurs, dont, les soirs, le tournoyant essaim
Couronne un coteau de sa danse,

Adieu, voyageur blanc ! J'ai sellé de ma main,
De peur qu'il ne te jette aux pierres du chemin,
Ton cheval à l'oeil intrépide ;
Ses pieds fouillent le sol, sa croupe est belle à voir,
Ferme, ronde et luisante ainsi qu'un rocher noir
Que polit une onde rapide.

Tu marches donc sans cesse ! Oh ! que n'es-tu de ceux
Qui donnent pour limite à leurs pieds paresseux
Leur toit de branches ou de toiles !
Qui, rêveurs, sans en faire, écoutent les récits,
Et souhaitent, le soir, devant leur porte assis,
De s'en aller dans les étoiles !

Si tu l'avais voulu, peut-être une de nous,
Ô jeune homme, eût aimé te servir à genoux
Dans nos huttes toujours ouvertes ;
Elle eût fait, en berçant ton sommeil de ses chants,
Pour chasser de ton front les moucherons méchants,
Un éventail de feuilles vertes.

Mais tu pars ! - Nuit et jour, tu vas seul et jaloux.
Le fer de ton cheval arrache aux durs cailloux
Une poussière d'étincelles ;
A ta lance qui passe et dans l'ombre reluit,
Les aveugles démons qui volent dans la nuit
Souvent ont déchiré leurs ailes.

Si tu reviens, gravis, pour trouver ce hameau,
Ce mont noir qui de loin semble un dos de chameau ;
Pour trouver ma hutte fidèle,
Songe à son toit aigu comme une ruche à miel,
Qu'elle n'a qu'une porte, et qu'elle s'ouvre au ciel
Du côté d'où vient l'hirondelle.

Si tu ne reviens pas, songe un peu quelquefois
Aux filles du désert, soeurs à la douce voix,
Qui dansent pieds nus sur la dune ;
Ô beau jeune homme blanc, bel oiseau passager,
Souviens-toi, car peut-être, ô rapide étranger,
Ton souvenir reste à plus d'une !

Adieu donc ! - Va tout droit. Garde-toi du soleil
Qui dore nos fronts bruns, mais brûle un teint vermeil ;
De l'Arabie infranchissable ;
De la vieille qui va seule et d'un pas tremblant ;
Et de ceux qui le soir, avec un bâton blanc,
Tracent des cercles sur le sable !

poem by Victor HugoReport problemRelated quotes
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Autumn Passed Through Paris

Autumn sliped into Paris yesterday,
came silently down Boulevard St Michel,
In sultry heat, past boughs sullen and still,
and met me on its way.

As I walked on to where the Seine flows by,
little twig songs burned softly in my heart,
smoky, odd, sombre, purple songs. I thought
they sighed that I shall die.

Autumn drew abreast and whispered to me,
Boulevard St Michel that moment shivered.
Rustling, the dusty, playful leaves quivered,
whirled forth along the way.

One moment: summer took no heed: whereon,
laughing, autumn sped away from Paris.
That it was here, I alone bear witness,
under the trees that moan.

poem by Endre AdyReport problemRelated quotes
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Carte blanche…

Find me a rose bed
Where lovers have wed
Where angels have fed

Drunk on the nectar
Of love and passion
Drunk on the spectre
Of petticoats ashen

A butterfly collector
I would projector
Amongst these hearts
Carte blanche…

poem by Mark HeathcoteReport problemRelated quotes
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No One Questioned the Reek

When behavior they 'then' expressed,
Was not addressed...
But to some questionable?
Those of responsibility could have stood up,
To the plate.
No one did this.
But many bit down to chew!
And...
Instead,
An appreciation for that was shown.
With a bowing to lower eyes and heads.

Mixed signals were sent.
And deceit and devilment...
Were given carte blanche signals,
Not to slow down with caution...
But to move like blinded bulls,
Charging through halls...
Where precious crystal and china were used.
And no one confused a 'no' with a 'go'!
In fact...
Honors were given.
And some medals bestowed.

Some folks were given carte blanche signals.
For more of this to be exposed.
And it showed.

And they did...go!
Taking 'everything' with them,
To an humongous cellpool!
A deepened hole...
Where rooms were added.
And pretensions glowed!

With a renovation to extend the existing stench.

Guests were invited and asked to adorn masks.
No one questioned the reek.
It was as if an acceptance grew.

No one questioned the reek.
It was as if an acceptance grew.

No one questioned the reek.
It was as if an acceptance grew.

No one questioned the reek.
It was as if an acceptance grew.

And it did!
No one hid.
Deceit was done,
And everyone told...
Their bigger 'fibs'.

But...
No one questioned the reek.
It was as if an acceptance grew.

No one questioned the reek.
It was as if an acceptance grew.

No one questioned the reek.
It was as if an acceptance grew.

And it did!
No one hid.
Deceit was done,
And everyone told...
Their bigger 'fibs'.

And...
No one questioned the reek.
It was as if an acceptance grew.

No one questioned the reek.
It was as if an acceptance grew.

No one questioned the reek.
It was as if an acceptance grew.

