
Le Serpent
Tu t'acharnes sur la beauté.
Et quelles femmes ont été
Victimes de ta cruauté !
Ève, Euridice, Cléopâtre ;
J'en connais encor trois ou quatre.
poem by Guillaume Apollinaire

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Femmes
Femmes brunes, femmes noires, femmes blanches
Femmes aux yeux de toutes les couleurs
Qui voient les oiseaux sur les branches
Et qui imitent la beauté des fleurs.
Femmes de toutes les saisons,
Femmes pour toutes les raisons.
Femmes automnales au sourire contagieux
Femmes aux regards pales et mystérieux
Femmes aux sourcils téméraires et mystiques
Tous les yeux sont braqués sur ton physique.
Femmes qui brillent sous le soleil de l'été
Femmes qui brulent au fourneau de l'amour
Femmes qui chantent des cantiques de l'antiquité
Les enfants vous regardent curieusement dans la cour.
Femmes pour toutes les saisons,
Femmes de toutes les raisons.
Femmes qui dorment sous l'ombre printanière
Femmes qui rêvent d'un avenir extraordinaire
Les musiciens ailés sont perchés sur les branches
Femmes noires, femmes brunes, femmes blanches.
Femmes hivernales qui jouent dans la neige
Femmes aux langues qui peuvent séduire
Vous savez bien comment placer les pièges
Qui peuvent construire et détruire.
Femmes de toutes les saisons,
Femmes de toutes les raisons.
Femmes aux yeux de toutes les couleurs
Vous êtes comparées aux plus belles des fleurs
Femmes noires, femmes brunes, femmes blanches
Regardez attentivement les corbeaux sur les branches.
Femmes pour toutes les saisons,
Femmes pour toutes les raisons.
poem by Hebert Logerie

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Les Fleurs des Mots: tableau numerique francais,0-93, presage
zero
0
un deux trois quatre cinq six sept huit neuf
1 2 3 4 5 6 7 8 9
dix
10
onze douze treize quatorze quinze seize 10-7 10-8 10-9
11 12 13 14 15 16 17 18 19
vingt
20
20-et-1 20-2 20-3 20-4 20-5 20-6 20-7 20-8 20-9
21 22 23 24 25 26 27 28 29
trente
30
30-et-1 30-2 30-3 30-4 30-5 30-6 30-7 30-8 30-9
31 32 33 34 35 36 37 38 39
quarante
40
40-et-1 40-2 40-3 40-4 40-5 40-6 40-7 40-8 40-9
41 42 43 44 45 46 47 48 49
cinquante
50
50-et-1 50-2 50-3 50-4 50-5 50-6 50-7 50-8 50-9
51 52 53 54 55 56 57 58 59
soixante
60
60-et-1 60-2 60-3 60-4 60-5 60-6 60-7 60-8 60-9
61 62 63 64 65 66 67 68 69
60-10
70
60 et 11 60-12 60-13 60-14 60-15 60-16 60-17 60-18 60-19
71 72 73 74 75 76 77 78 79
4-20s
80
4-20-1 4-20-2 4-20-3 4-20-4 4-20-5 4-20-6 4-20-7 4-20-8 4-20-9
81 82 83 84 85 86 87 88 89
4-20-10
90
4-20-11 4-20-12 4-20-13
91 92 93
poem by Douglas Scotney

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Le poète
Je me souviens ce soir de ce drame indien
Le Chariot d'Enfant un voleur y survient
Qui pense avant de faire un trou dans la muraille
Quelle forme il convient de donner à l'entaille
Afin que la beauté ne perde pas ses droits
Même au moment d'un crime
Et nous aurions je crois
À l'instant de périr nous poètes nous hommes
Un souci de même ordre à la guerre où nous sommes
Mais ici comme ailleurs je le sais la beauté
N'est la plupart du temps que la simplicité
Et combien j'en ai vu qui morts dans la tranchée
Étaient restés debout et la tête penchée
S'appuyant simplement contre le parapet
J'en vis quatre une fois qu'un même obus frappait
Ils restèrent longtemps ainsi morts et très crânes
Avec l'aspect penché de quatre tours pisanes
Depuis dix jours au fond d'un couloir trop étroit
Dans les éboulements et la boue et le froid
Parmi la chair qui souffre et dans la pourriture
Anxieux nous gardons la route de Tahure
J'ai plus que les trois cœurs des poulpes pour souffrir
Vos cœurs sont tous en moi je sens chaque blessure
Ô mes soldats souffrants ô blessés à mourir
Cette nuit est si belle où la balle roucoule
Tout un fleuve d'obus sur nos têtes s'écoule
Parfois une fusée illumine la nuit
C'est une fleur qui s'ouvre et puis s'évanouit
La terre se lamente et comme une marée
Monte le flot chantant dans mon abri de craie
Séjour de l'insomnie incertaine maison
De l'Alerte la Mort et la Démangeaison
poem by Guillaume Apollinaire

