Sometimes I like to vent.
quote by Victoria Jackson

Submitted by Lucian Velea
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Le vent
Sur la bruyère longue infiniment,
Voici le vent cornant Novembre ;
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds, battant les bourgs ;
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Aux puits des fermes,
Les seaux de fer et les poulies
Grincent ;
Aux citernes des fermes.
Les seaux et les poulies
Grincent et crient
Toute la mort, dans leurs mélancolies.
Le vent rafle, le long de l'eau,
Les feuilles mortes des bouleaux,
Le vent sauvage de Novembre ;
Le vent mord, dans les branches,
Des nids d'oiseaux ;
Le vent râpe du fer
Et peigne, au loin, les avalanches,
Rageusement du vieil hiver,
Rageusement, le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Dans les étables lamentables,
Les lucarnes rapiécées
Ballottent leurs loques falotes
De vitres et de papier.
- Le vent sauvage de Novembre ! -
Sur sa butte de gazon bistre,
De bas en haut, à travers airs,
De haut en bas, à coups d'éclairs,
Le moulin noir fauche, sinistre,
Le moulin noir fauche le vent,
Le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Les vieux chaumes, à cropetons,
Autour de leurs clochers d'église.
Sont ébranlés sur leurs bâtons ;
Les vieux chaumes et leurs auvents
Claquent au vent,
Au vent sauvage de Novembre.
Les croix du cimetière étroit,
Les bras des morts que sont ces croix,
Tombent, comme un grand vol,
Rabattu noir, contre le sol.
Le vent sauvage de Novembre,
Le vent,
L'avez-vous rencontré le vent,
Au carrefour des trois cents routes,
Criant de froid, soufflant d'ahan,
L'avez-vous rencontré le vent,
Celui des peurs et des déroutes ;
L'avez-vous vu, cette nuit-là,
Quand il jeta la lune à bas,
Et que, n'en pouvant plus,
Tous les villages vermoulus
Criaient, comme des bêtes,
Sous la tempête ?
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent hurlant,
Voici le vent cornant Novembre.
poem by Emile Verhaeren

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Take Me
Take me and let me in
Don't break me and shut me out
Chorus:
So take me and let me in
Don't break me and shut me out
I lit my pain on fire
and I watched it all burn down
Now I'm dancing in the ashes
and theres no one else around
Cause I wanna be apart of something
This is just a story of a broken soul
Hook:
As days go by, my heart grows cold
I can't seem to let this all pass me by
Chorus x2
I'm burning in the heavens
and I'm drowning in the hell
My souls in a coma
and none of my friends can tell
I'm reaching out of getting nothing
This is just a story of a broken soul
Hook
Chorus x2
Don't shut me out
Does anyone around me feel the same
Just put your fist up and vent your pain
Does anyone around me feel the same
Put your fist up and vent your pain
Does anyone around me feel the same
Put your fist up and vent your pain
Does anyone around me feel the same
Put your fist up and vent your pain
Hook
Chorus x2
Hook
Take Me
Don't Break Me
song performed by by Papa Roach

Submitted by Lucian Velea
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Thank You Jesus
It comes at a set time
every month.
You get used to It
until It does not come.
Then all the 'what ifs'
flood your mind.
You cannot sleep
because the 'what ifs'
steal your peace.
Suddenly, a still voice
says don't vent on the wife.
Don't vent on the children,
just stay pray-up
until the 'what ifs'
go away.
I yielded to the voice
and my mind steadied.
So much so,
I am able to write
this poem.
Thank you Jesus!
poem by Buxton Shippy

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Hissing From Them Begins To Vent
They run back into their dungeons,
Afraid to face another day of daylight...
And conflicts with those,
Who oppose darkness.
A demand to correct their ways has come.
Leaving them stunned by the one who says this!
And protest the way this 'commandment' is made.
As a retreating commences,
A hissing from them begins to 'vent'.
They run back into their dungeons,
Afraid to face another day of daylight...
And conflicts with those,
Who oppose darkness.
As a retreating commences,
A hissing from them...
Begins to 'vent'.
A hissing,
From them...
Begins,
To vent!
poem by Lawrence S. Pertillar

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Who Is The Propeller?
Is it that women reveal their body
More and more because men wish so
Or men started accepting it
Because women want to reveal?
Is it that men want women to reveal
Because by that they could vent their lust
Or women are desperate to tempt men
Because by that they could vent their lust.
30.10.2005
poem by Rm. Shanmugam Chettiar

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~~~! Anger Within! ~~~
The anger within me lays dangerously dormant,
But part of it still burns, a small remnant.
It slowly brews up within
Then unleashed with no care for making sin.
It rages on like a raging torrent,
Gushing out frustration and hate like water from a hydrant
Anger is like an enraged beast
When released it isn't easily ceased.
Don't vent anger if you don't wanna go to hell,
Don't vent anger if you wanna go to a prison cell.
Don't play with anger, I say,
Don't let anger ruin your day!
poem by Joshua Cheung

