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<div style="background:#fff;border:#bbb dashed 1px;padding:5px"><a href="http://en.citatepedia.ro/comments.php?id=533915" style="color:#000;text-decoration:none"><div style="margin:10px 0"><strong>Conclusion</strong></div><div style="margin:10px 0">Il est ! Mais nul cri d'homme ou d'ange, nul effroi,<br>Nul amour, nulle bouche, humble, tendre ou superbe,<br>Ne peut balbutier distinctement ce verbe !<br>Il est ! il est ! il est ! il est éperdument !<br>Tout, les feux, les clartés, les cieux, l'immense aimant,<br>Les jours, les nuits, tout est le chiffre ; il est la somme.<br>Plénitude pour lui, c'est l'infini pour l'homme.<br>Faire un dogme, et l'y mettre ! ô rêve ! inventer Dieu !<br>Il est ! Contentez-vous du monde, cet aveu !<br>Quoi ! des religions, c'est ce que tu veux faire,<br>Toi, l'homme ! ouvrir les yeux suffit ; je le préfère.<br>Contente-toi de croire en Lui ; contente-toi<br>De l'espérance avec sa grande aile, la foi ;<br>Contente-toi de boire, altéré, ce dictame ;<br>Contente-toi de dire : - Il est, puisque la femme<br>Berce l'enfant avec un chant mystérieux ;<br>Il est, puisque l'esprit frissonne curieux ;<br>Il est, puisque je vais le front haut ; puisqu'un maître<br>Qui n'est pas lui, m'indigne, et n'a pas le droit d'être ;<br>Il est, puisque César tremble devant Patmos ; <br>Il est, puisque c'est lui que je sens sous ces mots :<br>Idéal, Absolu, Devoir, Raison, Science ;<br>Il est, puisqu'à ma faute il faut sa patience,<br>Puisque l'âme me sert quand l'appétit me nuit, <br>Puisqu'il faut un grand jour sur ma profonde nuit! -<br>La pensée en montant vers lui devient géante. <br>Homme, contente-toi de cette soif béante ;<br>Mais ne dirige pas vers Dieu ta faculté <br>D'inventer de la peur et de l'iniquité, <br>Tes catéchismes fous, tes korans, tes grammaires,<br>Et ton outil sinistre à forger des chimères. <br>Vis, et fais ta journée ; aime et fais ton sommeil. <br>Vois au-dessus de toi le firmament vermeil ; <br>Regarde en toi ce ciel profond qu'on nomme l'âme ;<br>Dans ce gouffre, au zénith, resplendit une flamme.<br>Un centre de lumière inaccessible est là. <br>Hors de toi comme en toi cela brille et brilla ;<br>C'est là-bas, tout au fond, en haut du précipice. <br>Cette clarté toujours jeune, toujours propice, <br>Jamais ne s'interrompt et ne pâlit jamais ;<br>Elle sort des noirceurs, elle éclate aux sommets ;<br>La haine est de la nuit, l'ombre est de la colère !<br>Elle fait cette chose inouïe, elle éclaire. <br>Tu ne l'éteindrais pas si tu la blasphémais ;<br>Elle inspirait Orphée, elle échauffait Hermès ;<br>Elle est le formidable et tranquille prodige ; <br>L'oiseau l'a dans son nid, l'arbre l'a dans sa tige ;<br>Tout la possède, et rien ne pourrait la saisir ;<br>Elle s'offre immobile à l'éternel désir, <br>Et toujours se refuse et sans cesse se donne ;<br>C'est l'évidence énorme et simple qui pardonne ; <br>C'est l'inondation des rayons, s'épanchant<br>En astres dans un ciel, en roses dans un champ ;<br>C'est, ici, là, partout, en haut, en bas, sans trêve,<br>Hier, aujourd'hui, demain, sur le fait, sur le rêve,<br>Sur le fourmillement des lueurs et des voix, <br>Sur tous les horizons de l'abîme à la fois,<br>Sur le firmament bleu, sur l'ombre inassouvie,<br>Sur l'être, le déluge immense de la vie ! <br>C'est l'éblouissement auquel le regard croit. <br>De ce flamboiement naît le vrai, le bien, le droit ; <br>Il luit mystérieux dans un tourbillon d'astres ; <br>Les brumes, les noirceurs, les fléaux, les désastres<br>Fondent à sa chaleur démesurée, en tout <br>En sève, en joie, en gloire, en amour, se dissout ;<br>S'il est des coeurs puissants, s'il est des âmes fermes, <br>Cela vient du torrent des souffles et des germes <br>Qui tombe à flots, jaillit, coule, et, de toutes parts,<br>Sort de ce feu vivant sur nos têtes épars. <br>Il est ! il est ! Regarde, âme. Il a son solstice, <br>La Conscience ; il a son axe, la Justice ; <br>Il a son équinoxe, et c'est l'Egalité ; <br>Il a sa vaste aurore, et c'est la Liberté.<br>Son rayon dore en nous ce que l'âme imagine. <br>Il est ! il est ! il est ! sans fin, sans origine, <br>Sans éclipse, sans nuit, sans repos, sans sommeil.</div><div style="margin:10px 0">Renonce, ver de terre, à créer le soleil.</div><div style="margin:10px 0"><br /></a><br />poem by <a href="http://en.citatepedia.ro/by.php?a=Victor+Hugo">Victor Hugo</a><div class=q> <img src="https://www.citatepedia.ro/g/32share.png" style="float:left" alt="Share"> <script type="text/javascript" src="//s7.addthis.com/js/300/addthis_widget.js#pubid=citatepedia" async="async"></script><div style="display:inline-block" class="addthis_sharing_toolbox" data-url="http://en.citatepedia.ro/comments.php?id=533915" data-title="Conclusion de Victor Hugo" data-description="Il est ! Mais nul cri d'homme ou d'ange, nul effroi, Nul amour, nulle bouche, humble, tendre ou superbe, Ne peut balbutier distinctement ce verbe ! Il est ! il est ! il est ! il est éperdument ! Tout, les feux, les clartés, les cieux, l'immense ..."></div> </div> </div>
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