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Au lieu du monde
les explications
d'un ou d'autre
les mots que demandent
de toi a toi parler clairement
les images que viennent
a trois quatre d'heur plus tard
les choses tu dit
je n'attends plus
je n'attends plus que tu
tu ne cherche pas
tu ne cherce pas toi
tu es deja vu la bas
au lieu du monde
poem by Miroslava Odalovic

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Après les vents, après le triste orage
Après les vents, après le triste orage,
Après l'yver, qui de ravines d'eaux
Avoit noyé des boeufs le labourage,
Voicy venir les ventelets nouveaux
Du beau printemps : desja dedans leur rive
Se vont serrer les éclarcis ruisseaux.
Mon Dieu, pour moy cette saison n'arrive.
Le triste yver dure tousjours pour moy.
Si bien Amour de mon printemps me prive !
Bien que tout rit, rien de gay je ne voy :
Bien que de pleurs le ciel serein s'essuye,
Donner la fin à mes pleurs je ne doy.
Sans fin mes yeux versent leur triste pluye,
Et quand chacun se montre plus joyeux,
C'est quand plus fort plus triste je m'ennuie.
Sous la fraicheur des bois delicieux
Venus la gaye, et les Graces compagnes,
Et ses Amours font un bal gracieux.
Les Satyreaux aguetans des montagnes,
Courent après : le gentil patoureau
De son flageol éjouit les campagnes.
Dans les bosquets sur le verd arbrisseau
On oit chanter en son caquet sauvage
Et plaindre Ityl le Daulien oyseau.
Le ciel en rit, la prée et le bocage :
Et semble encor la Naiade en ses flots
Trepignotant dancer au doux ramage.
Mes chants plus gays ce sont tristes sanglots,
Et mon bal c'est de mille pas la perte,
Tous mes plaisirs mille espoirs vains et sots :
Le triste noir, c'est ma couleur plus verte :
D'infinis maux je sen le renouveau,
Des biens je per toute fleur entrouverte.
Rien de printemps je n'ay, sinon le beau,
(Ains mon yver, et printemps de Madame)
Dont je reçoy tousjours yver nouveau.
Doux son printemps : mais bruslante est la flâme,
Du chaud yver, qui me transist le coeur,
Par contréffort me martyrant mon ame.
A ta beauté du printemps la vigueur
Je parangonne, et les fleurs à tes graces,
A la saison de ton âge la fleur.
Mais en beauté le printemps tu surpasses :
A sa douceur cede ta cruauté :
Ta cruauté de douceur tu effaces.
Quand m'attirant de douce privauté
Tu me contreins de te sentir rebelle,
Et t'éprouver contre ma loyauté
Par ton refus ingratement cruelle.
poem by Jean Antoine de Baif

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La France
Poète honore-là
Souci de la Beauté non souci de la Gloire
Mais la Perfection n'est-ce pas la Victoire
Ô poètes des temps à venir ô chanteurs
Je chante la beauté de toutes nos douleurs
J'en ai saisi des traits mais vous saurez bien mieux
Donner un sens sublime aux gestes glorieux
Et fixer la grandeur de ces trépas pieux
L'un qui détend son corps en jetant des grenades
L'autre ardent à tirer nourrit les fusillades
L'autre les bras ballants porte des seaux de vin
Et le prêtre-soldat dit le secret divin
J'interprète pour tous la douceur des trois notes
Que lance un loriot canon quand tu sanglotes
Qui donc saura jamais que de fois j'ai pleuré
Ma génération sur ton trépas sacré
Prends mes vers ô ma France Avenir Multitude
Chantez ce que je chante un chant pur le prélude
Des chants sacrés que la beauté de notre temps
Saura vous inspirer plus purs plus éclatants
Que ceux que je m'efforce à moduler ce soir
En l'honneur de l'Honneur la beauté du Devoir
poem by Guillaume Apollinaire

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Le Dromadaire
Avec ses quatre dromadaires
Don Pedro d'Alfaroubeira
Courut le monde et l'admira.
Il fit ce que je voudrais faire
Si j'avais quatre dromadaires.
poem by Guillaume Apollinaire