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Why Throw Away An Opportunity
Each day presents,
Another opportunity to vent!
Doesn't it?
And why throw away an opportunity?
Have you noticed that those who lie,
About 'one' thing...
Can be relied upon to lie about 'everything'?
You can go to Vegas with that one. Bet 'and' win!
The odds will be highly in your favor.
Walk into 'any' casino blindfolded...
And amaze yourself with the results.
And how about the ones,
Invited to come to your home.
And treated with the utmost of hospitality.
Only to leave to complain about the decor.
Needless to say,
These folks don't get invitations anymore.
They shouldn't.
Each day presents,
Another opportunity to vent!
Doesn't it?
And why throw away an opportunity?
poem by Lawrence S. Pertillar

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Am Gone (Stream II)
Your elliptical argument
That spins mathematical in the air,
Air vent, air wear,
So much hot air.
Vented through the vent,
Out into the atmosphere.
Adds to global warming
as you warm to your argument;
Which now becomes round,
doing the rounds.
Sounds of round vowels,
Making me howl
Like a howling dog.
Howling in the hurricane
of your torrent.
Like a Waterfall,
The water falls,
And I fall and I,
I am turned to stone,
Stoned by your medusa gaze.
I am fazed.
Stopped stone dead in that gaze,
Am erased.
No longer extant,
I disappear,
Dissipate into the air,
Become thin air,
Am gone.
poem by Paul Brookes

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Soir d'automne
Des nuages, couleur de marbre,
Volent, à travers le ciel fou ;
' Eh ! la lune, garde à vous ! '
L'espace meugle et se déchire.
Sous l'écorce par les fentes
On écoute pleurer et rire
Les arbres.
' Eh ! la lune, garde à vous ! '
Votre face de cristal blanc
Va choir, morte, parmi l'étang,
Cassée aux angles des vaguettes ;
Les taillis plient comme des baguettes ;
L'ouragan pille aux cabanes cognées
Le chaume immense, par poignées.
C'est les noces du vent et de l'automne.
' Eh ! la lune, garde à vous ! '
Le vent est ce cavalier lourd
Qui s'est soûlé, ce soir, et fait l'amour
A tous les coins des carrefours
Avec la rouge et violente automne.
' Eh ! la lune, garde à vous ! '
Votre allure de sainte Vierge
Et vos étoiles et vos cierges
N'ont rien à faire en cette heure de fête,
Où l'automne et le vent perdent la tête.
Par les taillis, les chiens maraudent,
Une odeur lourde et chaude
Grise la plaine et redresse debout
Le rut universel qui monte et s'enfle et bout
Dans les fureurs de la campagne en rage ;
Avec l'automne ivre et sauvage
De l'Est à l'Ouest, du Sud au Nord,
Le vent houleux s'accouple à mort.
' Eh ! la lune, garde à vous ! '
Les chiens hurlent comme des loups !
poem by Emile Verhaeren

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Guitare
Gastibelza, l'homme à la carabine,
Chantait ainsi:
' Quelqu'un a-t-il connu dona Sabine ?
Quelqu'un d'ici ?
Dansez, chantez, villageois ! la nuit gagne
Le mont Falù.
- Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou !
Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine,
Ma senora ?
Sa mère était la vieille maugrabine
D'Antequera
Qui chaque nuit criait dans la Tour-Magne
Comme un hibou ... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou !
Dansez, chantez! Des biens que l'heure envoie
Il faut user.
Elle était jeune et son oeil plein de joie
Faisait penser. -
À ce vieillard qu'un enfant accompagne
jetez un sou ! ... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
Vraiment, la reine eût près d'elle été laide
Quand, vers le soir,
Elle passait sur le pont de Tolède
En corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne
Ornait son cou ... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
Le roi disait en la voyant si belle
A son neveu : - Pour un baiser, pour un sourire d'elle,
Pour un cheveu,
Infant don Ruy, je donnerais l'Espagne
Et le Pérou ! -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
Je ne sais pas si j'aimais cette dame,
Mais je sais bien
Que pour avoir un regard de son âme,
Moi, pauvre chien,
J'aurais gaîment passé dix ans au bagne
Sous le verrou ... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
Un jour d'été que tout était lumière,
Vie et douceur,
Elle s'en vint jouer dans la rivière
Avec sa soeur,
Je vis le pied de sa jeune compagne
Et son genou ... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre
De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre,
Qui, nous dit-on,
Menait César, empereur d'Allemagne,
Par le licou ... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe !
Sabine, un jour,
A tout vendu, sa beauté de colombe,
Et son amour,
Pour l'anneau d'or du comte de Saldagne,
Pour un bijou ... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
Sur ce vieux banc souffrez que je m'appuie,
Car je suis las.
Avec ce comte elle s'est donc enfuie !
Enfuie, hélas !
Par le chemin qui va vers la Cerdagne,
Je ne sais où ... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
Je la voyais passer de ma demeure,
Et c'était tout.
Mais à présent je m'ennuie à toute heure,
Plein de dégoût,
Rêveur oisif, l'âme dans la campagne,
La dague au clou ... -
Le vent qui vient à travers la montagne
M'a rendu fou ! ,
poem by Victor Hugo

