Click in the field, then press CTRL+C to copy the HTML code
Copy
<div style="background:#fff;border:#bbb dashed 1px;padding:5px"><a href="http://en.citatepedia.ro/comments.php?id=385139" style="color:#000;text-decoration:none"><div style="margin:10px 0"><strong>Epilogue</strong></div><div style="margin:10px 0">Oh ! les heures du soir sous ces climats légers, <br>La lumière en est belle et la lune y est douce, <br>Et l'ombre souple et claire y répand sur les mousses <br>Les mobiles dessins d'un feuillage étranger.</div><div style="margin:10px 0">Oliviers d'Aragon, figuiers de Catalogne,<br>Hameaux calmes et blancs sur vos ruisseaux penchés,<br>Derniers rayons frôlant les toits et les clochers<br>Où s'arrêtait le vol replié des cigognes ;</div><div style="margin:10px 0">Chansons de muletiers ou de cabarets roux,<br>Et vous, femmes, dont la démarche était hautaine,<br>Quand vous montiez, la jarre au flanc, vers les fontaines,<br>Que de fois ma mémoire a reflué vers vous !</div><div style="margin:10px 0">Mais je suis né, là-bas, dans les brumes de Flandre, <br>En un petit village où des murs goudronnés <br>Abritent des marins pauvres mais obstinés, <br>Sous des cieux d'ouragan, de fumée et de cendre.</div><div style="margin:10px 0">Les marais noirs, les bois mornes, et les champs nus, <br>Et novembre grisâtre et ses cheveux de pluie, <br>Et les aurores d'encre et les couchants de suie, <br>Ma brève enfance, hélas ! les a trop bien connus.</div><div style="margin:10px 0">Toujours l'énorme Escaut roula dans ma pensée. <br>L'hiver, quand ses glaçons où se miraient les astres <br>Craquaient et charriaient leurs blocs vers les désastres, <br>J'étais heureux et fort d'une joie angoissée.</div><div style="margin:10px 0">L'été, les bateaux lourds qui trouaient les lointains <br>Vibraient moins de leurs mâts où flottaient des emblèmes, <br>Que mon coeur exalté ne vibrait en moi-même <br>Pour quelque lutte intense et quelque grand destin.</div><div style="margin:10px 0">Les mobiles brouillards et les volants nuages, <br>De leurs gestes puissants m'ont ainsi baptisé <br>Et mon corps tout entier s'est comme organisé <br>Pour vivre ardent, sous leur tumulte et leurs orages.</div><div style="margin:10px 0">Ô vous, les pays d'or et de douce splendeur !<br>Si vos bois, vos vallons, vos plaines et vos grèves <br>Tentent parfois encor mes désirs et mes rêves, <br>C'est la Flandre pourtant qui retient tout mon coeur.</div><div style="margin:10px 0">L'amour dont j'ai brûlé fut conçu pour ses femmes ; <br>Son ciel hostile et violent m'a seul doté <br>De sourde résistance et d'âpre volonté <br>Et du rugueux orgueil dont est faite mon âme.</div><div style="margin:10px 0">Mon pays tout entier vit et pense en mon corps ; <br>Il absorbe ma force en sa force profonde, <br>Pour que je sente mieux à travers lui le monde <br>Et célèbre la terre avec un chant plus fort.</div><div style="margin:10px 0"><br /></a><br />poem by <a href="http://en.citatepedia.ro/by.php?a=Emile+Verhaeren">Emile Verhaeren</a><div class=q> <img src="https://www.citatepedia.ro/g/32share.png" style="float:left" alt="Share"> <script type="text/javascript" src="//s7.addthis.com/js/300/addthis_widget.js#pubid=citatepedia" async="async"></script><div style="display:inline-block" class="addthis_sharing_toolbox" data-url="http://en.citatepedia.ro/comments.php?id=385139" data-title="Epilogue de Emile Verhaeren" data-description="Oh ! les heures du soir sous ces climats légers, La lumière en est belle et la lune y est douce, Et l'ombre souple et claire y répand sur les mousses Les mobiles dessins d'un feuillage étranger. Oliviers d'Aragon, figuiers de Catalogne, Ha..."></div> </div> </div>
solid border
dashed border
dotted border
double border
groove border
ridge border
inset border
outset border
no border
blue
green
red
purple
cyan
gold
silver
black