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Degradation
Ladies and gentlmen.
The violent femmes.
Come witness
The beauty of their degradation.
Mothers bring you sons.
Mothers bring your daughters to this most educational exhibit.
The alternative has constitute has spared
No expense to bring these amazing freak babies to the oriental theatre.
Friday, march 29th.
Eight oclock.
Tickets: $8.50 in advance, $10 the night of the exhibition.
Tickets available at oriental box office, main stream records,
Radio ? ? ? ? , and the uwm bookstore.
Violent femmes.
Degradation.
Violent femmes.
The oriental theatre.
Violent femmes.
The 29th of march.
song performed by by Violent Femmes

Submitted by Lucian Velea
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My Eyes Are Dry
No tears for the creatures of the night
No tears
My eyes are dry
Goodbye
No tears
No tears
No tears
Un, deux, trois, quatre, cinq.
So like they say
Every dog has it's day
So I just pray
For the days of my youth
To meet my moment of truth
No tears
No tears
No tears for the creatures of the night
My eyes are dry
Goodbye
song performed by by Scooter

Submitted by Lucian Velea
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Photographie
Ton sourire m'attire comme
Pourrait m'attirer une fleur
Photographie tu es le champignon brun
De la forêt
Qu'est sa beauté
Les blancs y sont
Un clair de lune
Dans un jardin pacifique
Plein d'eaux vives et de jardiniers endiablés
Photographie tu es la fumée de l'ardeur
Qu'est sa beauté
Et il y a en toi
Photographie
Des tons alanguis
On y entend
Une mélopée
Photographie tu es l'ombre
Du Soleil
Qu'est sa beauté
poem by Guillaume Apollinaire

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Le Verbe Être
Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas d'ailes, il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse, le soir, au bord de la mer. C'est le désespoir et ce n'est pas le retour d'une quantité de petits faits comme des graines qui quittent à la nuit tombante un sillon pour un autre. Ce n'est pas la mousse sur une pierre ou le verre à boire. C'est un bateau criblé de neige, si vous voulez, comme les oiseaux qui tombent et leur sang n'a pas la moindre épaisseur. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par un bijou de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir. Le reste, nous n'en parlons pas. Nous n'avons pas fini de deséspérer, si nous commençons. Moi je désespère de l'abat-jour vers quatre heures, je désespère de l'éventail vers minuit, je désespère de la cigarette des condamnés. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas de coeur, la main reste toujours au désespoir hors d'haleine, au désespoir dont les glaces ne nous disent jamais s'il est mort. Je vis de ce désespoir qui m'enchante. J'aime cette mouche bleue qui vole dans le ciel à l'heure où les étoiles chantonnent. Je connais dans ses grandes lignes le désespoir aux longs étonnements grêles, le désespoir de la fierté, le désespoir de la colère. Je me lève chaque jour comme tout le monde et je détends les bras sur un papier à fleurs, je ne me souviens de rien, et c'est toujours avec désespoir que je découvre les beaux arbres déracinés de la nuit. L'air de la chambre est beau comme des baguettes de tambour. Il fait un temps de temps. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. C'est comme le vent du rideau qui me tend la perche. A-t-on idée d'un désespoir pareil! Au feu! Ah! ils vont encore venir... Et les annonces de journal, et les réclames lumineuses le long du canal. Tas de sable, espèce de tas de sable! Dans ses grandes lignes le désespoir n'a pas d'importance. C'est une corvée d'arbres qui va encore faire une forêt, c'est une corvée d'étoiles qui va encore faire un jour de moins, c'est une corvée de jours de moins qui va encore faire ma vie.
poem by Andre Breton

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Jeune Fille, Ton Coeur Avec Nous
Jeune fille, ton coeur avec nous veut se taire.
Tu fuis, tu ne ris plus; rien ne saurait te plaire.
La soie à tes travaux offre en vain des couleurs;
L'aiguille sous tes doigts n'anime plus des fleurs.
Tu n'aimes qu'à rêver, muette, seule, errante,
Et la rose pâlit sur ta bouche expirante.
Ah! mon oeil est savant et depuis plus d'un jour;
Et ce n'est pas à moi qu'on peut cacher l'amour.
Les belles font aimer; elles aiment. Les belles
Nous charment tous. Heureux qui peut être aimé d'elles!
Sois tendre, même faible; on doit l'être un moment;
Fidèle, si tu peux. Mais conte-moi comment,
Quel jeune homme aux yeux bleus, empressé, sans audace,
Aux cheveux noirs, au front plein de charme et de grâce...
Tu rougis? On dirait que je t'ai dit son nom.
Je le connais pourtant. Autour de ta maison
C'est lui qui va, qui vient; et, laissant ton ouvrage,
Tu vas, sans te montrer, épier son passage.
Il fuit vite; et ton oeil, sur sa trace accouru,
Le suit encor longtemps quand il a disparu.
Certe, en ce bois voisin où trois fêtes brillantes
Font courir au printemps nos nymphes triomphantes,
Nul n'a sa noble aisance et son habile main
A soumettre un coursier aux volontés du frein.
poem by Andre Marie de Chenier