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Le Vœu
N’avez-vous pas tenu en vos mains souveraines
La souplesse de l’eau et la force du vent ?
Le nombreux univers en vous fut plus vivant
Qu’en ses fleuves, ses flots, ses fleurs et ses fontaines.
C’est vrai. Ma bouche a bu aux sources souterraines ;
La sève s’est mêlée à la fleur de mon sang
Et, d’un cours régulier, naturel et puissant,
Toute l’âme terrestre a coulé dans mes veines.
Aussi, riche et joyeux du fruit de ma moisson
Et du quadruple soir de mes quatre saisons,
Je te donne ma cendre, ô terre maternelle,
Pour renaître plus vif, plus vaste et plus vivant
Et vivre de nouveau la Vie universelle,
Dans la fuite de l’Eau et la force du Vent.
poem by Henri de Regnier

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Le vent nocturne
Oh ! les cimes des pins grincent en se heurtant
Et l'on entend aussi se lamenter l'autan
Et du fleuve prochain à grand'voix triomphales
Les elfes rire au vent ou corner aux rafales
Attys Attys Attys charmant et débraillé
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont raillé
Parce qu'un de tes pins s'abat au vent gothique
La forêt fuit au loin comme une armée antique
Dont les lances ô pins s'agitent au tournant
Les villages éteints méditent maintenant
Comme les vierges les vieillards et les poètes
Et ne s'éveilleront au pas de nul venant
Ni quand sur leurs pigeons fondront les gypaètes
poem by Guillaume Apollinaire

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Heures mornes
Hélas, quel soir ! ce soir de maussade veillée.
Je hais, je ne sais plus ; je veux, je ne sais pas ;
Ah mon âme, vers un néant, s'en est allée,
Vers un néant, très loin je ne sais où, là-bas ?
Il bat des tas de glas au-dessus de ma tête,
Le vent, il corne à mort, et les cierges bénits
Qu'on allumait, pendant la peur de la tempête,
Les bons cierges se sont éteints et sont finis.
Cela se perd, cela s'en va, cela se disloque,
Cela se plaint en moi, si monotonement,
Et cela semble un cri d'oiseau, qui s'effiloque.
Qui s'effiloque au vent d'hiver, lointainernent.
Oh ces longues heures après ces longues heures,
Et sans trêve, toujours, et sans savoir pourquoi
Et sans savoir pourquoi ces angoisses majeures ;
Oh ces longues heures d'heures à travers moi !
Une torture ? - Oh vous qui les savez si mornes
Ces nuits mornes, et qui dansez, au vent du Nord,
Ruts d'ouragan, sur les marais et les viornes
Et les étangs et les chemins et sur la mort ;
Une torture en moi frappe et me lacère ?
Une torture à pleins éclairs, comme des faulx
Et des sabres, par à travers de ma misère ;
Une torture, à coups de clous et de marteaux ?
Là-bas, ces grandes croix au carrefour des routes,
Ces croix ! - Oh ! n'y pouvoir saigner son coeur ; ces croix,
Où s'accrochent des cris d'espace et de déroutes,
Des cris et des haillons de vent dans les grands bois.
poem by Emile Verhaeren