No one questioned.
No one questioned.
No one questioned the reek.

poem by Lawrence S. PertillarReport problemRelated quotes
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No one wants to abandon the Israelis. But I think the perception is, and I think it's probably an accurate perception, that the tail is leading the dog - that we are giving the Israelis carte blanche ability to exercise whatever they want to do in their area.

quote by Michael ScheuerReport problemRelated quotes
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Salut à Versailles

Celui dont l’âme est triste et qui porte à l’automne
Son cœur brûlant encor des cendres de l’été,
Est le Prince sans sceptre et le Roi sans couronne
De votre solitude et de votre beauté.

Car ce qu’il cherche en vous, ô jardins de silence,
Sous votre ombrage grave où le bruit de ses pas
Poursuit en vain l’écho qui toujours le devance,
Ce qu’il cherche en votre ombre, ô jardins, ce n’est pas
Le murmure secret de la rumeur illustre,
Dont le siècle a rempli vos bosquets toujours beaux,
Ni quelque vaine gloire accoudée au balustre,
Ni quelque jeune grâce au bord des fraîches eaux ;

Il ne demande pas qu’y passe ou qu’y revienne
Le héros immortel ou le vivant fameux
Dont la vie orgueilleuse, éclatante et hautaine
Fut l’astre et le soleil de ces augustes lieux.

Ce qu’il veut, c’est le calme et c’est la solitude,
La perspective avec l’allée et l’escalier,
Et le rond-point, et le parterre, et l’attitude
De l’if pyramidal auprès du buis taillé ;

La grandeur taciturne et la paix monotone
De ce mélancolique et suprême séjour ;
Et ce parfum de soir et cette odeur d’automne
Qui s’exhalent de l’ombre avec la fin du jour.

*


O toi que l’aube effraie, ô toi qui crains l’aurore,
Et que ne tentent plus la route et le chemin,
Quitte la ville vaine, arrogante et sonore
Qui parle avec des voix de soleil ou d’airain.

C’est là que l’homme fait sa boue et sa poussière
Pour élever son mur autour de l’horizon ;
Mais toi, dont le désir n’apporte plus sa pierre
Au travail en commun qui bâtit la maison,

Laisse ceux dont le bloc charge, sans qu’elle plie,
L’épaule et dont les bras sont propres aux fardeaux,
Se construire sans toi les demeures de vie
Et va vivre ton songe en la Cité des Eaux.

*

L’onde ne chante plus en tes mille fontaines,
O Versailles, Cité des Eaux, Jardin des Rois !
Ta couronne ne porte plus, ô souveraine,
Les clairs lys de cristal qui l’ornaient autrefois !

La nymphe qui parlait par ta bouche s’est tue
Et le temps a terni sous le souffle des jours
Les fluides miroirs où tu t’es jadis vue
Royale et souriante en tes jeunes atours.

Tes bassins endormis à l’ombre des grands arbres
Verdissent en silence au milieu de l’oubli,
Et leur tain qui s’encadre aux bordures de marbre
Ne reconnaîtrait plus ta face d’aujourd’hui.

Qu’importe ! ce n’est pas ta splendeur et ta gloire
Que visitent mes pas et que veulent mes yeux ;
Et je ne monte pas les marches de l’histoire
Au-devant du Héros qui survit en tes Dieux.

Il suffit que tes eaux égales et sans fête
Reposent dans leur ordre et leur tranquillité,
Sans que demeure rien en leur noble défaite
De ce qui fut jadis un spectacle enchanté.

Que m’importent le jet, la gerbe et la cascade
Et que Neptune à sec ait brisé son trident,
Ni qu’en son bronze aride un farouche Encelade
Se soulève, une feuille morte entre les dents,

Pourvu que faible, basse, et dans l’ombre incertaine,
Du fond d’un vert bosquet qu’elle a pris pour tombeau,
J’entende longuement ta dernière fontaine,
O Versailles, pleurer sur toi, Cité des Eaux !

poem by Henri de RegnierReport problemRelated quotes
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Un rêve mensonger

Hier, il a neigé sur Paris.
Les fenêtres étaient closes,
L'ambiance morose.
Le soleil dû s'en aller
Car la lune fut annoncée.

Hier, il a neigé sur Paris.
Les gens convergeaient
Vers leur foyer bien-gardé.
Les cheminées rougissaient
À la pensée d'un appel ignoré.

Hier, il a neigé sur Paris.
Les beautés qu'annonçait
Un hiver enthousiasmé
N'eurent qu'à achever
Des vies déjà lésées.

poem by Feyriel BuraqReport problemRelated quotes
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Victor Hugo

Chanson de grand-père

Dansez, les petites filles,
Toutes en rond.
En vous voyant si gentilles,
Les bois riront.

Dansez, les petites reines,
Toutes en rond.
Les amoureux sous les frênes
S'embrasseront.

Dansez, les petites folles,
Toutes en rond.
Les bouquins dans les écoles
Bougonneront.

Dansez, les petites belles,
Toutes en rond.
Les oiseaux avec leurs ailes
Applaudiront.

Dansez, les petites fées,
Toutes en rond.
Dansez, de bleuets coiffées,
L'aurore au front.

Dansez, les petites femmes,
Toutes en rond.
Les messieurs diront aux dames
Ce qu'ils voudront.

poem by Victor HugoReport problemRelated quotes
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