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L'Automne
Si l’automne fut douce au soir de ta beauté,
Rends-en grâces aux dieux qui veulent qu’à l’été
Succède la saison qui lui ressemble encore,
Ainsi que le couchant imite une autre aurore
Et comme elle s’empourpre et comme elle répand
Au ciel mystérieux des roses et du sang !
Ce sont les dieux, vois-tu, qui font les feuilles mortes
D’un or flexible et tiède au vent qui les emporte,
Et dont l’ordre divin veut que les verts roseaux
Deviennent tour à tour, uniques ou jumeaux,
Et, selon que décroît leur taille à la rangée,
L’inégale syrinx ou la flûte allongée.
Ce sont eux qui, des fleurs de ton été, couronnent
Ta jeunesse mûrie à peine par l’automne
Et qui veulent encor que le parfum enfui
De la fleur se retrouve encore au goût du fruit
Et que, devant la mer qui baisse et se retire,
Une femme soit belle et puisse encor sourire.
poem by Henri de Regnier

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Hélène au cheval
Le cheval gigantesque est debout ; un grand rire
L’entoure. Entends grincer le câble qui le tire,
Et la foule le traîne et le pousse au jarret.
Un dard qui vibre encor tremble à son flanc secret,
Et quel mystère noir lui gonfle ainsi la panse ?
Obèse et monstrueux, il oscille et s’avance.
Et chacun rit tout haut de la bête de bois.
Le seul Laocoon a maudit par trois fois
Le don douteux du Grec que le Troyen rapporte
Et l’a frappé d’un trait quand il passa la porte
A peine haute assez pour son échine, au bruit
Des boucliers d’airain que heurtaient devant lui
Les guerriers, lance au poing et le glaive à la hanche.
En le voyant, Priam rit dans sa barbe blanche
Et svelte, et souriante, et belle, s’avançant
Droit au monstre stupide, immobile et pesant,
Qui, muet, la regarde à lui venir, Hélène
Vers les rouges naseaux lève ses deux mains pleines
L’une de blé de cuivre et l’autre d’orge d’or.
Mais la vaste rumeur qui dilate et qui tord
Du remous de sa danse et du cri de sa joie,
Les femmes, les enfants et les hommes de Troie
L’empêche en s’approchant d’entendre au ventre obscur
Sourdre le stratagème et le fléau futur,
Et, d’un brusque sursaut de la Bête applaudie,
Le meurtre s’ébrouer et hennir l’incendie.
poem by Henri de Regnier

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Exercice
Vers un village de l'arrière
S'en allaient quatre bombardiers
Ils étaient couverts de poussière
Depuis la tête jusqu'aux pieds
Ils regardaient la vaste plaine
En parlant entre eux du passé
Et ne se retournaient qu'à peine
Quand un obus avait toussé
Tous quatre de la classe seize
Parlaient d'antan non d'avenir
Ainsi se prolongeait l'ascèse
Qui les exerçait à mourir
poem by Guillaume Apollinaire