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Jonathan
Paroles et musique : Yves Duteil
(c) 1986 by les ditions de l'critoire
Va-t'en dire au vent qui t'amne
Que le monde n'est rien sans toi
Il n'y a que l'amour qui t'entrane
monter plus haut chaque fois
Et cach derrire ton paule
Il y a le regard si doux
D'une femme qui sait ton rle
Et qui t'aide tenir debout
C'est le vent qui sonne ta porte
Mais le destin n'existe pas
Il sera ce que tu apportes
Tout ce que tu aimes est en toi
Tu fabriques une route neuve
Que bien d'autres suivront un jour
C'est pour mieux te mettre l'preuve
Qu'une toile te suit toujours
Un bonheur quand il te traverse
N'est dj plus qu'un souvenir
Il faut du courage l'inverse
Pour ne pas trop le retenir
L'horizon s'loigne mesure
Qu'on avance pour le toucher
Il nous montre une vie plus dure
Moins facile apprivoiser
Jonathan ouvre-moi les ailes
Le vent souffle vers l'avenir
Et le temps m'emporte vers celle
Qui m'apprend m'appartenir
Va-t'en dire au vent qui m'appelle
Que j'irai jusqu'au bout du temps
Pour revivre une vie prs d'elle
Entour de tous nos enfants
Va-t'en dire au vent qui t'amne
Que le monde n'est rien sans toi
Qu'il n'y a que l'amour qui t'entrane
voler plus haut chaque fois
Et cach derrire mon paule
Il y a le regard si doux
De la femme qui sait mon rle
Et que j'aime au-del de tout
Jonathan ouvre-moi les ailes
L'Univers n'est pas assez grand
Et les mots seraient infidles
dcrire ce qui nous attend
La beaut des mondes invisibles
Qu'on dcouvre en fermant les yeux
Et l'amour des choses impossibles
Qui sont vraies quand on est heureux
Va-t'en dire au vent qui t'amne
Que le monde n'est rien sans toi
Qu'il n'y a que l'amour qui t'entrane
voler plus haut chaque fois...
Et cach derrire ton paule
Il y a le regard si doux
De la femme qui sait ton rle
Et qui t'aide tenir debout
song performed by by Yves Duteil

Submitted by Lucian Velea
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Les hôtes
- Ouvrez, les gens, ouvrez la porte,
je frappe au seuil et à l'auvent,
ouvrez, les gens, je suis le vent
qui s'habille de feuilles mortes.
- Entrez, monsieur, entrez le vent,
voici pour vous la cheminée
et sa niche badigeonnée ;
entrez chez nous, monsieur le vent.
- Ouvrez, les gens, je suis la pluie,
je suis la veuve en robe grise
dont la trame s'indéfinise,
dans un brouillard couleur de suie.
- Entrez, la veuve, entrez chez nous,
entrez la froide et la livide,
les lézardes du mur humide
s'ouvrent pour vous loger chez nous.
- Levez, les gens, la barre en fer,
ouvrez, les gens, je suis la neige ;
mon manteau blanc se désagrège
sur les routes du vieil hiver.
- Entrez, la neige, entrez, la dame,
avec vos pétales de lys,
et semez-les par le taudis
jusque dans l'âtre où vit la flamme.
Car nous sommes les gens inquiétants
qui habitons le nord des régions désertes,
qui vous aimons - dites, depuis quels temps ?
pour les peines que nous avons par vous souffertes.
poem by Emile Verhaeren

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Décembre
- Ouvrez, les gens, ouvrez la porte,
je frappe au seuil et à l'auvent,
ouvrez, les gens, je suis le vent,
qui s'habille de feuilles mortes.
- Entrez, monsieur, entrez, le vent,
voici pour vous la cheminée
et sa niche badigeonnée ;
entrez chez nous, monsieur le vent.
- Ouvrez, les gens, je suis la pluie,
je suis la veuve en robe grise
dont la trame s'indéfinise,
dans un brouillard couleur de suie.
- Entrez, la veuve, entrez chez nous,
entrez, la froide et la livide,
les lézardes du mur humide
s'ouvrent pour vous loger chez nous.
- Levez, les gens, la barre en fer,
ouvrez, les gens, je suis la neige,
mon manteau blanc se désagrège
sur les routes du vieil hiver.
- Entrez, la neige, entrez, la dame,
avec vos pétales de lys
et semez-les par le taudis
jusque dans l'âtre où vit la flamme.
Car nous sommes les gens inquiétants
qui habitent le Nord des régions désertes,
qui vous aimons - dites, depuis quels temps ? -
pour les peines que nous avons par vous souffertes.
poem by Emile Verhaeren

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Hommage
Décembre a noirci l’if et gelé le bassin,
Le buis silencieux est saupoudré de givre,
L’aurore est d’acier clair et le couchant de cuivre,
Le vent, qui rôde, hurle et mord l’Amour au sein.
La Déesse frissonne et le lierre assassin
Étouffe la statue à la gorge. Un Faune ivre
Voit l’outre se durcir, et son pas qui veut suivre
La Nymphe, sent monter la gaine qui l’étreint.
La fête est morte avec sa musique et sa joie !
L’Hiver fait un vieillard de l’Été qu’il coudoie
Et le parc semble mort qui fut jadis vivant.
Mais, immortelle encor par la gamme et l’arpège,
J’écoute, à travers l’ombre et la mort et le vent,
Une flûte à mi-voix qui chante dans la neige.
poem by Henri de Regnier

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A lot of women don't know how to vent and deal with emotions.
quote by Picabo Street

Submitted by Lucian Velea
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A fool gives full vent to his anger, but a wise man keeps himself under control.
Vent it.
Vent your anger.
The pent up one
Is a danger
And will explode.
23.02.2006
poem by Rm. Shanmugam Chettiar

Submitted by Poetry Lover
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