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La laide
Femmes, vous blasphémez l'amour, quand d'aventure
Un seul rebelle insulte à votre royauté.
Ah ! C'est un pire affront qu'en silence elle endure,
La jeune fille à qui la marâtre nature
A dénié sa gloire et son droit : la beauté !
L'amour ne luit jamais dans l'oeil qui la regarde ;
Elle pourrait quitter sa mère sans périls.
La laide ! On ne la voit jamais que par mégarde ;
Même contre un désir sa disgrâce la garde,
Pourquoi les jeunes gens l'accompagneraient-ils ?
Les jeunes gens sont fats, libertins et féroces.
La laide ! Pourquoi faire et qu'en ont-ils besoin ?
Ils la criblent entre eux de quolibets atroces,
Et c'est un collégien que, dans les bals de noces,
On charge de tirer cette enfant de son coin.
Pauvre fille ! Elle apprend que jeune elle est sans âge ;
Soeur des belles et née avec les mêmes voeux,
Elle a pour ennemi de son coeur son visage,
Et, tout au plus, parmi les compliments d'usage,
Un bon vieillard lui dit qu'elle a de beaux cheveux.
Depuis que j'ai souffert d'une forme charmante,
Je voudrais de mon mal près de toi me guérir,
Enfant qui sais aimer sans jamais être amante,
Ange qui n'es qu'une âme et n'as rien qui tourmente !
Pourquoi suis-je trop jeune encor pour te chérir ?
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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Le long du quai
Le long des quais les grands vaisseaux,
Que la houle incline en silence,
Ne prennent pas garde aux berceaux
Que la main des femmes balance.
Mais viendra le jour des adieux ;
Car il faut que les femmes pleurent
Et que les hommes curieux
Tentent les horizons qui leurrent.
Et ce jour-là les grands vaisseaux,
Fuyant le port qui diminue,
Sentent leur masse retenue
Par l'âme des lointains berceaux.
poem by Rene Francois Armand Prudhomme

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La Noix
Allez, allez
Comment ca va, comment ca va ?
Et vous, et vous ?
Au dbut de la saison elle est toujours de bonne humeur
Le monsieur est pauvre
Et si la lune tombe
Il va la chasse, sans classe, en face
Dans la rue
Les femmes attendent
Elles rient de lui
Parce qu'il leur offre une noix
Cette saison
Les femmes attendent
Elles rient de lui
Parce qu'il leur offre une noix
Allez, allez
Comment ca va, comment ca va ?
Et vous, et vous ?
Aprs cette aventure il va dans un bar
Triste, parce qu'il a encore une noix
Il espre le miracle
Ce soir il prend sa guitare
Il chante
Dans la rue
Les femmes attendent
Elles rient de lui
Parce qu'il leur offre une noix
Cette saison
Les femmes attendent
Elles rient de lui
Parce qu'il leur offre une noix
Allez, allez
Comment ca va, comment ca va ?
Et vous, et vous ? (2x)
Comment ca va
song performed by by Guano Apes

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A Rondel of Merciless Beauty - The Original
I. 1.
Youre two eyn will sle me sodenly
I may the beaute of them not sustene,
So wendeth it thorowout my herte kene.
2.
And but your words will helen hastely
My hertis wound, while that it is grene,
Youre two eyn will sle me sodenly.
3.
Upon my trouth I sey yow feithfully,
That ye ben of my liffe and deth the quene;
For with my deth the trouth shal be sene.
Youre two eyn will sle me sodenly
I may the beaute of them not sustene,
So wendeth it thorowout my herte kene.
II. 1.
So hath youre beauty fro your herte chased
Pitee, that me n'availeth not to pleyn:
For daunger halt your mercy in his cheyne.
2.
Giltless my deth thus have ye purchased;
I sey yow soth, me nedeth not to fayn:
So hath your beaute fro your herte chased.
3.
Alas, that nature hath in yow compassed
So grete beaute, that no man may atteyn
To mercy, though he sterve for the peyn.
Youre two eyn will sle me sodenly
I may the beaute of them not sustene,
So wendeth it thorowout my herte kene.
III. 1.
Syn I fro love escaped am so fat,
I nere thinke to ben in his prison lene;
Syn I am fre, I counte hym not a bene.
2.
He may answere and sey this and that,
I do no fors, I speak ryght as I mene;
Syn I fro love escaped am so fat.
3.
Love hath my name i-strike out of his sclat,
And he is strike out of my bokes clene:
For ever mo 'ther' is non other mene,
Syn I fro love escaped am so fat.
poem by Geoffrey Chaucer

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Acousmate
Paix sur terre aux hommes de bonne volonté
Les maris voudraient agir l'outil n'a pas de manche
Sur les doigts de cet homme on voit des taches d'encre
Les hommes et les FEMMES sont tous insermentés
Les bergers écoutaient ce que disaient les anges
Leurs âmes s'apaisaient comme un midi d'été
Les bergers comprenaient ce qu'ils croyaient entendre
Car ils savaient déjà tout ce qu'ils écoutaient
Sur cette assiette Hélas ! j'aperçois trois chiures
Mais presque toutes les mouches sont mortes de froid
Car c'est l'hiver oui mon vieux ça va bien ça va même très bien
Ces pâtres sachant qu'un enfant venait de naître
Près de là
Sur ce coup de minuit d'un jour alcyonien
Se mirent tous en route au son de leurs musettes
poem by Guillaume Apollinaire

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